Pär Zetterberg à propos...

...de l'ADN anderlechtois : "Anderlecht, c'est synonyme de classe. Les joueurs qui signent un contrat là-bas doivent savoir dès le départ que les supporters exigent du spectacle et qu'une défaite ne sera jamais acceptée facilement. Le football a fort changé par rapport à ce qu'il était il y a 20 ans. Mais un club doit essayer de conserver ses principes, on ne peut pas jeter comme ça son ADN."

...du noyau actuel : "Ils savent tous jouer au foot. Ça, j'en suis persuadé. Mais un joueur offensif d'Anderlecht doit être capable d'éliminer un adversaire. Ça doit carrément être sa première qualité. Aujourd'hui, je vois peu de gars qui osent dans l'équipe. Depuis quelques semaines, Amuzu montre un certain culot. Verschaeren essaie aussi. Mais les autres ? Le public veut voir des joueurs qui essaient quelque chose."

...de son rôle au Sporting : "Je serai tout simplement un membre du staff. Le nouvel entraîneur et son assistant dirigeront les entraînements, j'observerai et je m'exprimerai de temps en temps. On me demande aussi de conseiller les joueurs et de construire une relation de confiance avec eux. Ce qu'ils me confieront, je n'irai pas le raconter à l'entraîneur. Mais ce seront des informations qui pourraient me permettre d'aider le coach. Il y a deux mois, quand Luc Devroe m'a demandé dans quel rôle je m'imaginais à Anderlecht, on est arrivés plus ou moins au même descriptif de fonction : assister les joueurs et l'entraîneur. Je ne me voyais pas passer mes journées dans un bureau et signer des papiers du matin au soir. Je ne suis pas fait pour ça. C'est mieux pour tout le monde que je sois sur le terrain. C'est là que je suis peux être le plus utile pour le club, je crois."

...de son rôle dans le nouveau comité des transferts : "Que ce soit clair pour tout le monde, c'est à la demande de Michael Verschueren que je ferai partie de ce comité des transferts. Je pourrai donner mon avis sur chaque transfert, même sur un défenseur ou un gardien. Mais est-ce qu'il faudra une majorité simple pour approuver un transfert ? Est-ce que le directeur sportif aura la décision finale ? Tout ça n'a pas encore été décidé. Une chose est sûre, il y aura une cassure avec le passé. À Anderlecht, il y avait toujours une personne qui décidait qui venait et qui partait, ça ne sera plus comme ça. Et pour moi, c'était important qu'on me donne le droit de m'exprimer. Il ne faut pas me mettre dans un coin et m'imposer le silence."

Par Alain Eliasy, à Falkenberg

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