Joakim Maehle va bien. L'ancien latéral droit de Genk affronte ce soir Naples sous le maillot de l'Atalanta, en demi-finales de la Coupe, et le Danois espère jouer contre le Real la semaine prochaine. Il a été titularisé à six reprises (trois fois en Coupe) lors des neuf derniers matches de Bergame, pour un total de 510 minutes sur 810. Il a généralement évolué en tant que milieu droit.
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Joakim Maehle va bien. L'ancien latéral droit de Genk affronte ce soir Naples sous le maillot de l'Atalanta, en demi-finales de la Coupe, et le Danois espère jouer contre le Real la semaine prochaine. Il a été titularisé à six reprises (trois fois en Coupe) lors des neuf derniers matches de Bergame, pour un total de 510 minutes sur 810. Il a généralement évolué en tant que milieu droit. Les contes de fée à la Maehle permettent depuis longtemps à Genk d'attirer de jeunes talents étrangers, parfois au détriment de ses propres jeunes. Samedi, le quotidien Het Laatste Nieuws a remarqué que les Limbourgeois étaient avec Eupen le club de D1A à aligner le moins de Belges. On n'enrôle pas des étrangers pour les laisser sur le banc. Or, Genk vient d'engager deux internationaux étrangers, Angelo Preciado et Mark McKenzie, tous deux dotés d'une large marge de progression. Malheureusement, ils ont besoin de temps. Dimanche, quand on a demandé à John van den Brom si Genk n'aurait pas obtenu un meilleur rendement avec Maehle, le Néerlandais a été clair: "Ne commençons pas. Nous avons enrôlé de bons joueurs qui se tirent bien d'affaire, même si Preciado n'était pas suffisant aujourd'hui. C'est pour ça que je l'ai remplacé au repos, mais il va refaire surface." Dimanche, c'est sur les ailes que le bât a blessé: Preciado à droite et le Mexicain Gerardo Arteaga, qui semble avoir renvoyé Jere Uronen sur le banc. Ils jouaient trop haut et ont laissé des brèches dans leur dos, comme au Club Bruges. Ça arrivait parfois à Maehle, mais il constituait une menace permanente sur le flanc droit, en collaboration avec Ito. Maintenant, le danger survient de l'axe, ce qui est trop prévisible, surtout quand les trois derniers hommes relancent le jeu de façon trop imprécise. Au repos, Van den Brom a instauré un quatuor défensif. Le jeu s'est amélioré, mais est resté trop lent, dénué d'inspiration. L'Équatorien Preciado (22 ans) est titulaire depuis le déplacement à Mouscron. Il a effectué des débuts brillants dans le Hainaut et a ensuite prouvé qu'il était capable d'effectuer des ravages, grâce à sa vitesse, mais sans jamais être décisif durant les six matches qu'il a entamés. Le défenseur américain Mark McKenzie, international à deux reprises, n'a encore été titularisé que deux fois et est monté au jeu à une reprise. Il a été excellent au Club, mais il a été recruté pour remplacer Sébastien Dewaest et n'est actuellement que réserve, dans le cas où un des trois Colombiens est indisponible ou ménagé. Toutefois, sur base des premières impressions, il constitue un vrai renfort. Van den Brom n'attaque jamais ses joueurs, mais il doit être déçu de ne rien recevoir en retour, alors qu'il vient en plus de leur octroyer quelques jours de répit, après un mois très chargé. La relance de l'arrière est brouillonne et l'entrejeu a perdu l'inspiration qui incitait les observateurs à faire de Genk le principal concurrent du Club Bruges ces derniers mois. Pour le moment, Genk n'est plus un rival. Il n'a encore disputé que deux bons matches depuis le début de l'année: celui remis à Eupen et le déplacement au Club. Indépendamment du résultat d'Eupen, Genk n'a gagné que cinq points sur 21 durant le mois de janvier. Ce n'est même pas le ratio qui a valu son renvoi à Hannes Wolf (cinq sur quinze). Le troisième entraîneur de la saison ne court pas ce risque, mais il n'en est pas moins confronté au même problème que ses prédécesseurs: il dispose de nombreux jeunes talents, mais n'a pas suffisamment d'éléments susceptibles de plier le match, des hommes de poigne, qui ont des idées, y compris quand ça va moins bien. Genk est agréable à regarder quand tout roule, mais dans le cas contraire, le vestiaire est trop passif. Le Racing a intérêt à se ressaisir, ce soir en Coupe, et ce week-end à Ostende.