Joueur, tu as participé à un EURO et à un Mondial. L'édition 1970 n'a pas été un grand succès.

VAN HIMST: J'étais la vedette. Et le centre de l'attention et donc des critiques. On a eu des hauts et des bas et c'est comme dans la vie: on a un problème quand on tombe sans se relever. J'étais déçu de cette campagne mexicaine, car j'étais en forme et pourtant, j'avais échoué. Et la presse s'est retournée contre moi.

Au Mexique, n'es-tu pas celui qui a le plus souffert de l'éloignement?

VAN HIMST: Non. J'étais là pour jouer, pas pour sortir. D'autres pensaient surtout à sortir et ça m'irritait. Les Espagnols, les Allemands et les Italiens étaient des professionnels accomplis. Comme il se doit dans un tel tournoi. On ne peut pas se permettre de guindailler quand on affronte ces hommes. On a aussi eu de la poisse: le penalty contre le Mexique, désolé, hein. Puis l'URSS, une des meilleures équipes du monde, une machine. Maintenant, il y a le VAR. J'en suis partisan, car le football est devenu beaucoup plus honnête, même s'il y a encore des erreurs. Mais quand je revois les images de nos matches... C'était impossible. Et on n'avait rien à dire. Plus tard, à l'EURO, il y a eu ce coup franc que j'ai passé à Léon Semmeling en demi-finale contre l'Allemagne. Et un an plus tard, à Amsterdam, le but de Jan Verheyen n'a pas été validé. Si on avait eu le VAR, on aurait été qualifiés pour le Mondial 1974 à la place des Pays-Bas. Tu te rends compte? On n'a pas perdu un seul match de qualification, on n'a pas encaissé le moindre but et on n'a pas été qualifiés. De nos jours, c'est beaucoup plus facile.

Des Diables rouges actuels, lequel te ressemble le plus?

VAN HIMST: J'étais un peu un croisement entre Romelu Lukaku et Kevin De Bruyne. Je marquais plus que Kevin, mais il a une passe phénoménale. L'entraîneur de Chelsea le savait et a coupé ses trajectoires. Chelsea est la seule formation qui a réussi à paralyser City cette saison. Kevin est super malin, il ne va jamais en profondeur quand il y a beaucoup de monde, mais dès qu'il aperçoit une brèche, il est redoutable. Je devais moins travailler. À l'heure actuelle, tout le monde attaque et défend collectivement. C'est presque de l'anti-football, même de la part de City, qui se replie à dix en perte de balle. Il n'y a pas pire quand on a le ballon que de se retrouver face à un mur de dix hommes.

Si tu jouais à l'heure actuelle, serais-tu à l'étranger?

VAN HIMST: Probablement. Ce n'était pas nécessaire avant, car le niveau du championnat de Belgique était très relevé. J'étais content, je n'avais pas de quoi me plaindre. Chacun est libre de choisir sa vie. Je suis satisfait de la mienne. Je ne regrette rien et je ne suis jaloux de personne.

Joueur, tu as participé à un EURO et à un Mondial. L'édition 1970 n'a pas été un grand succès.VAN HIMST: J'étais la vedette. Et le centre de l'attention et donc des critiques. On a eu des hauts et des bas et c'est comme dans la vie: on a un problème quand on tombe sans se relever. J'étais déçu de cette campagne mexicaine, car j'étais en forme et pourtant, j'avais échoué. Et la presse s'est retournée contre moi.Au Mexique, n'es-tu pas celui qui a le plus souffert de l'éloignement?VAN HIMST: Non. J'étais là pour jouer, pas pour sortir. D'autres pensaient surtout à sortir et ça m'irritait. Les Espagnols, les Allemands et les Italiens étaient des professionnels accomplis. Comme il se doit dans un tel tournoi. On ne peut pas se permettre de guindailler quand on affronte ces hommes. On a aussi eu de la poisse: le penalty contre le Mexique, désolé, hein. Puis l'URSS, une des meilleures équipes du monde, une machine. Maintenant, il y a le VAR. J'en suis partisan, car le football est devenu beaucoup plus honnête, même s'il y a encore des erreurs. Mais quand je revois les images de nos matches... C'était impossible. Et on n'avait rien à dire. Plus tard, à l'EURO, il y a eu ce coup franc que j'ai passé à Léon Semmeling en demi-finale contre l'Allemagne. Et un an plus tard, à Amsterdam, le but de Jan Verheyen n'a pas été validé. Si on avait eu le VAR, on aurait été qualifiés pour le Mondial 1974 à la place des Pays-Bas. Tu te rends compte? On n'a pas perdu un seul match de qualification, on n'a pas encaissé le moindre but et on n'a pas été qualifiés. De nos jours, c'est beaucoup plus facile.Des Diables rouges actuels, lequel te ressemble le plus?VAN HIMST: J'étais un peu un croisement entre Romelu Lukaku et Kevin De Bruyne. Je marquais plus que Kevin, mais il a une passe phénoménale. L'entraîneur de Chelsea le savait et a coupé ses trajectoires. Chelsea est la seule formation qui a réussi à paralyser City cette saison. Kevin est super malin, il ne va jamais en profondeur quand il y a beaucoup de monde, mais dès qu'il aperçoit une brèche, il est redoutable. Je devais moins travailler. À l'heure actuelle, tout le monde attaque et défend collectivement. C'est presque de l'anti-football, même de la part de City, qui se replie à dix en perte de balle. Il n'y a pas pire quand on a le ballon que de se retrouver face à un mur de dix hommes.Si tu jouais à l'heure actuelle, serais-tu à l'étranger?VAN HIMST: Probablement. Ce n'était pas nécessaire avant, car le niveau du championnat de Belgique était très relevé. J'étais content, je n'avais pas de quoi me plaindre. Chacun est libre de choisir sa vie. Je suis satisfait de la mienne. Je ne regrette rien et je ne suis jaloux de personne.