La Suissesse affrontera à cette occasion notre compatriote Oshin Derieuw, 34 ans, championne du monde WBF (empêchée) des super-légers (entre 61,237 et 63,503 kg). Invaincue en treize combats, tous remportés, dont cinq avant la limite, la citoyenne de Kuurne, employée au cabinet du bourgmestre de la localité, n'a plus combattu sur un ring depuis le 9 novembre 2019. La faute à une grave blessure au genou et au Covid-19. "Enfin", soupire-t-elle. "Enfin de retour sur le ring. Manquer les Jeux Olympiques à cause de ce genou a été un véritable drame. Mais pouvoir ainsi reprendre avec un combat pour une ceinture le rend moins amer. Je n'ai plus ressenti la moindre douleur au genou opéré depuis des mois. La rééducation m'a permis de découvrir d'autres façons d'entretenir ma condition physique, et de me renforcer musculairement. J'ai aussi eu l'occasion de régulièrement m'entraîner avec Femke Hermans, et nous sommes mêmes devenues amies. On va désormais se voir et travailler ensemble de plus en plus souvent." Derieuw l'avoue, elle ne connaît pas très bien Belkacem-Boudouma (40 ans, 10 victoires, 1 défaite), un ancien mannequin, mère de quatre enfants. "Mais mon entraîneur (Mohamed Nichane, ndlr) ne manquera pas de me faire un topo complet de sa boxe. De toute façon à l'étranger on n'a jamais fait le choix. Il faut gagner sans aucune discussion, et si possible avant la limite des dix rounds (de 2 minutes, ndlr)." Quadruple championne du monde WBF, la Belge a les faveurs du pronostic et Belkacem-Boudouma, très populaire en Suisse même si elle réside en France, et dont c'est sans doute le dernier combat, le sait. "C'est une petite Tyson. Elle a les muscles très courts, elle frappe fort et s'appuie sur une très belle technique", résume-t-elle. "Et surtout elle ne perd jamais. Mais bon, il y a toujours une première fois dans une carrière..." Comme Delfine Persoon il y a quelques semaines à Eernegem, Olivia Belkacem-Boudouma s'est beaucoup investie dans l'organisation du gala. La Salle Saint-Léonard pourra accueillir jusqu'à mille personnes munies d'un pass sanitaire. "J'y vais comme si c'était le dernier. Je veux savourer. Ma licence court jusqu'à la fin de l'année, mais la situation sanitaire se dégrade", conclut-elle. Le titre est vacant. Une victoire permettrait à Oshin Derieuw de viser "sa" ceinture mondiale, actuellement détenue ad-interim par la Française Prisca Vicot. À ce jour la Flandrienne a disputé et remporté quatre championnats du monde WBF des super-légers. (Belga)

La Suissesse affrontera à cette occasion notre compatriote Oshin Derieuw, 34 ans, championne du monde WBF (empêchée) des super-légers (entre 61,237 et 63,503 kg). Invaincue en treize combats, tous remportés, dont cinq avant la limite, la citoyenne de Kuurne, employée au cabinet du bourgmestre de la localité, n'a plus combattu sur un ring depuis le 9 novembre 2019. La faute à une grave blessure au genou et au Covid-19. "Enfin", soupire-t-elle. "Enfin de retour sur le ring. Manquer les Jeux Olympiques à cause de ce genou a été un véritable drame. Mais pouvoir ainsi reprendre avec un combat pour une ceinture le rend moins amer. Je n'ai plus ressenti la moindre douleur au genou opéré depuis des mois. La rééducation m'a permis de découvrir d'autres façons d'entretenir ma condition physique, et de me renforcer musculairement. J'ai aussi eu l'occasion de régulièrement m'entraîner avec Femke Hermans, et nous sommes mêmes devenues amies. On va désormais se voir et travailler ensemble de plus en plus souvent." Derieuw l'avoue, elle ne connaît pas très bien Belkacem-Boudouma (40 ans, 10 victoires, 1 défaite), un ancien mannequin, mère de quatre enfants. "Mais mon entraîneur (Mohamed Nichane, ndlr) ne manquera pas de me faire un topo complet de sa boxe. De toute façon à l'étranger on n'a jamais fait le choix. Il faut gagner sans aucune discussion, et si possible avant la limite des dix rounds (de 2 minutes, ndlr)." Quadruple championne du monde WBF, la Belge a les faveurs du pronostic et Belkacem-Boudouma, très populaire en Suisse même si elle réside en France, et dont c'est sans doute le dernier combat, le sait. "C'est une petite Tyson. Elle a les muscles très courts, elle frappe fort et s'appuie sur une très belle technique", résume-t-elle. "Et surtout elle ne perd jamais. Mais bon, il y a toujours une première fois dans une carrière..." Comme Delfine Persoon il y a quelques semaines à Eernegem, Olivia Belkacem-Boudouma s'est beaucoup investie dans l'organisation du gala. La Salle Saint-Léonard pourra accueillir jusqu'à mille personnes munies d'un pass sanitaire. "J'y vais comme si c'était le dernier. Je veux savourer. Ma licence court jusqu'à la fin de l'année, mais la situation sanitaire se dégrade", conclut-elle. Le titre est vacant. Une victoire permettrait à Oshin Derieuw de viser "sa" ceinture mondiale, actuellement détenue ad-interim par la Française Prisca Vicot. À ce jour la Flandrienne a disputé et remporté quatre championnats du monde WBF des super-légers. (Belga)