Confronté au refus des banques de lui prêter de l'argent, le club liégeois s'est tourné, en 2018, vers un fonds luxembourgeois pour lui avancer 4,6 millions d'euros. Le fonds en question s'appelle Star Football Finance Fund SCSp et a été constitué le 6 juillet 2016 au Luxembourg. Son objet est de prêter de l'argent à des clubs de foot qui sont dans l'attente de grosses rentrées financières. Le Standard a conclu un accord et reçu - en prêt - un montant de 4,6 millions d'euros à un taux d'intérêt de 7,25 %. Concrètement, cela signifie que le Standard a dû rembourser 5 millions d'euros au total.

L'actuel propriétaire du Standard, Bruno Venanzi, a confirmé cet emprunt. "Nous aurions préféré travailler avec des banques classiques à des taux plus avantageux, mais les banques belges ne proposent pas (ou plus) ce genre de services". Mais M. Venanzi ignore toutefois totalement l'origine des fonds qui lui ont été prêtés.

Les Pandora Papers mettent en lumière qu'un des partenaires ayant investi dans le fonds luxembourgeois est une société offshore (Mercury Management Inc.), créée aux îles Vierges britanniques et transférée en 2017 vers les îles Samoa, l'un des 9 derniers paradis fiscaux qui figurent sur la liste noire européenne.

Cette société détient un compte bancaire à Dubaï, et est détenue par un trust dont les bénéficiaires sont tous issus d'une famille pakistanaise pilotée par un important homme d'affaires. Il ressort toujours des Pandora Papers que certains membres de la famille, qualifiés de "profils à haut risque" par leur cabinet offshore, étaient poursuivis par le fisc pakistanais. Ils n'étaient pas régularisés lorsque la famille a participé au financement du Standard via le fonds luxembourgeois.

Confronté au refus des banques de lui prêter de l'argent, le club liégeois s'est tourné, en 2018, vers un fonds luxembourgeois pour lui avancer 4,6 millions d'euros. Le fonds en question s'appelle Star Football Finance Fund SCSp et a été constitué le 6 juillet 2016 au Luxembourg. Son objet est de prêter de l'argent à des clubs de foot qui sont dans l'attente de grosses rentrées financières. Le Standard a conclu un accord et reçu - en prêt - un montant de 4,6 millions d'euros à un taux d'intérêt de 7,25 %. Concrètement, cela signifie que le Standard a dû rembourser 5 millions d'euros au total. L'actuel propriétaire du Standard, Bruno Venanzi, a confirmé cet emprunt. "Nous aurions préféré travailler avec des banques classiques à des taux plus avantageux, mais les banques belges ne proposent pas (ou plus) ce genre de services". Mais M. Venanzi ignore toutefois totalement l'origine des fonds qui lui ont été prêtés. Les Pandora Papers mettent en lumière qu'un des partenaires ayant investi dans le fonds luxembourgeois est une société offshore (Mercury Management Inc.), créée aux îles Vierges britanniques et transférée en 2017 vers les îles Samoa, l'un des 9 derniers paradis fiscaux qui figurent sur la liste noire européenne. Cette société détient un compte bancaire à Dubaï, et est détenue par un trust dont les bénéficiaires sont tous issus d'une famille pakistanaise pilotée par un important homme d'affaires. Il ressort toujours des Pandora Papers que certains membres de la famille, qualifiés de "profils à haut risque" par leur cabinet offshore, étaient poursuivis par le fisc pakistanais. Ils n'étaient pas régularisés lorsque la famille a participé au financement du Standard via le fonds luxembourgeois.