L'entraîneur de Genk, 45 ans, a été plebiscité avec 855 voix, ce qui signifie qu'environ 75% des joueurs ont voté pour lui. Il a largement devancé les entraîneurs de Bruges Ivan Leko (273) et de l'Antwerp Laszlo Boloni (237). Clement est récompensé pour l'excellente saison du Racing Genk, leader du classement avec 6 points d'avance sur le Club Bruges à trois journées de la fin du championnat. En cas de succès dimanche à Bruges, Genk sera sacré champion de Belgique pour la quatrième fois de son histoire. Leko avait reçu ce prix en 2018. Les joueurs de la Jupiler Pro League et de la Proximus League ont pu voter dans les différentes catégories durant le mois d'avril.

Philippe Clement a connu un véritable plébiscite lundi: avec 855 voix, il a été désigné Entraîneur de l'année très loin devant Ivan Leko (273) et Laszlo Bölöni (237). "Je suis fier car ce sont les joueurs et mes collègues entraîneurs qui votent", s'est réjoui l'entraîneur de Genk.

"Pour moi, c'est un prix collectif",

"Pour moi, c'est un trophée collectif", explique Clement. "Un entraîneur ne sait pas tout faire tout seul. Il a besoin d'un staff. Il a besoin de bons joueurs. Et il a besoin de résultats."

La preuve de son excellent travail réside aussi dans le classement du Footballeur Pro de l'année: derrière le vainqueur, le Brugeois Hans Vanaken, on retrouve quatre joueurs limbourgeois: Ruslan Malinovskyi, Alejandro Pozuelo, Leandro Trossard et Ally Samatta, qui a par ailleurs reçu lundi le Soulier d'Ebène. "Nous n'avons pas remporté le trophée mais nous avons quatre joueurs dans le Top-5. Ils se sont pris des points l'un l'autre. La force de notre équipe réside dans le collectif. Tous les garçons ont progressé cette dernière année et demie (il a pris la tête de Genk en décembre 2017, ndlr). Nous étions neuvièmes et à présent nous jouons pour le titre."

Genk peut devenir champion dimanche, à condition de s'imposer à Bruges, son dauphin. "Nous ne nous préparerons pas de manière différente que d'habitude", a confié Clement. "On va s'entraîner, regarder les vidéos, établir un plan comme nous avons fait depuis le début de la saison. Je ne pense pas que le stress jouera. Nous aurions déjà dû subir le stress à plusieurs reprises: pour nous qualifier pour l'Europa League, pour prendre la première place, pour rester en tête, quand Pozuelo est parti ou encore après notre première défaite en playoffs I. Mais j'ai vu ce groupe grandir. Je ne pense pas que nous serons nerveux. Si nous ne sommes pas titrés dimanche, il restera deux possibilités. Notre sort est entre nos mains. Ce groupe mérite d'être champion."