Le YRFC Malines a déposé plainte en référé contre la fédération de football et, quel que soit le jugement, il risque d'être emmêlé dans les rets de la justice. Car d'autres parties impliquées vont probablement suivre l'exemple malinois ou chercher d'autres issues. Dans ce chaos gigantesque, il semble impossible de rendre un jugement avant le début du mois de juillet juillet. Le timing semble plus important que les droits de la défense, c'est en tout cas ce que martèlent les avocats. Hugo Vandenberghe, le conseiller de l'agent Walter Mortelmans, fulminait, lors de la première séance, qu'on ne pouvait quand même pas suivre une procédure qui était habituelle dans les conseils de guerre allemands pendant la Deuxième Guerr...

Le YRFC Malines a déposé plainte en référé contre la fédération de football et, quel que soit le jugement, il risque d'être emmêlé dans les rets de la justice. Car d'autres parties impliquées vont probablement suivre l'exemple malinois ou chercher d'autres issues. Dans ce chaos gigantesque, il semble impossible de rendre un jugement avant le début du mois de juillet juillet. Le timing semble plus important que les droits de la défense, c'est en tout cas ce que martèlent les avocats. Hugo Vandenberghe, le conseiller de l'agent Walter Mortelmans, fulminait, lors de la première séance, qu'on ne pouvait quand même pas suivre une procédure qui était habituelle dans les conseils de guerre allemands pendant la Deuxième Guerre mondiale : on plaidait alors pour la forme. Comment la fédération, avec son règlement dépassé, va-t-elle faire front à cette salve de jugements musclés et sans doute juridiquement hermétiques ? Les parties concernées sont soutenues par un bataillon de grands avocats. La semaine passée, le procureur fédéral, Kris Wagner, a eu la malencontreuse idée de dire à Joost Everaert que son cabinet employait cent avocats. Il voulait ainsi dire qu'il devait lui être possible de s'en tenir à l'agenda serré mais en fait, Wagner n'a pas à se mêler de la manière dont les parties organisent leur défense. Cela ne favorise pas la sérénité de la procédure. De même qu'il était pour le moins malheureux que le président de l'UB, Gérard Linard, ne remette pas la Coupe de Belgique à Malines, qui n'est pas encore condamné. Tant que ce n'est pas le cas, Malines bénéficie de la présomption d'innocence. Sinon, ce n'était pas la peine d'organiser la finale de la Coupe. La rapidité avec laquelle l'affaire est traitée ouvre la porte aux spéculations et aux insinuations. Par exemple que Malines et Waasland-Beveren seront sacrifiés mais que les autres seront épargnés. On entend pas mal de rumeurs de ce genre dans les couloirs. Le chemin qui mène à la clarté est long, très long. Et on ne résout pas le problème en reportant la publication du calendrier de la D1A et de la D1B au mois de juillet. Pour le moment, nul ne peut mettre un semblant d'ordre dans le chaos. Le risque d'assister à une cascade de procédures juridiques est réel. C'est du jamais vu : des clubs vont reprendre l'entraînement dans le courant du mois de juin sans savoir dans quelle série ils se produiront. Dimanche, va-t-on assister à une passation de pouvoirs dans le football belge ? Si Genk s'impose au Club Bruges, il sera champion. Ce serait le couronnement mérité d'une campagne durant laquelle les Limbourgeois ont servi le meilleur football, le plus frais. Continuité et sérénité ont formé le fil rouge du Racing cette saison. Tous les regards sont tournés dans la même direction, avec un profond respect mutuel, dans l'intérêt du club, car l'égocentrisme est étranger à Genk. La quête de stabilité est bien différente dans d'autres clubs. Il y a 14 mois, Ostende a fièrement présenté un nouveau projet qui s'est complètement disloqué. Il a usé trois entraîneurs cette saison, autant qu'Anderlecht. Sans tenir compte de ce qui va arriver à Jess Thorup à Gand, il y a déjà eu dix changements d'entraîneur cette saison, le Cercle Bruges ayant également renvoyé le sien, Laurent Guyot. C'est un mal impossible à enrayer : les clubs suivent leurs émotions et bâtissent davantage sur des sables mouvants que sur de vraies fondations. Gand, qui a changé d'entraîneur à 22 reprises en vingt ans, retombe dans son péché mignon alors que le titre 2015 semblait lui ouvrir la voie de la continuité.