On se souviendra que Malines avait finalement échappé à la dégradation dans une division inférieure parce que la plainte relative au match arrangé contre Waasland-Beveren aurait règlementairement dû être introduite avant le 30 juin 2018, alors que ces faits de corruption n'étaient à ce moment pas connus. Cela avait amené la Cour belge d'arbitrage pour le sport (CBAS) à annuler la sanction prononcée par l'Union belge, qui avait en quelque sorte bafoué son propre code de discipline. Désormais il n'y aura pas de faits de corruption prescrits avant huit ans. "Personne ne peut comprendre qu'un club reconnu coupable d'avoir faussé des matches échappe à la relégation. Cela est préjudiciable à notre sport. C'est pourquoi les règles ont dû être changées", a expliqué le CEO de la Pro League Pierre François jeudi lors d'une conférence de presse à Bruxelles. "C'était indispensable, compte tenu de l'interprétation des précédents textes, qui les a rendus obsolètes..." L'Union belge ne devra donc plus règlementairement entamer une procédure contre des corrupteurs présumés avant la fin de la saison où les faits se sont produits, comme le prévoyait l'article B1711.141, mais endéans les huit années suivantes. Un délai qui ne vaut pas seulement pour la dégradation, mais aussi pour toutes les sanctions annexes au dossier. De plus une équipe qui aura été condamnée dans une affaire de matches arrangés sera frappée d'une amende égale à 25 % des revenus télés perçus lors de la saison où les faits de corruption ont été commis. A noter enfin que le Haut Conseil, ce nouvel organe de l'Union royale belge de football (URBSFA), où la Pro League est également représentée, doit encore valider cette nouvelle règlementation. (Belga)