Flash-back, 28 janvier 2018. Orlando Sá, en véritable renard des surfaces, reprend une tête décroisée de Renaud Emond et ouvre le score lors de ce Clasico spectaculaire (3-3). Le buteur portugais ne le sait pas encore, mais il vient d'inscrire son dernier but à Sclessin avant son départ, un mois plus tard, pour la Chine au bout d'un bras-de-fer avec la direction et d'une communication assez floue des deux parties. Depuis cet envol pour Henan Jianye, personne ne l'a revu. Ou plutôt personne n'a revu le véritable Orlando Sá, auteur de 24 buts en 45 journées de championnat lors de ses deux premières saisons rouche. En Chine, l'expérience tourne au fiasco. Cinq mois après avoir forcé un transfert très lucratif (qui devait lui garantir 3,2 millions d'euros nets par saison), le Portugais retrouve la Cité Ardente, fin juillet 2018.

Le club et le joueur pensent réaliser une belle affaire. Le Standard sort d'une saison assez folle avec une seconde place en championnat et une victoire en Coupe de Belgique, et récupère gratuitement un attaquant qui lui a rapporté plus de 6 millions d'euros quelques mois plus tôt. Sá, lui, s'assied logiquement sur ses émoluments chinois mais négocie un salaire conséquent, le plus important du noyau. Un win-win, croit-on dans un premier temps. Mais l'attaquant portugais disparaît très vite des plans de Michel Preud'homme, arrivé tel le Messie en bords de Meuse, le même été.

Après une première titularisation lors de la 4e journée de championnat à Lokeren, assortie d'une victoire (0-3), l'attaquant portugais est la principale victime de la défaite indigne deux semaines plus tard, à Eupen, où il est une seconde fois titularisé. Ce sera sa dernière présence dans le onze de base, et le début d'un long calvaire qui a pris des proportions encore plus importantes ces derniers mois. Un dernier sursaut, le 17 mars 2019, ne changera rien : le Portugais offre la victoire lors d'une remontada épique face à Waasland-Beveren (0-3 à 4-3) et inscrit son premier et seul but de la saison.

MPH vs Sá

Quelques semaines plus tard, Orlando Sá est victime d'une rupture partielle du tendon d'Achille, qui l'écarte des terrains pour une longue durée. Cette blessure signe en quelque sorte son arrêt de mort du côté de Sclessin et ce même si son avenir semblait, avant cette blessure, plus qu'incertain. Car Orlando Sá n'a jamais retrouvé l'entièreté de ses sensations qui faisaient de lui l'une des principales terreurs de notre championnat avant son départ pour la Chine.

La relation froide, voire inexistante, entre lui et le nouveau boss du club principautaire n'a fait qu'empirer sa situation. D'ailleurs l'intéressé pointe, à en croire son entourage, Michel Preud'homme comme principal responsable de ce retour qui a tourné au fiasco.

Si les relations qu'il pouvait entretenir avec Bruno Venanzi ou Alexandre Grosjean avant son exil de quelques mois pour la Chine étaient plutôt chaleureuses, elles n'ont fait qu'empirer au fil des mois avec " Saint-Michel ", jusqu'à l'annonce, le 4 septembre dernier, de son renvoi dans le noyau B, en compagnie de Luis Pedro Cavanda et Sébastien Pocognoli. Ce dernier, véritable enfant de la maison, à qui on avait promis un avenir au sein du club après sa carrière de joueur, a toutefois pu compter sur pas mal de soutiens au sein de la presse locale et chez les supporters, avant de réintégrer le noyau A, deux semaines plus tard. Un faux retour en grâce puisque Poco n'a pas disputé la moindre minute de jeu cette saison.

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré au Standard et à Orlando Sá dans votre Sport/Foot Magazine

Flash-back, 28 janvier 2018. Orlando Sá, en véritable renard des surfaces, reprend une tête décroisée de Renaud Emond et ouvre le score lors de ce Clasico spectaculaire (3-3). Le buteur portugais ne le sait pas encore, mais il vient d'inscrire son dernier but à Sclessin avant son départ, un mois plus tard, pour la Chine au bout d'un bras-de-fer avec la direction et d'une communication assez floue des deux parties. Depuis cet envol pour Henan Jianye, personne ne l'a revu. Ou plutôt personne n'a revu le véritable Orlando Sá, auteur de 24 buts en 45 journées de championnat lors de ses deux premières saisons rouche. En Chine, l'expérience tourne au fiasco. Cinq mois après avoir forcé un transfert très lucratif (qui devait lui garantir 3,2 millions d'euros nets par saison), le Portugais retrouve la Cité Ardente, fin juillet 2018.Le club et le joueur pensent réaliser une belle affaire. Le Standard sort d'une saison assez folle avec une seconde place en championnat et une victoire en Coupe de Belgique, et récupère gratuitement un attaquant qui lui a rapporté plus de 6 millions d'euros quelques mois plus tôt. Sá, lui, s'assied logiquement sur ses émoluments chinois mais négocie un salaire conséquent, le plus important du noyau. Un win-win, croit-on dans un premier temps. Mais l'attaquant portugais disparaît très vite des plans de Michel Preud'homme, arrivé tel le Messie en bords de Meuse, le même été.Après une première titularisation lors de la 4e journée de championnat à Lokeren, assortie d'une victoire (0-3), l'attaquant portugais est la principale victime de la défaite indigne deux semaines plus tard, à Eupen, où il est une seconde fois titularisé. Ce sera sa dernière présence dans le onze de base, et le début d'un long calvaire qui a pris des proportions encore plus importantes ces derniers mois. Un dernier sursaut, le 17 mars 2019, ne changera rien : le Portugais offre la victoire lors d'une remontada épique face à Waasland-Beveren (0-3 à 4-3) et inscrit son premier et seul but de la saison.Quelques semaines plus tard, Orlando Sá est victime d'une rupture partielle du tendon d'Achille, qui l'écarte des terrains pour une longue durée. Cette blessure signe en quelque sorte son arrêt de mort du côté de Sclessin et ce même si son avenir semblait, avant cette blessure, plus qu'incertain. Car Orlando Sá n'a jamais retrouvé l'entièreté de ses sensations qui faisaient de lui l'une des principales terreurs de notre championnat avant son départ pour la Chine.La relation froide, voire inexistante, entre lui et le nouveau boss du club principautaire n'a fait qu'empirer sa situation. D'ailleurs l'intéressé pointe, à en croire son entourage, Michel Preud'homme comme principal responsable de ce retour qui a tourné au fiasco.Si les relations qu'il pouvait entretenir avec Bruno Venanzi ou Alexandre Grosjean avant son exil de quelques mois pour la Chine étaient plutôt chaleureuses, elles n'ont fait qu'empirer au fil des mois avec " Saint-Michel ", jusqu'à l'annonce, le 4 septembre dernier, de son renvoi dans le noyau B, en compagnie de Luis Pedro Cavanda et Sébastien Pocognoli. Ce dernier, véritable enfant de la maison, à qui on avait promis un avenir au sein du club après sa carrière de joueur, a toutefois pu compter sur pas mal de soutiens au sein de la presse locale et chez les supporters, avant de réintégrer le noyau A, deux semaines plus tard. Un faux retour en grâce puisque Poco n'a pas disputé la moindre minute de jeu cette saison.Retrouvez l'intégralité de l'article consacré au Standard et à Orlando Sá dans votre Sport/Foot Magazine