Polo Mpoku profite des températures clémentes du Golfe persique. Dans un mois, le cagnard estival des Émirats imposera un confinement plus dur encore. À Abu Dhabi, le thermomètre frôle déjà avec les trente degrés, mais ce n'est encore qu'un début. Souriant, l'ancien Rouche a décidé de prendre la trêve sanitaire imposée par le coronavirus avec philosophie. L'occasion de recharger les batteries, de défendre le petit frère anderlechtois et de revenir à pas feutré sur le climat tendu en bord de Meuse, ces derniers mois. Paul-José Mpoku n'est plus capitaine du Standard, ça ne l'empêchera pas de mouiller le maillot.

Mpoku sur...

... Ricardo Sa Pinto : "Avoir gagné la Coupe avec Sa Pinto est mon meilleur souvenir de mon deuxième passage au Standard. Footballistiquement, je me suis peut-être autant épanoui avec Preud'homme, mais avec Sa Pinto, il y avait cette folie. Évidemment, c'était moins tactique, mais la grinta qu'il pouvait y avoir, ça compensait beaucoup de choses. Et ça nous convenait bien, surtout. Quand on jouait, on représentait l'entraîneur. L'homme aussi. Ce qu'il était. On l'a beaucoup soutenu, c'est vrai. Parce qu'il était à fond avec nous et qu'on savait qu'il ne nous trahirait jamais. Il y avait une relation de confiance très forte entre lui et le groupe. Son départ n'a pas cassé quelque chose parce qu'en tant que joueur, tu sais que tu n'es jamais qu'un employé du club et que c'est à la direction de prendre les décisions. Personne n'a remis ça en question. D'autant que, dans l'ensemble, le groupe était assez enchanté de voir revenir un entraîneur comme Preud'homme. C'était prometteur."

... son frère Albert Sambi Lokonga : "Vous savez, mon frère, quand on le connaît, on sait qu'il a une température à zéro. Moi déjà, je suis un calme, mais alors lui, il est très, très calme (rires). Tu peux lui dire des choses, lui mettre la pression, ça rentre par une oreille, ça sort de l'autre. Ce n'est pas pour ça qu'il n'écoute pas les conseils, mais tout ce qui touche de près ou de loin à la pression qu'un footballeur peut ressentir, ça le dépasse. Il est à la cool. Il n'est pas assez efficace ? Non, ce n'est pas vrai. Ça, c'est le problème des gens qui ne regardent que les statistiques. Mais si on analyse les matchs de mon frère, on s'aperçoit que toutes les bonnes passes qu'il a données et qui auraient pu être des assists, ce sont des occasions qui ont été gâchées par d'autres. Et ça, on ne peut pas dire que ce soit de la faute de mon frère, si ? Regardez les deux derniers matchs de la saison (avec trois passes décisives pour Sambi, ndlr), Albert n'a pas forcément été meilleur, c'est juste que les attaquants ont marqué leurs un-contre-un."

... son départ du Standard : "En tant que joueur, on ressent certaines choses, un certain feeling. Si tous les joueurs ressentent la même chose, en même temps, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas. C'est surtout dommage pour les supporters ce qu'il se passe aujourd'hui. Eux, vraiment, ils me manquent. Ce sont les meilleurs de Belgique, ils mériteraient d'avoir la meilleure équipe de Belgique. J'ai toujours été correct, mais ça faisait un moment que je recevais des offres. Il y a eu Boston, il y a eu Al-Nasr, à Dubaï. Et puis Al-Wahda. Et cette fois-ci, je me suis dit que j'allais arrêter d'être trop gentil et m'imposer. Ce n'est pas que le club me l'avait fait à l'envers avant ça, mais on va dire que tout n'avait pas toujours été hyper correct. Bref, il valait mieux que je parte plutôt que rester là et voir petit à petit les relations se dégrader."

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Paul-José Mpoku dans votre Sport/Foot Magazine

Polo Mpoku profite des températures clémentes du Golfe persique. Dans un mois, le cagnard estival des Émirats imposera un confinement plus dur encore. À Abu Dhabi, le thermomètre frôle déjà avec les trente degrés, mais ce n'est encore qu'un début. Souriant, l'ancien Rouche a décidé de prendre la trêve sanitaire imposée par le coronavirus avec philosophie. L'occasion de recharger les batteries, de défendre le petit frère anderlechtois et de revenir à pas feutré sur le climat tendu en bord de Meuse, ces derniers mois. Paul-José Mpoku n'est plus capitaine du Standard, ça ne l'empêchera pas de mouiller le maillot.Mpoku sur...... Ricardo Sa Pinto : "Avoir gagné la Coupe avec Sa Pinto est mon meilleur souvenir de mon deuxième passage au Standard. Footballistiquement, je me suis peut-être autant épanoui avec Preud'homme, mais avec Sa Pinto, il y avait cette folie. Évidemment, c'était moins tactique, mais la grinta qu'il pouvait y avoir, ça compensait beaucoup de choses. Et ça nous convenait bien, surtout. Quand on jouait, on représentait l'entraîneur. L'homme aussi. Ce qu'il était. On l'a beaucoup soutenu, c'est vrai. Parce qu'il était à fond avec nous et qu'on savait qu'il ne nous trahirait jamais. Il y avait une relation de confiance très forte entre lui et le groupe. Son départ n'a pas cassé quelque chose parce qu'en tant que joueur, tu sais que tu n'es jamais qu'un employé du club et que c'est à la direction de prendre les décisions. Personne n'a remis ça en question. D'autant que, dans l'ensemble, le groupe était assez enchanté de voir revenir un entraîneur comme Preud'homme. C'était prometteur."... son frère Albert Sambi Lokonga : "Vous savez, mon frère, quand on le connaît, on sait qu'il a une température à zéro. Moi déjà, je suis un calme, mais alors lui, il est très, très calme (rires). Tu peux lui dire des choses, lui mettre la pression, ça rentre par une oreille, ça sort de l'autre. Ce n'est pas pour ça qu'il n'écoute pas les conseils, mais tout ce qui touche de près ou de loin à la pression qu'un footballeur peut ressentir, ça le dépasse. Il est à la cool. Il n'est pas assez efficace ? Non, ce n'est pas vrai. Ça, c'est le problème des gens qui ne regardent que les statistiques. Mais si on analyse les matchs de mon frère, on s'aperçoit que toutes les bonnes passes qu'il a données et qui auraient pu être des assists, ce sont des occasions qui ont été gâchées par d'autres. Et ça, on ne peut pas dire que ce soit de la faute de mon frère, si ? Regardez les deux derniers matchs de la saison (avec trois passes décisives pour Sambi, ndlr), Albert n'a pas forcément été meilleur, c'est juste que les attaquants ont marqué leurs un-contre-un."... son départ du Standard : "En tant que joueur, on ressent certaines choses, un certain feeling. Si tous les joueurs ressentent la même chose, en même temps, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas. C'est surtout dommage pour les supporters ce qu'il se passe aujourd'hui. Eux, vraiment, ils me manquent. Ce sont les meilleurs de Belgique, ils mériteraient d'avoir la meilleure équipe de Belgique. J'ai toujours été correct, mais ça faisait un moment que je recevais des offres. Il y a eu Boston, il y a eu Al-Nasr, à Dubaï. Et puis Al-Wahda. Et cette fois-ci, je me suis dit que j'allais arrêter d'être trop gentil et m'imposer. Ce n'est pas que le club me l'avait fait à l'envers avant ça, mais on va dire que tout n'avait pas toujours été hyper correct. Bref, il valait mieux que je parte plutôt que rester là et voir petit à petit les relations se dégrader."Retrouvez l'intégralité de l'interview de Paul-José Mpoku dans votre Sport/Foot Magazine