1. Ils jouent avec plaisir et sans pression. Le Sporting a passé toute sa saison à lutter pour ne pas descendre. Au vu de la progression du jeu depuis le début de la saison, beaucoup attendaient et espéraient un petit quelque chose pour ces play-offs. La base est là, la pression en moins. Désormais, les joueurs peuvent davantage se lâcher. Certains doivent se montrer pour convaincre la direction de miser sur eux dans l'avenir (Dorian Dessoleil ou Jamal Thiare) ou de prolonger leur contrat (Mijusko Bojovic), voire d'obtenir un bon transfert. Tout cela donc sans l'obligation de résultat. Cela donne un groupe libéré, satisfait de sa campagne et qui se dit qu'il a un bon coup à jouer dans ces play-offs 2. "On a le même objectif depuis le début, à savoir bien figurer dans ces play-offs", explique l'entraîneur Mario Notaro. "Mais il ne faut pas déjà nous voir en Ligue des Champions, hein", finit-il en boutade.

2. Une défense qui tient la baraque. On connait beaucoup de clubs où la tournante de gardiens instaurée depuis le début de la saison et qui atteint son paroxysme lors de ces play-offs (puisque chaque gardien est appelé à jouer à tour de rôle), aurait tourné au fiasco. A Charleroi, cette problématique a été très bien gérée depuis l'entame de la compétition. L'option de Michalis Sifakis a été levée. En théorie, cela signifie que le Sporting entamera la saison dans la même configuration. Mais si l'option de l'international grec a été levée, c'est pour mieux... le vendre. Ou du moins essayer de toucher un montant sur son transfert. Combien ? Le Sporting espère 300.000 euros mais ce ne sera sans doute pas cette somme. Sifakis est donc placé en vitrine en espérant que sa cote monte. Au vu du match de samedi, ce ne sera sans doute pas le cas (était-il stressé par la présence de deux clubs turcs venus le visionner ?). Certains se demandent même si la vente de Parfait Mandanda (plus jeune et plus exposé depuis le début de la saison) ne rapportera pas davantage. En attendant, les deux gardiens prestent et la défense tient la route, avec un seul but encaissé en trois rencontres. Le repositionnement dans l'axe de l'Espagnol Javier Martos est une trouvaille tandis que les débuts de Dessoleil sont prometteurs.

3. Une poule prenable. Cependant, il ne faut pas se voiler la face. Si Charleroi occupe la première place de cette poule B, c'est également en raison de la faiblesse de ses adversaires. Trois des quatre équipes n'ont jamais été concernées par les play-offs 1 et aucune des quatre formations ne revendique autre chose que prendre du plaisir. "Contrairement à Gand, nous n'avons aucune obligation de terminer en tête", a parfaitement résumé Glenn De Boeck, l'entraîneur de Waasland, en conférence de presse d'après-match.

4. Charleroi veut-il aller au bout ? On sait le club installé dans la rigueur budgétaire. Un parcours réussi en PO2 signifie primes de victoires à payer. On se souvient que Mons, qui avait atteint la finale des PO2 l'an passé, avait essuyé un déficit financier (pas de rentrées et des primes à payer). Imaginons un instant que Charleroi aille au bout de son rêve et décroche un ticket européen et le voilà parti en Azerbaïdjan ou au Kazakhstan en juillet pour un tour préliminaire de Coupe UEFA. Encore une opération coûteuse sur le plan financier. Cette perspective poussera-t-elle les dirigeants à inciter ses joueurs à lever le pied en fin de compétition ?

Stéphane Vande Velde

1. Ils jouent avec plaisir et sans pression. Le Sporting a passé toute sa saison à lutter pour ne pas descendre. Au vu de la progression du jeu depuis le début de la saison, beaucoup attendaient et espéraient un petit quelque chose pour ces play-offs. La base est là, la pression en moins. Désormais, les joueurs peuvent davantage se lâcher. Certains doivent se montrer pour convaincre la direction de miser sur eux dans l'avenir (Dorian Dessoleil ou Jamal Thiare) ou de prolonger leur contrat (Mijusko Bojovic), voire d'obtenir un bon transfert. Tout cela donc sans l'obligation de résultat. Cela donne un groupe libéré, satisfait de sa campagne et qui se dit qu'il a un bon coup à jouer dans ces play-offs 2. "On a le même objectif depuis le début, à savoir bien figurer dans ces play-offs", explique l'entraîneur Mario Notaro. "Mais il ne faut pas déjà nous voir en Ligue des Champions, hein", finit-il en boutade. 2. Une défense qui tient la baraque. On connait beaucoup de clubs où la tournante de gardiens instaurée depuis le début de la saison et qui atteint son paroxysme lors de ces play-offs (puisque chaque gardien est appelé à jouer à tour de rôle), aurait tourné au fiasco. A Charleroi, cette problématique a été très bien gérée depuis l'entame de la compétition. L'option de Michalis Sifakis a été levée. En théorie, cela signifie que le Sporting entamera la saison dans la même configuration. Mais si l'option de l'international grec a été levée, c'est pour mieux... le vendre. Ou du moins essayer de toucher un montant sur son transfert. Combien ? Le Sporting espère 300.000 euros mais ce ne sera sans doute pas cette somme. Sifakis est donc placé en vitrine en espérant que sa cote monte. Au vu du match de samedi, ce ne sera sans doute pas le cas (était-il stressé par la présence de deux clubs turcs venus le visionner ?). Certains se demandent même si la vente de Parfait Mandanda (plus jeune et plus exposé depuis le début de la saison) ne rapportera pas davantage. En attendant, les deux gardiens prestent et la défense tient la route, avec un seul but encaissé en trois rencontres. Le repositionnement dans l'axe de l'Espagnol Javier Martos est une trouvaille tandis que les débuts de Dessoleil sont prometteurs. 3. Une poule prenable. Cependant, il ne faut pas se voiler la face. Si Charleroi occupe la première place de cette poule B, c'est également en raison de la faiblesse de ses adversaires. Trois des quatre équipes n'ont jamais été concernées par les play-offs 1 et aucune des quatre formations ne revendique autre chose que prendre du plaisir. "Contrairement à Gand, nous n'avons aucune obligation de terminer en tête", a parfaitement résumé Glenn De Boeck, l'entraîneur de Waasland, en conférence de presse d'après-match. 4. Charleroi veut-il aller au bout ? On sait le club installé dans la rigueur budgétaire. Un parcours réussi en PO2 signifie primes de victoires à payer. On se souvient que Mons, qui avait atteint la finale des PO2 l'an passé, avait essuyé un déficit financier (pas de rentrées et des primes à payer). Imaginons un instant que Charleroi aille au bout de son rêve et décroche un ticket européen et le voilà parti en Azerbaïdjan ou au Kazakhstan en juillet pour un tour préliminaire de Coupe UEFA. Encore une opération coûteuse sur le plan financier. Cette perspective poussera-t-elle les dirigeants à inciter ses joueurs à lever le pied en fin de compétition ? Stéphane Vande Velde