Il y a tout juste une semaine, deux attentats étaient perpétrés sur le sol belge. Trente-cinq personnes décédées, plus de 300 blessés... Tel est le dernier bilan de ces actes innommables.

Sept petits jours plus tard, la réponse donnée est claire, nette et sans bavures.

"On prend les évènements au jour le jour. Quand le match a été annulé, le Portugal a fait la proposition de déplacer le match et nous le remercions. Nous voulions jouer et eux voulaient jouer. Le pays a connu un choc émotionnel, on a perdu des gens qui n'avaient rien à voir dans ce conflit. On doit continuer à regarder de l'avant, la vie doit continuer, mais pas dans la peur. On ne va pas arrêter. En tout cas moi je ne vais pas arrêter. J'ai posé la question à l'équipe, tout le monde était derrière", a déclaré Marc Wilmots.

Oublier, personne ne le pourra. S'unir, se solidariser pour tenter de "surpasser", "tous ensemble", c'est possible. Et quoi de mieux qu'un match des Diables Rouges, véritable symbole d'unité nationale, que pour faire valoir certaines valeurs essentielles au savoir-vivre des Belges ?

Alors certes, il ne s'agira pas là de faire la fête comme la réputation belge le voudrait. Mais simplement de faire preuve de professionnalisme, de solidarité et de... fierté. C'est aussi bien une nécessité pour le peuple, un devoir patriotique pour les joueurs, qu'un impératif pour l'image de ce qu'est, jusqu'au 7 avril prochain, la première nation de football du monde.

Un effectif déforcé mais motivé...

Affronter le Portugal ne sera pas une chose aisée. Même si, c'est vrai, l'équipe de Cristiano Ronaldo s'est inclinée ce week-end face à la Bulgarie (0-1). Mais la Belgique déplore de nombreux blessés qui ne pourront participer à la joute amicale. Ainsi, on peut d'ores et déjà signaler les absences de Vincent Kompany, Eden Hazard, Kevin De Bruyne, Jan Vertonghen, Yannick Carrasco, Divock Origi, Christian Benteke et Toby Alderweireld... Pas de quoi inquiéter le sélectionneur fédéral, cela dit : "On a pas mal de blessés. Nous avons appris les défections les unes après les autres. Nous avons des joueurs de classe mondiale comme Kevin De Bruyne, Vincent Kompany ou Eden Hazard, mais quand ils ne sont pas là, ils ne sont pas là. Donc on trouve des solutions. C'est un match de préparation, dans des conditions plus difficiles que d'habitude. Mais j'ai toujours dit que le collectif était prioritaire chez moi. Demain nous aurons des garçons occupés à jouer un bon match, à donner le maximum d'eux-mêmes."

Les Diables Rouges seront focalisés sur leur match. Et il est "hors de question" pour Marc Wilmots de bâcler la rencontre : "Nous ne sommes pas venus au Portugal pour faire du tourisme. On jouera pour la gagne, comme d'habitude".

Et si le coup de sifflet arbitral inaugurateur ne retentira que ce mardi soir à 20h45, les bases d'un match qui s'annonce "palpitant" dans le jeu, "prenant" émotionnellement, ont déjà été posées par le journal A Bola, dans sa "Une" relayée par notre confrère de la RTBF, Rodrigo Beenkens.

Une marque de respect, une compassion, une solidarité réjouissantes ... Et qu'importe le score du match, c'est certainement l'Humanité, jadis "meurtrie", qui en sortira gagnante.

Une minute de silence sera observée en marge de la rencontre et un message spécial figurera sur le maillot des Diables, comme l'a fait savoir Marc Wilmots.

"Tous ensemble... Tous ensemble..."

Quentin Droussin (avec Belga)

Il y a tout juste une semaine, deux attentats étaient perpétrés sur le sol belge. Trente-cinq personnes décédées, plus de 300 blessés... Tel est le dernier bilan de ces actes innommables. Sept petits jours plus tard, la réponse donnée est claire, nette et sans bavures. "On prend les évènements au jour le jour. Quand le match a été annulé, le Portugal a fait la proposition de déplacer le match et nous le remercions. Nous voulions jouer et eux voulaient jouer. Le pays a connu un choc émotionnel, on a perdu des gens qui n'avaient rien à voir dans ce conflit. On doit continuer à regarder de l'avant, la vie doit continuer, mais pas dans la peur. On ne va pas arrêter. En tout cas moi je ne vais pas arrêter. J'ai posé la question à l'équipe, tout le monde était derrière", a déclaré Marc Wilmots.Oublier, personne ne le pourra. S'unir, se solidariser pour tenter de "surpasser", "tous ensemble", c'est possible. Et quoi de mieux qu'un match des Diables Rouges, véritable symbole d'unité nationale, que pour faire valoir certaines valeurs essentielles au savoir-vivre des Belges ? Alors certes, il ne s'agira pas là de faire la fête comme la réputation belge le voudrait. Mais simplement de faire preuve de professionnalisme, de solidarité et de... fierté. C'est aussi bien une nécessité pour le peuple, un devoir patriotique pour les joueurs, qu'un impératif pour l'image de ce qu'est, jusqu'au 7 avril prochain, la première nation de football du monde. Un effectif déforcé mais motivé...Affronter le Portugal ne sera pas une chose aisée. Même si, c'est vrai, l'équipe de Cristiano Ronaldo s'est inclinée ce week-end face à la Bulgarie (0-1). Mais la Belgique déplore de nombreux blessés qui ne pourront participer à la joute amicale. Ainsi, on peut d'ores et déjà signaler les absences de Vincent Kompany, Eden Hazard, Kevin De Bruyne, Jan Vertonghen, Yannick Carrasco, Divock Origi, Christian Benteke et Toby Alderweireld... Pas de quoi inquiéter le sélectionneur fédéral, cela dit : "On a pas mal de blessés. Nous avons appris les défections les unes après les autres. Nous avons des joueurs de classe mondiale comme Kevin De Bruyne, Vincent Kompany ou Eden Hazard, mais quand ils ne sont pas là, ils ne sont pas là. Donc on trouve des solutions. C'est un match de préparation, dans des conditions plus difficiles que d'habitude. Mais j'ai toujours dit que le collectif était prioritaire chez moi. Demain nous aurons des garçons occupés à jouer un bon match, à donner le maximum d'eux-mêmes."Les Diables Rouges seront focalisés sur leur match. Et il est "hors de question" pour Marc Wilmots de bâcler la rencontre : "Nous ne sommes pas venus au Portugal pour faire du tourisme. On jouera pour la gagne, comme d'habitude".Et si le coup de sifflet arbitral inaugurateur ne retentira que ce mardi soir à 20h45, les bases d'un match qui s'annonce "palpitant" dans le jeu, "prenant" émotionnellement, ont déjà été posées par le journal A Bola, dans sa "Une" relayée par notre confrère de la RTBF, Rodrigo Beenkens.Une marque de respect, une compassion, une solidarité réjouissantes ... Et qu'importe le score du match, c'est certainement l'Humanité, jadis "meurtrie", qui en sortira gagnante. Une minute de silence sera observée en marge de la rencontre et un message spécial figurera sur le maillot des Diables, comme l'a fait savoir Marc Wilmots."Tous ensemble... Tous ensemble..."Quentin Droussin (avec Belga)