Le Brussels est en pleine restructuration. Interne et sportive. En coulisses, un organigramme va en effet se mettre en place et Pierre François, l'ancien dirigeant du Standard sous l'ère Lucien D'Onofrio, va prendre le rôle de président en lieu et place de Johan Vermeersch, qui conservera un rôle honorifique. John Bico, l'agent d'Eden Hazard, qui s'occupa autrefois des intérêts de Franck Ribéry, joue le rôle d'intermédiaire dans la reprise du club par l'investisseur dubaïote installé à Paris, Jamal Bin Ferah. Sur le terrain par contre, une pléthore de nouveaux joueurs est arrivée. Douze pour être exact. Ça a fait tanguer le navire comme si une lame soudaine avait heurté la coque de plein fouet. La première conséquence, c'est que la nouvelle direction a fait le ménage dans le vestiaire. Exit les Stéphane Coqu et autres Sébastien Siani, qui avaient une certaine influence sur le reste du groupe et qui voyaient d'un mauvais oeil les tractations en cours.

Jonathan Heris a, lui, rejoint le White Star librement à six mois de la fin de son contrat. D'autres joueurs encore, ont été libérés de leurs engagements pour faire place. De la place, il a fallu en faire aux nouveaux aussi d'un point de vue purement pratique. Du coup, les plus jeunes ont dû vider leur casier dans le vestiaire et déménager dans le vestiaire visiteurs. Certains l'ont bien pris, d'autres ont accusé le coup comme une mise en quarantaine. Lors de certaines séances, tactiques notamment, les anciens ont été priés d'aller courir dans les rues jouxtant le stade Edmond Machtens, sans aucun accompagnement, pendant que les nouveaux étaient réunis en vue de la préparation du match de championnat. Plus récemment encore, selon certaines rumeurs, il aurait été demandé à certains joueurs de ne pas se présenter le jour du match et d'invoquer une fausse blessure ou maladie...

Avec un noyau de vingt-cinq professionnels, le FC Brussels doit désormais assurer son maintien le plus vite possible mais il vient de connaître sa première défaite en l'espace de six rencontres et les deux prochains rendez-vous, contre Saint-Trond et Ostende, n'augurent rien de bon. Pourtant, le nouveau club de Benjamin Nicaise assure vouloir viser la troisième tranche. Reste que la politique globale est pour le moins précaire. Actuellement, personne n'a le droit de prendre la parole à l'issue des matchs de championnat et il est donc très difficile d'en savoir plus. Même Johan Vermeersch, officiellement toujours président du Brussels, dit : " Je ne suis pas forcément d'accord avec cette façon d'agir mais je laisse faire les repreneurs du club. Chacun a le droit de faire ce qu'il souhaite. " Si vous parvenez à lire entre les lignes, vous comprendrez que l'homme fort de Ternat ne se plaint pas d'avoir pris un peu de recul. La gestion actuelle du club ne lui coûte quasiment plus rien puisque les douze renforts, et pas des moindres sur base de certains CV (Loïc Damour a été international français dans de nombreuses catégories d'âges, Karim El Hany a joué en Ligue 1 avec Ajaccio,...), sont rémunérés par les repreneurs.

La semaine dernière, Pierre François a pris la parole pour la première fois auprès de nos confrères du Soir : " Actuellement, je me contente d'effectuer un audit complet du club et il n'est pas impossible que je prenne une fonction ensuite. " Nous le savons, ce sera la présidence. Il affirme aussi : " L'important, c'est aussi que le Brussels ne perde pas son identité. Un projet sportif sera mis en place mais je tiens à préciser qu'il ne deviendra pas le club satellite d'une quelconque entité, qu'il s'agisse d'Anderlecht ou de Charleroi. "

Par Jeroen Vandergucht

Le Brussels est en pleine restructuration. Interne et sportive. En coulisses, un organigramme va en effet se mettre en place et Pierre François, l'ancien dirigeant du Standard sous l'ère Lucien D'Onofrio, va prendre le rôle de président en lieu et place de Johan Vermeersch, qui conservera un rôle honorifique. John Bico, l'agent d'Eden Hazard, qui s'occupa autrefois des intérêts de Franck Ribéry, joue le rôle d'intermédiaire dans la reprise du club par l'investisseur dubaïote installé à Paris, Jamal Bin Ferah. Sur le terrain par contre, une pléthore de nouveaux joueurs est arrivée. Douze pour être exact. Ça a fait tanguer le navire comme si une lame soudaine avait heurté la coque de plein fouet. La première conséquence, c'est que la nouvelle direction a fait le ménage dans le vestiaire. Exit les Stéphane Coqu et autres Sébastien Siani, qui avaient une certaine influence sur le reste du groupe et qui voyaient d'un mauvais oeil les tractations en cours.Jonathan Heris a, lui, rejoint le White Star librement à six mois de la fin de son contrat. D'autres joueurs encore, ont été libérés de leurs engagements pour faire place. De la place, il a fallu en faire aux nouveaux aussi d'un point de vue purement pratique. Du coup, les plus jeunes ont dû vider leur casier dans le vestiaire et déménager dans le vestiaire visiteurs. Certains l'ont bien pris, d'autres ont accusé le coup comme une mise en quarantaine. Lors de certaines séances, tactiques notamment, les anciens ont été priés d'aller courir dans les rues jouxtant le stade Edmond Machtens, sans aucun accompagnement, pendant que les nouveaux étaient réunis en vue de la préparation du match de championnat. Plus récemment encore, selon certaines rumeurs, il aurait été demandé à certains joueurs de ne pas se présenter le jour du match et d'invoquer une fausse blessure ou maladie...Avec un noyau de vingt-cinq professionnels, le FC Brussels doit désormais assurer son maintien le plus vite possible mais il vient de connaître sa première défaite en l'espace de six rencontres et les deux prochains rendez-vous, contre Saint-Trond et Ostende, n'augurent rien de bon. Pourtant, le nouveau club de Benjamin Nicaise assure vouloir viser la troisième tranche. Reste que la politique globale est pour le moins précaire. Actuellement, personne n'a le droit de prendre la parole à l'issue des matchs de championnat et il est donc très difficile d'en savoir plus. Même Johan Vermeersch, officiellement toujours président du Brussels, dit : " Je ne suis pas forcément d'accord avec cette façon d'agir mais je laisse faire les repreneurs du club. Chacun a le droit de faire ce qu'il souhaite. " Si vous parvenez à lire entre les lignes, vous comprendrez que l'homme fort de Ternat ne se plaint pas d'avoir pris un peu de recul. La gestion actuelle du club ne lui coûte quasiment plus rien puisque les douze renforts, et pas des moindres sur base de certains CV (Loïc Damour a été international français dans de nombreuses catégories d'âges, Karim El Hany a joué en Ligue 1 avec Ajaccio,...), sont rémunérés par les repreneurs.La semaine dernière, Pierre François a pris la parole pour la première fois auprès de nos confrères du Soir : " Actuellement, je me contente d'effectuer un audit complet du club et il n'est pas impossible que je prenne une fonction ensuite. " Nous le savons, ce sera la présidence. Il affirme aussi : " L'important, c'est aussi que le Brussels ne perde pas son identité. Un projet sportif sera mis en place mais je tiens à préciser qu'il ne deviendra pas le club satellite d'une quelconque entité, qu'il s'agisse d'Anderlecht ou de Charleroi. "Par Jeroen Vandergucht