Delort a alors été courtisé par Brentford, promu en Championship (D2 anglaise) et détenu par un milliardaire, Matthew Benham, qui a réussi dans le monde des paris sportifs. Rapidement, Brentford, disposé à payer 4 millions d'euros, parvient à un accord avec le club, puis avec le joueur. Mais le deal capote sur la commission des agents (qui demandaient 300.000 euros, soit près de 20% alors qu'une commission tourne entre 6 et 9%).

Les conseillers du joueur vont alors proposer Delort à Charlton, mais sans l'accord de Tours. Roland Duchâtelet parvient à un accord avec le joueur et ses conseillers pour la commission mais pas avec Tours. "On nous avait laissé entendre que Charlton disposait de plus de moyens que le Standard mais monsieur Duchâtelet nous a remis exactement la même offre, bien éloignée de la valeur réelle du joueur", explique le président de Tours, Jean-Marc Ettori, président-fondateur du tour-opérateur Corsicatours.

Face à ce refus, Duchâtelet propose alors de racheter...le club de Tours. "Parfois, il y a des personnes qui ne doutent de rien", confirme Ettori, "Il a appelé mon avocat - je vois que vous êtes plus dégourdi que lui puisque vous avez trouvé mon numéro alors que lui a jugé plus facile d'appeler mon avocat - pour lui proposer, vu que nous avions un déficit d'exploitation de 2,5 millions d'euros, de racheter Tours pour un euro symbolique et à condition qu'on laisse Delort dans le club.

J'ai cru à une blague liégeoise. On ne va pas dire que c'est ridicule mais c'est tout le moins comique. J'ai fait rétorquer que j'étais prêt à lui céder le club mais que je voulais racheter le Standard pour la somme de 0,25 euro puisque le club liégeois avait un déficit de 10 millions. Je lui proposais quatre fois moins pour son club puisqu'il avait quatre fois plus de dettes que le mien ! En me faisant cette proposition, quelque part, il me prenait pour un imbécile."

Depuis lors, les négociations sont au point mort. Delort, annoncé proche de Charlton depuis deux semaines, est toujours à Tours (il a même joué face à Valenciennes ce week-end). "Est-ce que Delort peut encore aboutir dans un des clubs de monsieur Duchâtelet ? Il y a une chance sur un million mais je ne ferme aucune porte. C'est bien connu : le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien."

Par Stéphane Vande Velde

Delort a alors été courtisé par Brentford, promu en Championship (D2 anglaise) et détenu par un milliardaire, Matthew Benham, qui a réussi dans le monde des paris sportifs. Rapidement, Brentford, disposé à payer 4 millions d'euros, parvient à un accord avec le club, puis avec le joueur. Mais le deal capote sur la commission des agents (qui demandaient 300.000 euros, soit près de 20% alors qu'une commission tourne entre 6 et 9%). Les conseillers du joueur vont alors proposer Delort à Charlton, mais sans l'accord de Tours. Roland Duchâtelet parvient à un accord avec le joueur et ses conseillers pour la commission mais pas avec Tours. "On nous avait laissé entendre que Charlton disposait de plus de moyens que le Standard mais monsieur Duchâtelet nous a remis exactement la même offre, bien éloignée de la valeur réelle du joueur", explique le président de Tours, Jean-Marc Ettori, président-fondateur du tour-opérateur Corsicatours. Face à ce refus, Duchâtelet propose alors de racheter...le club de Tours. "Parfois, il y a des personnes qui ne doutent de rien", confirme Ettori, "Il a appelé mon avocat - je vois que vous êtes plus dégourdi que lui puisque vous avez trouvé mon numéro alors que lui a jugé plus facile d'appeler mon avocat - pour lui proposer, vu que nous avions un déficit d'exploitation de 2,5 millions d'euros, de racheter Tours pour un euro symbolique et à condition qu'on laisse Delort dans le club. J'ai cru à une blague liégeoise. On ne va pas dire que c'est ridicule mais c'est tout le moins comique. J'ai fait rétorquer que j'étais prêt à lui céder le club mais que je voulais racheter le Standard pour la somme de 0,25 euro puisque le club liégeois avait un déficit de 10 millions. Je lui proposais quatre fois moins pour son club puisqu'il avait quatre fois plus de dettes que le mien ! En me faisant cette proposition, quelque part, il me prenait pour un imbécile." Depuis lors, les négociations sont au point mort. Delort, annoncé proche de Charlton depuis deux semaines, est toujours à Tours (il a même joué face à Valenciennes ce week-end). "Est-ce que Delort peut encore aboutir dans un des clubs de monsieur Duchâtelet ? Il y a une chance sur un million mais je ne ferme aucune porte. C'est bien connu : le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien." Par Stéphane Vande Velde