1. Les commentateurs étaient unanimes lors de votre entrée en fonction comme nouveau propriétaire : Peter Callant, un courtier d'assurances de Flandre occidentale, ne peut pas mettre vingt millions pour racheter Ostende. Il est sans doute un homme de paille de Coucke. Vous n'avez jamais répondu à ces rumeurs.

Pas dans la presse. Nous avons investi du temps et de l'énergie dans le dossier pour la licence. Nous devions démontrer à la commission des licences notre aptitude à assurer la continuité financière du club, suite au changement de propriétaire, et que nous n'avions plus de lien avec Marc Coucke. Nous avons obtenu la licence. Ce n'était pas une sinécure : on a littéralement retourné chaque pierre. C'est pire qu'un contrôle fiscal. La licence est la meilleure preuve que je ne suis pas un homme de paille et que nous avons un bon programme de business. D'ailleurs, qui dit que j'ai payé vingt millions ?

2. Vous n'avez pas payé vingt millions pour le KVO ?

Non et je ne l'ai jamais prétendu. Nous avons convenu de ne pas divulguer le montant mais soyons clairs : je n'ai pas payé autant. En plus, Marc a apuré les dettes du club via une augmentation de capital. Marc a un lien émotionnel étroit avec ce club. Il avait les larmes aux yeux au moment de son départ. Il voulait le meilleur pour le KVO. Marc et moi nous connaissons depuis des années et nous nous faisons confiance. Pour lui, l'essentiel était de transmettre le KVO à quelqu'un de confiance, dans de bonnes conditions. C'était plus important que de récupérer l'argent investi.

3. Comment avez-vous financé la reprise ?

Avec mes moyens personnels. Je n'ai pas cherché ni loué d'argent. Dans les prochaines semaines je vais diminuer ma participation. Je possède 92 % du club et je mène des négociations avec de grands entrepreneurs des deux Flandres, qui sont intéressés par des actions. Ma part devrait être ramenée à environ 72 %. Nous voulons ainsi créer un réseau d'entrepreneurs autour du club. Au lieu d'être le club d'un grand Coucke, le KVO va devenir le club de beaucoup de petits Coucke. Ce qui est unique au KVO, c'est que beaucoup d'entrepreneurs et d'hommes d'affaires s'y retrouvent avant les matches. Nous avons le plus grand business club du pays. Avant et après le match, tout tourne autour de l'ambiance et des affaires. Le club offre aux entreprises la possibilité de se parler et les met même en contact. Tous ceux qui sponsorisent le club pour un minimum de 50.000 euros disposent d'un account manager qui veille à ce que la société retire quelque chose de son investissement. Le KVO emploie onze personnes au service marketing et ventes alors que dans beaucoup d'autres clubs, cette tâche est dévolue à une seule personne.

Nous allons encore vendre quelques joueurs avec une belle plus-value. " peter callant

4. Trouvez-vous que le président d'un club de football doive être un fin connaisseur du sport ?

Il faut surtout s'entourer des bonnes personnes. Nous avons engagé Hugo Broos au poste de directeur technique parce qu'il possède un énorme bagage. Johan Plancke, qui vient du SV Roulers, a gagné ses galons aussi. Je préfère déléguer mon pouvoir aux gens qui possèdent plus de compétences que moi dans leur domaine. Un président doit conserver une vue d'ensemble et tout évaluer de manière proactive. Un président doit aussi garder une certaine distance par rapport au groupe des joueurs, selon moi. Il lui est plus pénible de prendre des décisions difficiles s'il en est trop proche.

5. Vous voulez diriger un club de football auto-suffisant, indépendamment des transferts et de la coupe d'Europe. N'est-ce pas illusoire ?

Je trouve qu'un club comme Ostende, qui a un budget de 18 millions d'euros, doit pouvoir conserver un à deux millions de surplus en fin d'année. Je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas possible. Les droits TV augmentent la saison prochaine, nous avons une solide structure commerciale et une marge qui nous permet de dégraisser les postes de dépenses. Nous allons encore vendre quelques joueurs avec une jolie plus-value. En devenant bénéficiaires opérationnellement, nous allons nous constituer une réserve pour les temps sportivement plus durs. C'est la seule manière d'assurer l'avenir du club et de lui conserver sa santé.

1. Les commentateurs étaient unanimes lors de votre entrée en fonction comme nouveau propriétaire : Peter Callant, un courtier d'assurances de Flandre occidentale, ne peut pas mettre vingt millions pour racheter Ostende. Il est sans doute un homme de paille de Coucke. Vous n'avez jamais répondu à ces rumeurs. Pas dans la presse. Nous avons investi du temps et de l'énergie dans le dossier pour la licence. Nous devions démontrer à la commission des licences notre aptitude à assurer la continuité financière du club, suite au changement de propriétaire, et que nous n'avions plus de lien avec Marc Coucke. Nous avons obtenu la licence. Ce n'était pas une sinécure : on a littéralement retourné chaque pierre. C'est pire qu'un contrôle fiscal. La licence est la meilleure preuve que je ne suis pas un homme de paille et que nous avons un bon programme de business. D'ailleurs, qui dit que j'ai payé vingt millions ? 2. Vous n'avez pas payé vingt millions pour le KVO ? Non et je ne l'ai jamais prétendu. Nous avons convenu de ne pas divulguer le montant mais soyons clairs : je n'ai pas payé autant. En plus, Marc a apuré les dettes du club via une augmentation de capital. Marc a un lien émotionnel étroit avec ce club. Il avait les larmes aux yeux au moment de son départ. Il voulait le meilleur pour le KVO. Marc et moi nous connaissons depuis des années et nous nous faisons confiance. Pour lui, l'essentiel était de transmettre le KVO à quelqu'un de confiance, dans de bonnes conditions. C'était plus important que de récupérer l'argent investi. 3. Comment avez-vous financé la reprise ? Avec mes moyens personnels. Je n'ai pas cherché ni loué d'argent. Dans les prochaines semaines je vais diminuer ma participation. Je possède 92 % du club et je mène des négociations avec de grands entrepreneurs des deux Flandres, qui sont intéressés par des actions. Ma part devrait être ramenée à environ 72 %. Nous voulons ainsi créer un réseau d'entrepreneurs autour du club. Au lieu d'être le club d'un grand Coucke, le KVO va devenir le club de beaucoup de petits Coucke. Ce qui est unique au KVO, c'est que beaucoup d'entrepreneurs et d'hommes d'affaires s'y retrouvent avant les matches. Nous avons le plus grand business club du pays. Avant et après le match, tout tourne autour de l'ambiance et des affaires. Le club offre aux entreprises la possibilité de se parler et les met même en contact. Tous ceux qui sponsorisent le club pour un minimum de 50.000 euros disposent d'un account manager qui veille à ce que la société retire quelque chose de son investissement. Le KVO emploie onze personnes au service marketing et ventes alors que dans beaucoup d'autres clubs, cette tâche est dévolue à une seule personne. 4. Trouvez-vous que le président d'un club de football doive être un fin connaisseur du sport ? Il faut surtout s'entourer des bonnes personnes. Nous avons engagé Hugo Broos au poste de directeur technique parce qu'il possède un énorme bagage. Johan Plancke, qui vient du SV Roulers, a gagné ses galons aussi. Je préfère déléguer mon pouvoir aux gens qui possèdent plus de compétences que moi dans leur domaine. Un président doit conserver une vue d'ensemble et tout évaluer de manière proactive. Un président doit aussi garder une certaine distance par rapport au groupe des joueurs, selon moi. Il lui est plus pénible de prendre des décisions difficiles s'il en est trop proche. 5. Vous voulez diriger un club de football auto-suffisant, indépendamment des transferts et de la coupe d'Europe. N'est-ce pas illusoire ? Je trouve qu'un club comme Ostende, qui a un budget de 18 millions d'euros, doit pouvoir conserver un à deux millions de surplus en fin d'année. Je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas possible. Les droits TV augmentent la saison prochaine, nous avons une solide structure commerciale et une marge qui nous permet de dégraisser les postes de dépenses. Nous allons encore vendre quelques joueurs avec une jolie plus-value. En devenant bénéficiaires opérationnellement, nous allons nous constituer une réserve pour les temps sportivement plus durs. C'est la seule manière d'assurer l'avenir du club et de lui conserver sa santé.