Dimanche dernier, au bout des sifflets, le Mambour a vécu sa cinquième défaite d'une saison qui rime forcément avec déception. Charleroi, neuvième de la phase classique, doit désormais se concentrer sur des play-offs 2 où les Zèbres ont choisi d'endosser le costume de favori en affichant leurs ambitions de succès, comme il y a trois saisons, dernière fois qu'ils avaient manqué le top 6.

Le climat ne semble pourtant pas idéal dans le Pays Noir, où les supporters ont fait lire leur colère la semaine dernière. Sur leur page Facebook, les très écoutés Storm Ultras ont pointé du doigt une politique sportive à retardement, coupable selon eux de cette saison difficile. Quelques heures plus tard, ils ont une nouvelle fois dû sortir du bois pour évoquer un Felice Mazzù très bavard dans les médias en cette fin de semaine, évoquant notamment la possibilité d'un avenir - non immédiat - au Standard qui amène forcément une bonne dose de colère dans les tribunes.

Le banc de touche carolo risque d'attirer les regards en cette fin de saison. Devant les micros, Mazzù semble avoir décidé d'afficher ses envies de changement, même s'il maintient que sa priorité va aux play-offs 2 et que sa décision future ne se prendra qu'après une rencontre-bilan de fin de saison avec Mehdi Bayat. Dans les bureaux qui longent le boulevard Zoé Drion, on préparerait déjà une succession potentielle du faiseur de miracles du Mambour, au cas où Mazzù déciderait d'aller voir ailleurs.

Face à la presse, Mehdi Bayat a pourtant insisté sur le fait que son coach, annoncé partant chaque année, était toujours bel et bien là au fil des saisons, et a conclu par une question en forme de défi : " La presse peut spéculer mais je vous pose la question : vous le voyez partir pour quel grand club cet été ? "

L'histoire ne dit pas quelle aura été la réaction de Felice Mazzù en découvrant cette remarque de son patron. Par contre, les habitués du Pays Noir savent que les mots de l'administrateur-délégué sont rarement choisis au hasard quand un micro est à sa portée...

Par Guillaume Gautier