Les premiers passages publiés par la presse ont créé la polémique : Jean-François de Sart et Besnik Hasi qui refusent de recruter des joueurs noirs, dossier de Mogi Bayat entre les mains du FBI,...

J'ai beaucoup rigolé en voyant des articles rédigés par des journalistes qui n'avaient pas lu le bouquin. Il n'est écrit nulle part que de Sart et Hasi sont racistes ! Ce qu'on met en évidence, ce sont des comportements stigmatisants vis-à-vis de joueurs, comme le football français en a connu avec Willy Sagnol. On veut aussi montrer qu'on prend le supporter pour un con, surtout quand on analyse les montants et les manoeuvres entourant les transferts de joueurs comme David Pollet ou Kara. L'Union belge a un déficit de 17 millions d'euros alors que l'équipe nationale est première mondiale. Alors quoi, le jour où on sera 20e, on aura une dette de 50 millions ? Ce n'est pas un livre "règlements de compte." Il n'y a pas un mot sur mon conflit avec Benjamin Nicaise. Je ne reviens pas non plus sur les SMS menaçants et insultants reçus par Mogi Bayat. Je n'ai rien à y gagner : tout le monde sait qu'en Belgique, on ne touche pas un euro quand on publie un livre. Et si des personnes veulent m'attaquer en justice, pas de souci. Nous avons recoupé dix fois nos infos et des avocats ont relu le contenu. Quand Pauwels brise le silence, mon premier livre, a été publié, j'allais soi-disant cracher devant les tribunaux. On sait ce qu'il en est advenu : j'ai dû payer un euro symbolique à Laurent Denis pour une caricature de lui. Mais rien pour le contenu. On dit que je me suis mis le monde du foot à dos. Pourtant, depuis la parution de Zéro pointé, j'ai reçu des sms de joueurs africains, de managers, d'entraîneurs et même d'employés de la Fédération qui me remercient de dénoncer les magouilles !

Vous ne craignez pas que vos déclarations aient des répercussions dans vos activités pour RTL, notamment quand vous suivez des clubs belges ?

C'est à cause de la peur que les journalistes n'osent pas enquêter sur les clubs ! Non, je ne crains rien. On a récemment animé un plateau de Champions League à Gand et je m'entends très bien avec le président Ivan de Witte. Je n'attaque pas les hommes, j'explique des modes de fonctionnement. Je défends certaines personnes, comme des agents qui travaillent correctement. Oui, il y en a ! D'ailleurs, nous avons imaginé une liste de choses à changer pour améliorer le foot belge. Mais, ça, personne n'en parle...

Par Simon Barzyczak

Les premiers passages publiés par la presse ont créé la polémique : Jean-François de Sart et Besnik Hasi qui refusent de recruter des joueurs noirs, dossier de Mogi Bayat entre les mains du FBI,...J'ai beaucoup rigolé en voyant des articles rédigés par des journalistes qui n'avaient pas lu le bouquin. Il n'est écrit nulle part que de Sart et Hasi sont racistes ! Ce qu'on met en évidence, ce sont des comportements stigmatisants vis-à-vis de joueurs, comme le football français en a connu avec Willy Sagnol. On veut aussi montrer qu'on prend le supporter pour un con, surtout quand on analyse les montants et les manoeuvres entourant les transferts de joueurs comme David Pollet ou Kara. L'Union belge a un déficit de 17 millions d'euros alors que l'équipe nationale est première mondiale. Alors quoi, le jour où on sera 20e, on aura une dette de 50 millions ? Ce n'est pas un livre "règlements de compte." Il n'y a pas un mot sur mon conflit avec Benjamin Nicaise. Je ne reviens pas non plus sur les SMS menaçants et insultants reçus par Mogi Bayat. Je n'ai rien à y gagner : tout le monde sait qu'en Belgique, on ne touche pas un euro quand on publie un livre. Et si des personnes veulent m'attaquer en justice, pas de souci. Nous avons recoupé dix fois nos infos et des avocats ont relu le contenu. Quand Pauwels brise le silence, mon premier livre, a été publié, j'allais soi-disant cracher devant les tribunaux. On sait ce qu'il en est advenu : j'ai dû payer un euro symbolique à Laurent Denis pour une caricature de lui. Mais rien pour le contenu. On dit que je me suis mis le monde du foot à dos. Pourtant, depuis la parution de Zéro pointé, j'ai reçu des sms de joueurs africains, de managers, d'entraîneurs et même d'employés de la Fédération qui me remercient de dénoncer les magouilles !Vous ne craignez pas que vos déclarations aient des répercussions dans vos activités pour RTL, notamment quand vous suivez des clubs belges ?C'est à cause de la peur que les journalistes n'osent pas enquêter sur les clubs ! Non, je ne crains rien. On a récemment animé un plateau de Champions League à Gand et je m'entends très bien avec le président Ivan de Witte. Je n'attaque pas les hommes, j'explique des modes de fonctionnement. Je défends certaines personnes, comme des agents qui travaillent correctement. Oui, il y en a ! D'ailleurs, nous avons imaginé une liste de choses à changer pour améliorer le foot belge. Mais, ça, personne n'en parle...Par Simon Barzyczak