Il y avait trois candidats constructeurs: vous, Denys et Besix. Et vous étiez le plus cher.

Encore fallait-il voir ce que les autres proposaient: les structures d'accueil étaient-elles comprises?

Qu'avez-vous convenu à ce sujet avec Anderlecht?

Je ne m'exprimerai jamais à ce sujet. Si Monsieur Vanden Stock veut le faire, il peut. Nous avons pratiqué les prix du marché. Je suis content et lui aussi. Pourquoi? Parce que nous sommes professionnels et que nous offrons un rendement élevé tandis qu'il va bénéficier d'un produit qui n'existait pas. Je suis sûr que, dans peu de temps, le stade sera comble. Grâce à l'accueil. Les autres en pensent ce qu'ils veulent.

Vous continuez à parler de stade national. Pourquoi?

Anderlecht y jouera un rôle important mais partiel. Pour nous, les possibilités de recette en matière d'accueil les jours où il n'y aura pas de matches sont incroyables. Les gens n'imaginent pas. Le catering, c'est la base de tout. Imaginez: on peut servir des repas à 10.000 VIP. Grâce à cela et au parking, un ticket qui coûte normalement 70 euros vaudra 250 euros. Et le catering ne coûte que 30 euros. Nous allons donc gagner 150 euros. Fois 10.000 = 1,5 million d'euros! Et c'est dans la poche car, en matière, d'accueil, le stade Roi Baudouin n'offre aucune possibilité. En cinq matches, cela fera dix millions d'euros de différence. C'est pourquoi il est très important que l'équipe nationale joue là-bas.

Tout le monde pense que, sans Anderlecht, ce stade n'est pas rentable.

Je n'en sais rien. C'est un projet qui offre énormément de possibilités. Mais c'est bien qu'Anderlecht en fasse partie. Et c'est normal car le Pajottenland commence après le Parking C et c'est de là que viennent la plupart des supporters du Sporting. De là à dire qu'Anderlecht a reçu le cadeau de sa vie, non. C'est juste la chance de sa vie. J'espère une chose: que dans cinq ans, il y ait cinq nouveaux stades en Belgique et que cela nous permette de conserver nos jeunes. Je veux apporter ma pierre à l'édifice. On me téléphone beaucoup et nous allons encore construire un ou deux stades en Belgique. Mais pour le moment, je me concentre sur celui de Bruxelles ainsi que sur ceux de Varsovie et de Londres, que nous allons construire également.

Par Jan Hauspie et Frédéric Vanheule

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Paul Gheysens dans votre Sport/Foot Magazine

Il y avait trois candidats constructeurs: vous, Denys et Besix. Et vous étiez le plus cher.Encore fallait-il voir ce que les autres proposaient: les structures d'accueil étaient-elles comprises?Qu'avez-vous convenu à ce sujet avec Anderlecht?Je ne m'exprimerai jamais à ce sujet. Si Monsieur Vanden Stock veut le faire, il peut. Nous avons pratiqué les prix du marché. Je suis content et lui aussi. Pourquoi? Parce que nous sommes professionnels et que nous offrons un rendement élevé tandis qu'il va bénéficier d'un produit qui n'existait pas. Je suis sûr que, dans peu de temps, le stade sera comble. Grâce à l'accueil. Les autres en pensent ce qu'ils veulent.Vous continuez à parler de stade national. Pourquoi?Anderlecht y jouera un rôle important mais partiel. Pour nous, les possibilités de recette en matière d'accueil les jours où il n'y aura pas de matches sont incroyables. Les gens n'imaginent pas. Le catering, c'est la base de tout. Imaginez: on peut servir des repas à 10.000 VIP. Grâce à cela et au parking, un ticket qui coûte normalement 70 euros vaudra 250 euros. Et le catering ne coûte que 30 euros. Nous allons donc gagner 150 euros. Fois 10.000 = 1,5 million d'euros! Et c'est dans la poche car, en matière, d'accueil, le stade Roi Baudouin n'offre aucune possibilité. En cinq matches, cela fera dix millions d'euros de différence. C'est pourquoi il est très important que l'équipe nationale joue là-bas.Tout le monde pense que, sans Anderlecht, ce stade n'est pas rentable.Je n'en sais rien. C'est un projet qui offre énormément de possibilités. Mais c'est bien qu'Anderlecht en fasse partie. Et c'est normal car le Pajottenland commence après le Parking C et c'est de là que viennent la plupart des supporters du Sporting. De là à dire qu'Anderlecht a reçu le cadeau de sa vie, non. C'est juste la chance de sa vie. J'espère une chose: que dans cinq ans, il y ait cinq nouveaux stades en Belgique et que cela nous permette de conserver nos jeunes. Je veux apporter ma pierre à l'édifice. On me téléphone beaucoup et nous allons encore construire un ou deux stades en Belgique. Mais pour le moment, je me concentre sur celui de Bruxelles ainsi que sur ceux de Varsovie et de Londres, que nous allons construire également.Par Jan Hauspie et Frédéric VanheuleRetrouvez l'intégralité de l'interview de Paul Gheysens dans votre Sport/Foot Magazine