Pour Witsel, tout avait démarré comme dans un rêve. Le gamin de Vottem qui passait ses jours (et parfois ses nuits) à suivre son père sur les terrains de futsal, a vite pris le ballon comme allié naturel. Dès ses huit ans, il est reconnu pour sa technique façonnée sur les terrains de street football de Vottem et sur ceux de futsal, et sa maturité, fruit de longues heures passées à se frotter aux amis de son père, tous adultes. A huit ans, son apprentissage passe par Visé. Et à dix ans, il aboutit au Standard, son club de coeur. "J'avais vu un match du Standard à domicile durant la saison 1998-1999 ", se souvient-il. "J'étais sous le charme de leurs vedettes : Ali Lukunku , Vedran Runje, Ivica Mornar. Mais c'est surtout l'ambiance régnant dans le stade qui me stupéfia. Et je me rappelle avoir dit à mon père - Plus tard, c'est là que je veux jouer. Sclessin est unique en Belgique."

Pourtant, le Standard doit insister pour le convaincre. "Le Standard était déjà venu une année plus tôt mais nous avions repoussé l'offre. A l'époque, il y avait beaucoup de déchets avec les jeunes qui sortaient de là. Le club ne leur faisait pas confiance. Les on-dit n'étaient pas très favorables", se souvient Thierry Witsel. Pourtant, lorsque le Standard revient à la charge, la famille se décide à répondre positivement aux sollicitations des Rouches. " C'est finalement lui qui a pris la décision."

Sept ans plus tard, il force les portes de l'équipe première. Un premier match au Brussels et une éclosion en février 2007, quelques mois après celle de Marouane Fellaini. A eux deux, ils symbolisent le virage pris par Luciano D'Onofrio en faveur de l'école des jeunes et dont le point d'orgue sera la construction de l'Académie. Avec Steven Defour comme guide, la jeunesse prend le pouvoir et guide le club vers un succès inespéré. 25 ans après son dernier sacre, le Standard décroche son 9e titre. "L'ambiance était dingue car l'histoire d'une saison se jouait. Je pourrais même dire la légende d'un club car le titre était attendu depuis 25 ans. Au niveau de l'émotion, je n'ai rien vécu d'aussi fort. Je n'oublierai jamais tout ce que cela a déclenché. Et au-delà de la joie collective, il y a eu une prise de conscience individuelle " déclare-t-il dans Sport/Foot Magazine en septembre 2008, quelques mois après le titre.

Récemment encore, dans le magazine Redzone, il est revenu sur ce titre qu'il assimile à "une fête qui ne semble jamais s'arrêter, le sentiment d'avoir accompli quelque chose qui compte et de l'avoir réussi en tant qu'équipe." Lui qui a désormais vécu les joies européennes, la Ligue des Champions avec Benfica et le Zenit, l'équipe nationale, continue donc d'évoquer ces 100.000 personnes dans les rues de Liège avec des frissons dans la voix. "ça marque une vie", explique son père, "Dans la tête des gens, il fait à jamais partie des joueurs qui ont ramené le titre au Standard après 25 ans d'attente."

Stéphane Vande Velde

Pour Witsel, tout avait démarré comme dans un rêve. Le gamin de Vottem qui passait ses jours (et parfois ses nuits) à suivre son père sur les terrains de futsal, a vite pris le ballon comme allié naturel. Dès ses huit ans, il est reconnu pour sa technique façonnée sur les terrains de street football de Vottem et sur ceux de futsal, et sa maturité, fruit de longues heures passées à se frotter aux amis de son père, tous adultes. A huit ans, son apprentissage passe par Visé. Et à dix ans, il aboutit au Standard, son club de coeur. "J'avais vu un match du Standard à domicile durant la saison 1998-1999 ", se souvient-il. "J'étais sous le charme de leurs vedettes : Ali Lukunku , Vedran Runje, Ivica Mornar. Mais c'est surtout l'ambiance régnant dans le stade qui me stupéfia. Et je me rappelle avoir dit à mon père - Plus tard, c'est là que je veux jouer. Sclessin est unique en Belgique." Pourtant, le Standard doit insister pour le convaincre. "Le Standard était déjà venu une année plus tôt mais nous avions repoussé l'offre. A l'époque, il y avait beaucoup de déchets avec les jeunes qui sortaient de là. Le club ne leur faisait pas confiance. Les on-dit n'étaient pas très favorables", se souvient Thierry Witsel. Pourtant, lorsque le Standard revient à la charge, la famille se décide à répondre positivement aux sollicitations des Rouches. " C'est finalement lui qui a pris la décision." Sept ans plus tard, il force les portes de l'équipe première. Un premier match au Brussels et une éclosion en février 2007, quelques mois après celle de Marouane Fellaini. A eux deux, ils symbolisent le virage pris par Luciano D'Onofrio en faveur de l'école des jeunes et dont le point d'orgue sera la construction de l'Académie. Avec Steven Defour comme guide, la jeunesse prend le pouvoir et guide le club vers un succès inespéré. 25 ans après son dernier sacre, le Standard décroche son 9e titre. "L'ambiance était dingue car l'histoire d'une saison se jouait. Je pourrais même dire la légende d'un club car le titre était attendu depuis 25 ans. Au niveau de l'émotion, je n'ai rien vécu d'aussi fort. Je n'oublierai jamais tout ce que cela a déclenché. Et au-delà de la joie collective, il y a eu une prise de conscience individuelle " déclare-t-il dans Sport/Foot Magazine en septembre 2008, quelques mois après le titre. Récemment encore, dans le magazine Redzone, il est revenu sur ce titre qu'il assimile à "une fête qui ne semble jamais s'arrêter, le sentiment d'avoir accompli quelque chose qui compte et de l'avoir réussi en tant qu'équipe." Lui qui a désormais vécu les joies européennes, la Ligue des Champions avec Benfica et le Zenit, l'équipe nationale, continue donc d'évoquer ces 100.000 personnes dans les rues de Liège avec des frissons dans la voix. "ça marque une vie", explique son père, "Dans la tête des gens, il fait à jamais partie des joueurs qui ont ramené le titre au Standard après 25 ans d'attente." Stéphane Vande Velde