Trois ans avant que Seraing ne monte pour la deuxième fois en première division en 1993, il était descendu en troisième division et avait été sauvé de la faillite par le riche homme d'affaires bruxellois Gérald Blaton. Ce dernier a fait venir pas moins de 27 jeunes footballeurs sud-américains, surtout brésiliens, via un agent. La plupart d'entre eux sont passés totalement inaperçus, mais les meilleurs se sont érigés en artistes du championnat de Belgique.
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Trois ans avant que Seraing ne monte pour la deuxième fois en première division en 1993, il était descendu en troisième division et avait été sauvé de la faillite par le riche homme d'affaires bruxellois Gérald Blaton. Ce dernier a fait venir pas moins de 27 jeunes footballeurs sud-américains, surtout brésiliens, via un agent. La plupart d'entre eux sont passés totalement inaperçus, mais les meilleurs se sont érigés en artistes du championnat de Belgique. Seraing est monté directement en D2, et a loupé de peu l'accession à la D1 dans la foulée. Subitement, en 1992, Blaton a engagé le libero danois Lars Olsen, qui venait d'être sacré champion d'Europe avec son équipe nationale. Le milieu de terrain Manu Karagiannis est arrivé de Waregem, et l'expérimenté gardien Ranko Stojic de Charleroi. C'était l'époque où les fumeurs invétérés Karagiannis et Olsen grillaient une cigarette à l'extérieur des vestiaires du Pairay après chaque match à domicile. La montée a été assurée au deuxième essai, et le président a encore engagé sept renforts supplémentaires. En 1993/94, Seraing alignait trois joueurs qui sont aujourd'hui les pères de célèbres footballeurs actifs dans le football belge et même international. En attaque, Roger Lukaku, recruté au FC Boom, était à la fois un point d'appui et un buteur attitré. Derrière, on trouvait Johan Vanheusden (arrivé du Beerschot), le père de l'actuel défenseur du Standard Zinho Vanheusden. Et en attaque, Edmilson Sr, comme son fils Edmilson Jr, aujourd'hui, se montrait déroutant sur son flanc. Avec également le médian expérimenté Patrick Teppers, Seraing a terminé troisième pour sa première saison parmi l'élite en pratiquant un football soigné, et a devancé les autres clubs liégeois qu'étaient le Standard (6e) et le RFC Liégeois (13e). Cette troisième place était synonyme de qualification européenne. À domicile contre Moscou, Seraing a rapidement été mené 0-4 devant à peine 4.000 spectateurs, est revenu à 3-4 dans les derniers instants, et s'est imposé 0-1 au retour dans la capitale russe, étant seulement éliminé au bénéfice des buts inscrits à l'extérieur. Lorsque le mécène Blaton a été atteint d'une maladie incurable, l'équipe s'est démantelée, avant de s'associer au Standard en 1996. Au Pairay, l'Union Liégeoise a pris la place laissée vacante. En 2014, les Francs Borains ont déménagé dans la région liégeoise, et depuis 2015, ils ont récupéré l'ancien nom du RFC Sérésien. Le club est aujourd'hui actif en D1 Amateurs. Au programme de cette saison, figurent deux derbies contre un autre ancien pensionnaire de l'élite, le RFC Liégeois.