"Bruno Venanzi doit prendre ses responsabilités et partir", déclare tout de go l'homme d'affaires liégeois François Fornieri dans les colonnes de La Meuse, répétant son souhait d'être impliqué dans l'avenir du club en compagnie de son associé favori, Lucien D'Onofrio.

Si la direction du Standard a toujours pris soin de ne pas réagir aux affirmations de Fornieri, la chasse à l'investisseur reste une réalité du quotidien présidentiel. "Bruno Venanzi travaille énormément pour trouver des partenaires avec lesquels s'associer, et il avance", déclarait en juin dernier Alexandre Grosjean. Depuis, le président a déclaré dans les colonnes de la Dernière Heure que le bout du tunnel était en vue pour le début de l'année 2022, sans pour autant que les autres membres du club n'en sachent plus sur un dossier qui ressemble parfois à des écrans de fumée. À l'heure actuelle, aucun accord ne serait effectivement bouclé, et les derniers événements pourraient rebattre les cartes. Là où Venanzi a longtemps privilégié la piste d'une revente de 49% de ses parts, le président songerait désormais à revendre l'intégralité du club face à la situation devenue ingérable avec un public qu'il a longtemps maîtrisé.

Certains dossiers restent cependant des entraves à la résolution rapide d'une telle transaction. D'abord, le fait que le stade ne soit plus la propriété du club refroidit une partie des candidats potentiels. Le scénario d'une revente totale, stade compris, n'est pas totalement exclu du côté de Sclessin, mais le montant exigé serait alors important pour permettre à tous ceux qui ont placé leurs économies dans l'Immobilière de s'y retrouver avec un rachat précoce. Plus délicates sont les affaires en cours, générales et particulières. Sur le plan global, la réforme du régime fiscal des footballeurs pourrait compliquer le quotidien des clubs belges, et donc amenuiser fortement le pouvoir d'attraction d'un championnat considéré comme bon marché par les grandes puissances étrangères. En ce qui concerne uniquement le Standard, ce sont les possibles retombées de l'affaire Edmilson qui constituent un frein à l'intérêt d'investisseurs potentiels, effrayés par la perspective d'une interdiction momentanée de transfert.

En attendant de voir de nouvelles bourses renflouer leurs comptes, les dirigeants rouches doivent donc continuer à vendre. Après Hugo Siquet, le nom de Nicolas Raskin est l'un de ceux qui surgit le plus souvent pour redonner le sourire à la comptabilité liégeoise à l'aube d'un mercato où le staff sportif a fixé l'aile gauche comme poste à renforcer en priorité.

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"Bruno Venanzi doit prendre ses responsabilités et partir", déclare tout de go l'homme d'affaires liégeois François Fornieri dans les colonnes de La Meuse, répétant son souhait d'être impliqué dans l'avenir du club en compagnie de son associé favori, Lucien D'Onofrio.Si la direction du Standard a toujours pris soin de ne pas réagir aux affirmations de Fornieri, la chasse à l'investisseur reste une réalité du quotidien présidentiel. "Bruno Venanzi travaille énormément pour trouver des partenaires avec lesquels s'associer, et il avance", déclarait en juin dernier Alexandre Grosjean. Depuis, le président a déclaré dans les colonnes de la Dernière Heure que le bout du tunnel était en vue pour le début de l'année 2022, sans pour autant que les autres membres du club n'en sachent plus sur un dossier qui ressemble parfois à des écrans de fumée. À l'heure actuelle, aucun accord ne serait effectivement bouclé, et les derniers événements pourraient rebattre les cartes. Là où Venanzi a longtemps privilégié la piste d'une revente de 49% de ses parts, le président songerait désormais à revendre l'intégralité du club face à la situation devenue ingérable avec un public qu'il a longtemps maîtrisé.Certains dossiers restent cependant des entraves à la résolution rapide d'une telle transaction. D'abord, le fait que le stade ne soit plus la propriété du club refroidit une partie des candidats potentiels. Le scénario d'une revente totale, stade compris, n'est pas totalement exclu du côté de Sclessin, mais le montant exigé serait alors important pour permettre à tous ceux qui ont placé leurs économies dans l'Immobilière de s'y retrouver avec un rachat précoce. Plus délicates sont les affaires en cours, générales et particulières. Sur le plan global, la réforme du régime fiscal des footballeurs pourrait compliquer le quotidien des clubs belges, et donc amenuiser fortement le pouvoir d'attraction d'un championnat considéré comme bon marché par les grandes puissances étrangères. En ce qui concerne uniquement le Standard, ce sont les possibles retombées de l'affaire Edmilson qui constituent un frein à l'intérêt d'investisseurs potentiels, effrayés par la perspective d'une interdiction momentanée de transfert.En attendant de voir de nouvelles bourses renflouer leurs comptes, les dirigeants rouches doivent donc continuer à vendre. Après Hugo Siquet, le nom de Nicolas Raskin est l'un de ceux qui surgit le plus souvent pour redonner le sourire à la comptabilité liégeoise à l'aube d'un mercato où le staff sportif a fixé l'aile gauche comme poste à renforcer en priorité.