Mehdi Bayat martèle qu'il a subi le transfert de Pollet et qu'il a été pris de court. "A ce moment-là, j'ai agi comme un manager de crise. Je savais que les supporters allaient gronder, que les fantasmes allaient ressurgir. Moi, je devais trouver des solutions rapides de remplacement." Cependant, comment peut-il être pris de court dans le transfert de Pollet alors que l'attaquant carolo est courtisé par plusieurs clubs depuis la mi-décembre ? Comment croire que "Charleroi subit" quand on sait que le joueur possède la plus grosse cote financière (et que le Sporting ne cache pas son obligation de vendre) et lorsque l'on voit que son agent, Mogi Bayat, l'exhibe à Genk et à Anderlecht pour faire monter les enchères ?

Il est impossible, dans ce dossier, avec l'agent du joueur qui est son propre frère, que Mehdi Bayat ait été pris de court ! Impossible. Le club carolo a joué la montre et a habilement négocié pour obtenir un deal inespéré puisque bien loin de la valeur marchande de Pollet. Mais pourquoi alors que le club négocie la poule aux oeufs d'or ne pas déjà avoir un remplaçant sous la main ? C'est la limite du mercato de Charleroi. Car, alors que le Sporting s'évertuait de mettre sur les rails une politique de rupture au niveau des transferts par rapport à la présidence précédente, en mettant l'accent sur des choix ciblés, raisonnés et des transferts susceptibles de plaire aux supporters, tout cela a volé en éclat en un mercato.
Lors des deux dernières périodes de transfert, le club avait misé sur du jeune qui doit se développer (Jamal Thiaré, Habib Daf, Jonathan Vervoort), sur les divisions inférieures (Sébastien Dewaest) mais également sur du Belge (Pollet et Guillaume François, l'hiver dernier), tout en ne négligeant pas quelques bonnes affaires (Stergos Marinos et Damien Marcq). Il y avait une lisibilité et un fil conducteur dans cette stratégie. Mais en un mercato, la direction a eu recours aux ficelles reprochées sous la législature Abbas Bayat-Mogi.

Les trois principaux transferts sont tous Français et à part celui de Clément Tainmont, ont été ficelés dans l'urgence. Or, si Charleroi s'était montré précurseur en exploitant le filon français, la source s'était quelque peu tarie les dernières années. Aux Bertrand Laquait, Sébastien Chabaud, Majid Oulmers et Fabien Camus avaient ainsi succédé Steeve Théophile, Rémi Sergio, Michael N'Dri ou Maxime Brillault. La faute aux clubs concurrents désormais présents sur le marché.

Stéphane Vande Velde

Mehdi Bayat martèle qu'il a subi le transfert de Pollet et qu'il a été pris de court. "A ce moment-là, j'ai agi comme un manager de crise. Je savais que les supporters allaient gronder, que les fantasmes allaient ressurgir. Moi, je devais trouver des solutions rapides de remplacement." Cependant, comment peut-il être pris de court dans le transfert de Pollet alors que l'attaquant carolo est courtisé par plusieurs clubs depuis la mi-décembre ? Comment croire que "Charleroi subit" quand on sait que le joueur possède la plus grosse cote financière (et que le Sporting ne cache pas son obligation de vendre) et lorsque l'on voit que son agent, Mogi Bayat, l'exhibe à Genk et à Anderlecht pour faire monter les enchères ? Il est impossible, dans ce dossier, avec l'agent du joueur qui est son propre frère, que Mehdi Bayat ait été pris de court ! Impossible. Le club carolo a joué la montre et a habilement négocié pour obtenir un deal inespéré puisque bien loin de la valeur marchande de Pollet. Mais pourquoi alors que le club négocie la poule aux oeufs d'or ne pas déjà avoir un remplaçant sous la main ? C'est la limite du mercato de Charleroi. Car, alors que le Sporting s'évertuait de mettre sur les rails une politique de rupture au niveau des transferts par rapport à la présidence précédente, en mettant l'accent sur des choix ciblés, raisonnés et des transferts susceptibles de plaire aux supporters, tout cela a volé en éclat en un mercato. Lors des deux dernières périodes de transfert, le club avait misé sur du jeune qui doit se développer (Jamal Thiaré, Habib Daf, Jonathan Vervoort), sur les divisions inférieures (Sébastien Dewaest) mais également sur du Belge (Pollet et Guillaume François, l'hiver dernier), tout en ne négligeant pas quelques bonnes affaires (Stergos Marinos et Damien Marcq). Il y avait une lisibilité et un fil conducteur dans cette stratégie. Mais en un mercato, la direction a eu recours aux ficelles reprochées sous la législature Abbas Bayat-Mogi. Les trois principaux transferts sont tous Français et à part celui de Clément Tainmont, ont été ficelés dans l'urgence. Or, si Charleroi s'était montré précurseur en exploitant le filon français, la source s'était quelque peu tarie les dernières années. Aux Bertrand Laquait, Sébastien Chabaud, Majid Oulmers et Fabien Camus avaient ainsi succédé Steeve Théophile, Rémi Sergio, Michael N'Dri ou Maxime Brillault. La faute aux clubs concurrents désormais présents sur le marché. Stéphane Vande Velde