Avec sept puis six coureurs dans le groupe de tête initié par Movistar pour Nairo Quintana, grand bénéficiaire aussi de la journée. Si le Colombien revient 2e au général, Philippe Gilbert gagne lui sa deuxième étape dans cette édition de la Vuelta, sa 7e victoire au Tour d'Espagne et sa 11e dans un grand Tour. "C'est une étape qui va rentrer dans l'histoire. En 17 ans de carrière, j'ai rarement vu ça. On est parti au kilomètre zéro avec une quarantaine de mecs. On était sept sur les huit de Deceuninck-Quick Step à être présents devant. On a roulé à fond tout le temps", a raconté Philippe Gilbert au micro d'Eurosport. "Après dans les 50 kilomètres, je me suis mis un peu dans les roues pour récupérer un peu parce qu'on avait donné beaucoup avant pour creuser l'écart. Je me suis concentré sur l'étape. On a fait un grand travail d'équipe avec tous un plateau de 54 dents, même un avec 55. On prenait des relais à presque 80 km/heure, je n'ai jamais vu ça dans une étape pareille et finir un travail pareil comme ça, c'est énorme. Maintenant Stybar (Zdenek, le Tchèque, son coéquipier) a essayé. C'est un copain et j'aurais bien voulu qu'il gagne. Mais c'est le jeu d'équipe. On en avait parlé dans le final, je lui avais dit que je me sentais bien dans les jambes pour battre Bennett si ça arrivait comme ça. Lui a essayé d'anticiper, mais malheureusement Ineos a roulé très fort derrière lui. J'ai contrôlé, mais c'est revenu sur lui. A 500 ou 600m, 'Sty' avait encore toutes les cartes en main, mais Sam Bennett a vraiment mis un gros coup d'accélérateur, puis je suis rentré sur lui à 300 et je l'ai contré à 200", s'est réjoui Philippe Gilbert, 37 ans, qui décroche la 77e victoire de sa carrière. (Belga)