Début 2015-2016, Cristian Benavente signe un contrat de deux ans en faveur de MK Dons, en Championship (D2 anglaise) et rejoint les Îles, des rêves de Premier League plein les valises. Mais le rêve tourne rapidement au cauchemar. Peu utilisé, Benavente se morfond sur le banc, voire en tribune, tandis que MK Dons lutte contre la relégation.

" De ce qu'on a pu voir lors de ses rares apparitions, c'est un joueur très doué techniquement qui n'hésite pas à tenter sa chance au but ", avance Toby Lock, journaliste au Milton Keynes Citizen. " Mais il n'est pas parvenu à s'adapter au jeu anglais. Ici, contrairement à l'Espagne, les joueurs gardent peu le ballon. Le foot est plus intense et très physique ce qui requiert une acclimatation. Avec le pressing haut auquel sont soumis les joueurs, il est difficile d'évoluer en " playmaker " comme c'est le cas en Liga. Les exemples de joueurs venus de ce pays qui ne se sont jamais adaptés sont nombreux. D'ailleurs Sergio Aguza, qui est arrivé de la Castilla en même temps que lui ne s'est pas imposé non plus. "

" Partir dans ce championnat n'était sans doute pas une bonne option ", juge Angelo Torres Zevallos, journaliste péruvien. " Il aurait sans doute mieux fait d'opter pour un petit club en Liga comme Eibar ou le Rayo Vallecano. " Si le choix n'était sans doute pas des plus heureux, la situation sportive des Dons n'a pas aidé. A la peine en championnat, les hommes de Karl Robinson flirtent avec la zone de relégation depuis l'entame de la saison : pas le moment idéal pour lancer un jeune en pleine phase d'acclimatation. Pourtant, on croyait en lui à Milton Keynes.

" Ce qu'il montrait à l'entraînement était incroyable ", estime Robinson dans les pages du Milton Keynes Citizen. " Mais il n'est pas encore prêt et je dois me concentrer sur le maintien ". " Le club aurait aimé le prêter dans une division inférieure ", confirme Lock. " Mais comme il n'a encore rien montré en Angleterre, il n'y avait pas de candidats, bien qu'il soit international péruvien. C'était donc plus facile de le libérer et de consacrer ainsi l'argent épargné à l'acquisition d'un joueur utilisable immédiatement dans le onze. "

Par Jules Monnier

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Cristian Benavente dans votre Sport/Foot Magazine

Début 2015-2016, Cristian Benavente signe un contrat de deux ans en faveur de MK Dons, en Championship (D2 anglaise) et rejoint les Îles, des rêves de Premier League plein les valises. Mais le rêve tourne rapidement au cauchemar. Peu utilisé, Benavente se morfond sur le banc, voire en tribune, tandis que MK Dons lutte contre la relégation." De ce qu'on a pu voir lors de ses rares apparitions, c'est un joueur très doué techniquement qui n'hésite pas à tenter sa chance au but ", avance Toby Lock, journaliste au Milton Keynes Citizen. " Mais il n'est pas parvenu à s'adapter au jeu anglais. Ici, contrairement à l'Espagne, les joueurs gardent peu le ballon. Le foot est plus intense et très physique ce qui requiert une acclimatation. Avec le pressing haut auquel sont soumis les joueurs, il est difficile d'évoluer en " playmaker " comme c'est le cas en Liga. Les exemples de joueurs venus de ce pays qui ne se sont jamais adaptés sont nombreux. D'ailleurs Sergio Aguza, qui est arrivé de la Castilla en même temps que lui ne s'est pas imposé non plus. " " Partir dans ce championnat n'était sans doute pas une bonne option ", juge Angelo Torres Zevallos, journaliste péruvien. " Il aurait sans doute mieux fait d'opter pour un petit club en Liga comme Eibar ou le Rayo Vallecano. " Si le choix n'était sans doute pas des plus heureux, la situation sportive des Dons n'a pas aidé. A la peine en championnat, les hommes de Karl Robinson flirtent avec la zone de relégation depuis l'entame de la saison : pas le moment idéal pour lancer un jeune en pleine phase d'acclimatation. Pourtant, on croyait en lui à Milton Keynes. " Ce qu'il montrait à l'entraînement était incroyable ", estime Robinson dans les pages du Milton Keynes Citizen. " Mais il n'est pas encore prêt et je dois me concentrer sur le maintien ". " Le club aurait aimé le prêter dans une division inférieure ", confirme Lock. " Mais comme il n'a encore rien montré en Angleterre, il n'y avait pas de candidats, bien qu'il soit international péruvien. C'était donc plus facile de le libérer et de consacrer ainsi l'argent épargné à l'acquisition d'un joueur utilisable immédiatement dans le onze. " Par Jules MonnierRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à Cristian Benavente dans votre Sport/Foot Magazine