S'ils affichent une possession de balle moyenne légèrement sous la ligne de flottaison depuis le coup d'envoi de la saison, avec 49,6% de temps passé ballon au pied, les Zèbres ont donc désormais les idées bien plus claires avec la balle. Le jeu carolo n'échappe pourtant pas aux maladies de jeunesse, comme cette défaite 0-2 face à Malines avec plus de 60% de possession sanctionnée par une analyse cinglante d'Edward Still : "On a oublié que la possession, ce n'est pas juste pour avoir le ballon."

"Je n'aime pas les passes sans but", expliquait Ivan Leko, mentor du coach des Hennuyers, depuis son bureau limbourgeois, quelques semaines avant de succéder à Michel Preud'homme sur le banc de Bruges. Chez le Croate comme chez Still, le ballon sert à attaquer autour d'un principe cardinal : la création de surnombres successifs pour avancer méthodiquement vers la zone de vérité. Toujours un homme de plus autour du ballon, dès la relance des trois défenseurs épaulés par le gardien jusqu'aux combinaisons à proximité de la surface adverse. Une approche fluidifiée par le jeu de position, qui installe les joueurs dans des zones bien définies du terrain pour avancer par des chemins préalablement tracés. "En fait, ce jeu consiste à générer des supériorités dans le dos de la ligne adverse qui te fait face", résumé Juan Manuel Lillo, adjoint de Pep Guardiola sur le banc de Manchester City. Excellents dans la maîtrise du jeu, dynamiques et toujours disponibles pour leurs défenseurs, Marco Ilaimaharitra, Adem Zorgane ou Ryota Morioka servent de pointes aux triangles ou aux losanges multipliés par la possession précise des Zèbres, donnant parfois l'impression aux adversaires d'être embarqués dans un toro grandeur nature. Avec pour objectif d'emmener ces supériorités numériques le plus haut possible, et de servir les joueurs-clés dans leurs zones de prédilections, avec le regard tourné vers le but adverse.

Si les Carolos sont toujours capables de frapper en contre-attaque, ils sont désormais adeptes de ces avancées méthodiques mais de plus en plus fluides. "On voit qu'on commence à se trouver les yeux fermés", diagnostique déjà Edward Still après le partage d'août à Louvain. L'harmonie collective permet d'avancer plus rapidement, en réfléchissant plus vite que l'adversaire pour le prendre de vitesse par la passe et la pensée. "Le jeu de position permet à chaque joueur de savoir exactement où les autres vont être", explique encore le coach brabançon, qui voit les possessions de ses couleurs s'allonger (de 2,91 passes par possession pour la saison 2019-2020 à 4,08 cette année) et la longueur des transmissions se réduire. Hier point d'ancrage aérien, avec ses 12,2 duels aériens par 90 minutes la saison dernière, Shamar Nicholson ne dispute plus qu'un peu plus de six ballons du front par match. Moins de combat pour plus de présence là où le Jamaïcain est le plus important : face au but adverse, le buteur zébré est passé de 0,42 à 0,79 expected goal par match, doublant presque le danger créé à chacune de ses sorties.

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S'ils affichent une possession de balle moyenne légèrement sous la ligne de flottaison depuis le coup d'envoi de la saison, avec 49,6% de temps passé ballon au pied, les Zèbres ont donc désormais les idées bien plus claires avec la balle. Le jeu carolo n'échappe pourtant pas aux maladies de jeunesse, comme cette défaite 0-2 face à Malines avec plus de 60% de possession sanctionnée par une analyse cinglante d'Edward Still : "On a oublié que la possession, ce n'est pas juste pour avoir le ballon.""Je n'aime pas les passes sans but", expliquait Ivan Leko, mentor du coach des Hennuyers, depuis son bureau limbourgeois, quelques semaines avant de succéder à Michel Preud'homme sur le banc de Bruges. Chez le Croate comme chez Still, le ballon sert à attaquer autour d'un principe cardinal : la création de surnombres successifs pour avancer méthodiquement vers la zone de vérité. Toujours un homme de plus autour du ballon, dès la relance des trois défenseurs épaulés par le gardien jusqu'aux combinaisons à proximité de la surface adverse. Une approche fluidifiée par le jeu de position, qui installe les joueurs dans des zones bien définies du terrain pour avancer par des chemins préalablement tracés. "En fait, ce jeu consiste à générer des supériorités dans le dos de la ligne adverse qui te fait face", résumé Juan Manuel Lillo, adjoint de Pep Guardiola sur le banc de Manchester City. Excellents dans la maîtrise du jeu, dynamiques et toujours disponibles pour leurs défenseurs, Marco Ilaimaharitra, Adem Zorgane ou Ryota Morioka servent de pointes aux triangles ou aux losanges multipliés par la possession précise des Zèbres, donnant parfois l'impression aux adversaires d'être embarqués dans un toro grandeur nature. Avec pour objectif d'emmener ces supériorités numériques le plus haut possible, et de servir les joueurs-clés dans leurs zones de prédilections, avec le regard tourné vers le but adverse.Si les Carolos sont toujours capables de frapper en contre-attaque, ils sont désormais adeptes de ces avancées méthodiques mais de plus en plus fluides. "On voit qu'on commence à se trouver les yeux fermés", diagnostique déjà Edward Still après le partage d'août à Louvain. L'harmonie collective permet d'avancer plus rapidement, en réfléchissant plus vite que l'adversaire pour le prendre de vitesse par la passe et la pensée. "Le jeu de position permet à chaque joueur de savoir exactement où les autres vont être", explique encore le coach brabançon, qui voit les possessions de ses couleurs s'allonger (de 2,91 passes par possession pour la saison 2019-2020 à 4,08 cette année) et la longueur des transmissions se réduire. Hier point d'ancrage aérien, avec ses 12,2 duels aériens par 90 minutes la saison dernière, Shamar Nicholson ne dispute plus qu'un peu plus de six ballons du front par match. Moins de combat pour plus de présence là où le Jamaïcain est le plus important : face au but adverse, le buteur zébré est passé de 0,42 à 0,79 expected goal par match, doublant presque le danger créé à chacune de ses sorties.