On lui fait remarquer que sa voix a un timbre fatigué, il confirme sans honte : " Oui, j'ai vraiment besoin de souffler. " Claude Puel avait été annoncé comme " presque certain " à Anderlecht, il est donc toujours en France. A part commenter quelques matches de l'EURO, il reconnaît qu'il ne fera pas grand-chose durant son été. Voire plus longtemps !
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On lui fait remarquer que sa voix a un timbre fatigué, il confirme sans honte : " Oui, j'ai vraiment besoin de souffler. " Claude Puel avait été annoncé comme " presque certain " à Anderlecht, il est donc toujours en France. A part commenter quelques matches de l'EURO, il reconnaît qu'il ne fera pas grand-chose durant son été. Voire plus longtemps ! Cette fatigue, surtout psychologique, explique son refus d'entraîner les Mauves. " J'ai pris une décision que je ne regrette absolument pas. Anderlecht est un très beau club, il reste le numéro 1 en Belgique, j'ai vu une belle académie et j'ai discuté avec des dirigeants de très grande qualité. J'ai hésité à accepter le défi. C'était tentant, intéressant. Puis, j'ai compris que je n'étais pas prêt dans la tête. Refuser, c'était la solution de la sagesse. J'ai besoin de retrouver de la fraîcheur. Il y a beaucoup de choses à reconstruire à Anderlecht. Si j'y étais allé, j'aurais notamment dû m'impliquer beaucoup dans le travail de post-formation. En plus, donc, du boulot traditionnel du T1 de l'équipe Première. Je ne me sentais pas prêt. Bosser à plusieurs étages de mon club, faire plus que les entraînements et les matches avec les pros, c'est ce que j'ai fait pendant des années à Nice. Quand j'accepte un projet, je m'investis à fond dedans. J'étais responsable de toute la politique sportive, c'était costaud. Mes années là-bas m'ont usé, sans que je m'en rende compte. Quand la corde a vraiment cassé, j'ai compris que j'étais allé beaucoup trop loin dans le rouge. Dans quelques semaines, je me dirai peut-être que je suis prêt pour une nouvelle aventure. Mais je n'en suis même pas sûr. Je n'exclus pas l'idée d'une saison sabbatique. Histoire de recharger à fond mes batteries. " Et cette confidence pour conclure : " Si Anderlecht me recontacte un jour... pourquoi pas ? " Par Pierre Danvoye