Le tout frais champion en titre jette son dévolu sur Théo Bongonda, tout juste sorti d'une saison majuscule au stade Arc-en-ciel. Le gaucher n'est pas seulement incroyablement décisif (quatorze buts et huit passes décisives), il est aussi sur le podium des meilleurs dribbleurs du championnat avec 10,5 dribbles tentés par match (seuls Benson et Dennis font mieux), dont une belle majorité (50,5%) connaît un dénouement heureux.
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Le tout frais champion en titre jette son dévolu sur Théo Bongonda, tout juste sorti d'une saison majuscule au stade Arc-en-ciel. Le gaucher n'est pas seulement incroyablement décisif (quatorze buts et huit passes décisives), il est aussi sur le podium des meilleurs dribbleurs du championnat avec 10,5 dribbles tentés par match (seuls Benson et Dennis font mieux), dont une belle majorité (50,5%) connaît un dénouement heureux. Le profil est idéal pour les Limbourgeois, qui ont perdu avec Trossard et Alejandro Pozuelo leurs deux clés majeures pour s'ouvrir les portes de la surface adverse. L'éclosion, elle, prendra plus d'un an. Jamais au sommet de sa forme sous Felice Mazzù, le Carolo ne trouve pas vraiment sa place dans les plans d' Hannes Wolf, même si le regain de forme du Racing lui permet de claquer quatre buts et trois passes décisives dans les onze dernières sorties de la saison. L'arrivée de Cyriel Dessers, souvent associé à Paul Onuachu par un coach allemand en quête de la bonne formule, replace Théo aux commandes créatives du 4-4-2 du Racing, mais le double pivot très conservateur formé par Daniel Muñoz et Eboue Kouassi l'oblige souvent à descendre très bas pour dessiner les offensives limbourgeoises. Trop bas pour également être présent dans la zone de vérité. C'est pourtant pour ses tours de magie aux abords de la surface que le gaucher s'était vêtu de bleu. À peine arrivé à la Luminus Arena, Jess Thorup constate l'absence de créativité du Racing au coeur du jeu, et la compense en deux temps: d'abord, il installe le chef d'orchestre Patrik Hrosovsky à la direction du rond central. Ensuite, il dispose ses nouvelles troupes dans un 3-4-2-1 qui permet à Bongonda, placé en milieu offensif en compagnie d'Ito, d'être directement servi par sa défense, et plus particulièrement par Jhon Lucumí, sans devoir décrocher trop bas sur le terrain. L'effet est presque instantané. Plus près du but adverse, Bongonda peut menacer bien plus souvent le gardien, avec une réussite insolente: en quatre matches disputés depuis son retour de suspension, l'ailier a trouvé le chemin des filets à trois reprises. À l'image du rôle campé par Eden Hazard sous la tunique diabolique, sa liberté entre les lignes lui permet de faire des dégâts de grande ampleur à chaque prise de balle. Pas franchement adepte des défenses à trois, John van den Brom devra-t-il s'adapter pour continuer à faire briller son joueur-clé?