"Mercredi, j'ai vu les images sur mon téléphone. Depuis, je l'ai vu sur un écran plus grand. J'ai vu les images ralenties plusieurs fois. En fait, j'ai regardé ce sprint des dizaines de fois. Je ne comprends pas du tout l'action de Groenewegen. Un coureur doit rester sur sa ligne. Il met le sprint en place, au milieu et il peut choisir sa ligne comme premier sprinter, bien sûr. Mais ensuite, il se dirige catégoriquement vers la droite et encore plus vers la droite. Il voit Fabio arriver et sort un coude. En fait, il s'allonge presque sur Fabio, ce qui lui fait perdre l'équilibre et le fait tomber contre le Nadar (barrière, NDLR). Il est vraiment très impliqué. Il n'y a pas de compréhension pour cela, c'est une agression. Il pousse vraiment Fabio dans le Nadar. Je n'ai pas été sprinter, mais je suis dans le cyclisme depuis des années et je connais un peu la course. Cette action n'est pas possible. Fabio attendait les 50 derniers mètres, sans cette action de Groenewegen, il le dépassait". "Alors non, je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit hier soir. Une plainte a déjà été déposée auprès de l'UCI et l'équipe fera de même en Pologne auprès de la police. Je pense que je dois déposer plainte ici, vous ne pouvez pas laisser passer cela et vous devez le faire sur place, là où l'accident s'est produit". Lefevere n'a-t-il pas peur de créer un précédent ? Son équipe connaît également les sprinters. Et s'ils partent à la faute ? "Mais mes coureurs ne devraient pas faire ça", répète-t-il. "Alors je vais les punir moi-même. Ecoutez, Sam Bennett a été condamné à une amende dans le plus récent Paris-Nice pour avoir commis jusqu'à trois erreurs dans le sprint et avoir incliné son épaule. L'UCI lui a infligé une amende et j'ai également admis que ce que Sam a fait ne pouvait pas être admis. Il faut être capable de le dire. Et ce que Groenewegen a fait ici est bien pire, vous devez agir contre cela". Jakobsen est à l'hôpital en Pologne. "Son état est grave, heureusement aucun organe vital n'a été touché, il est stable, mais les prochaines heures sont importantes. Ils vont essayer de le réveiller. Tous les os de son visage sont cassés. C'est vraiment très grave". Lefevere a reçu un appel hier soir du patron de l'équipe Jumbo-Visma, Richard Plugge, celle de Groenewegen. "Je lui ai dit que je pensais que c'était courageux de sa part de m'appeler, mais je lui ai aussi dit que je n'avais aucune compréhension pour la manoeuvre de Groenewegen. Je ne peux tout simplement pas". Lefevere n'est pas en Pologne et ne sait pas encore s'il va s'y rendre en avion. "Je ne m'occupe pas de cela en ce moment. J'ai été occupé avec sa famille (de Jakobsen) et la façon de la faire venir en Pologne le plus vite possible. Hier, j'ai téléphoné au père de Fabio. Ils avaient déjà prévu de prendre leur voiture et de parcourir plus de 1000 km à la hâte, mais j'ai immédiatement organisé un vol privé pour ses parents et sa petite amie. Ils ont décollé ce matin de Rotterdam pour la Pologne. Notre psychologue d'équipe les accompagne. Il va épauler nos coureurs". (Belga)

"Mercredi, j'ai vu les images sur mon téléphone. Depuis, je l'ai vu sur un écran plus grand. J'ai vu les images ralenties plusieurs fois. En fait, j'ai regardé ce sprint des dizaines de fois. Je ne comprends pas du tout l'action de Groenewegen. Un coureur doit rester sur sa ligne. Il met le sprint en place, au milieu et il peut choisir sa ligne comme premier sprinter, bien sûr. Mais ensuite, il se dirige catégoriquement vers la droite et encore plus vers la droite. Il voit Fabio arriver et sort un coude. En fait, il s'allonge presque sur Fabio, ce qui lui fait perdre l'équilibre et le fait tomber contre le Nadar (barrière, NDLR). Il est vraiment très impliqué. Il n'y a pas de compréhension pour cela, c'est une agression. Il pousse vraiment Fabio dans le Nadar. Je n'ai pas été sprinter, mais je suis dans le cyclisme depuis des années et je connais un peu la course. Cette action n'est pas possible. Fabio attendait les 50 derniers mètres, sans cette action de Groenewegen, il le dépassait". "Alors non, je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit hier soir. Une plainte a déjà été déposée auprès de l'UCI et l'équipe fera de même en Pologne auprès de la police. Je pense que je dois déposer plainte ici, vous ne pouvez pas laisser passer cela et vous devez le faire sur place, là où l'accident s'est produit". Lefevere n'a-t-il pas peur de créer un précédent ? Son équipe connaît également les sprinters. Et s'ils partent à la faute ? "Mais mes coureurs ne devraient pas faire ça", répète-t-il. "Alors je vais les punir moi-même. Ecoutez, Sam Bennett a été condamné à une amende dans le plus récent Paris-Nice pour avoir commis jusqu'à trois erreurs dans le sprint et avoir incliné son épaule. L'UCI lui a infligé une amende et j'ai également admis que ce que Sam a fait ne pouvait pas être admis. Il faut être capable de le dire. Et ce que Groenewegen a fait ici est bien pire, vous devez agir contre cela". Jakobsen est à l'hôpital en Pologne. "Son état est grave, heureusement aucun organe vital n'a été touché, il est stable, mais les prochaines heures sont importantes. Ils vont essayer de le réveiller. Tous les os de son visage sont cassés. C'est vraiment très grave". Lefevere a reçu un appel hier soir du patron de l'équipe Jumbo-Visma, Richard Plugge, celle de Groenewegen. "Je lui ai dit que je pensais que c'était courageux de sa part de m'appeler, mais je lui ai aussi dit que je n'avais aucune compréhension pour la manoeuvre de Groenewegen. Je ne peux tout simplement pas". Lefevere n'est pas en Pologne et ne sait pas encore s'il va s'y rendre en avion. "Je ne m'occupe pas de cela en ce moment. J'ai été occupé avec sa famille (de Jakobsen) et la façon de la faire venir en Pologne le plus vite possible. Hier, j'ai téléphoné au père de Fabio. Ils avaient déjà prévu de prendre leur voiture et de parcourir plus de 1000 km à la hâte, mais j'ai immédiatement organisé un vol privé pour ses parents et sa petite amie. Ils ont décollé ce matin de Rotterdam pour la Pologne. Notre psychologue d'équipe les accompagne. Il va épauler nos coureurs". (Belga)