En mai dernier, l'Union belge de football (URBSFA) avait présenté un masterplan de plus 160 points pour professionnaliser davantage l'arbitrage en Belgique. Déjà conseiller de l'URBSFA depuis décembre 2018, Elleray, 65 ans, a pris la tête du nouveau Comité directeur, qui se compose aussi de Peter Bossaert, le CEO de l'Union belge, du sélectionneur des Diables Rouges Roberto Martinez et de deux directeurs, l'un technique, Bertrand Layec, et l'autre opérationnel, Stéphanie Laborde. "Nous allons dans la bonne direction, même si nous pouvons bien sûr nous améliorer", a débuté Elleray. Le Britannique a pointé plusieurs aspects positifs. "Nous avons aujourd'hui un vrai groupe d'arbitres. Nous essayons de développer un effet d'équipe. Une fois par mois, les arbitres restent ensemble ici à Tubize pendant trois jours. En plus du travail, ils passent du temps ensemble. Nous organisons aussi des ateliers. Par exemple, les arbitres ont rencontré le staff de Roberto Martinez pour parler diététique et que manger les jours de match." Les arbitres belges ont aussi effectué un important travail physique. "Ils sont en forme, ils ont plus l'air d'athlètes. Leur condition s'est améliorée", se réjouit Elleray. La nouvelle structure met très fort l'accent sur l'analyse. "Le 'feedback' est la clé", résume Elleray. "Nous avons remplacé l'ancien système de rapport de match, qui n'était plus adapté. Dorénavant, l'arbitre reçoit une feuille par événement (carton jaune ou rouge, penalty, but, doute, confrontation avec un joueur,...). Six personnes, toutes étrangères, se chargent de ce rapport. En plus de cela, chaque arbitre reçoit une évaluation supplémentaire sur un incident précis. A cela, on ajoute des données statistiques précises, comme l'endroit ou les minutes où ont été sifflées les fautes. Et les équipes sont invitées à donner leur avis. Le mercredi, Bertrand Layec envoie l'évaluation aux arbitres, avec aussi des clips vidéos. Et il passe au moins une heure avec chaque arbitre." Selon Elleray, "l'attitude des arbitres est exceptionnellement bonne. Pour réduire les erreurs, il faut accepter d'avoir commis une erreur, l'analyser et travailler pour la corriger. Une évaluation plus critique est intéressante pour les arbitres." Le résultat? "Les décisions sont meilleures et la confiance a augmenté", pense Elleray. Tout n'est pas parfait, reconnaît bien sûr le Britannique. "Le VAR est un domaine sur lequel nous devons travailler." Le patron de l'arbitrage pointe notamment un délai parfois trop long avant la prise de décision. Elleray estime aussi que l'arbitrage belge peut améliorer sa communication, notamment dans l'explication des phases litigieuses auprès du public. "Nous devons travailler là-dessus. On pourrait probablement montrer plus de clips du VAR". (Belga)