L'AC Milan, le FC Twente, le Sporting Lisbonne, Malaga, Queens Park Rangers, Sheffield Wednesday et maintenant Charlton Athletic, Oguchi Onyewu a bien bourlingué depuis son départ du Standard mais il n'a pas oublié la Belgique pour autant.

En 2004, vous signez au Standard, où vous restez trois ans, avant de partir six mois en prêt à Newcastle et de revenir. Dans la foulée, vous êtes champions. Qu'est-ce qui avait changé ?

Oguchi Onyewu : "Cette année-là, on avait conscience de notre force, de la puissance de l'équipe. Entre de nombreux jeunes de qualité (Marouane Fellaini, Steven Defour, Axel Witsel...) et des cadres solides, il y avait un très bon mix qui fonctionnait comme je ne l'ai jamais vu ailleurs. On a gagné le titre sans perdre (1 défaite en réalité), bien avant la fin du championnat. Et on a remis ça l'année d'après. En CE1, on a perdu contre Liverpool à la 118e sur un but de Dirk Kuyt, alors qu'on aurait dû gagner chez nous. On a tiré sur la barre, on a raté un péno. On a "choqué" Liverpool, ils ne pensaient pas qu'une équipe belge puisse rivaliser à ce point. On a fait la même chose chez eux, on a foncé... On savait que cela allait être très dur, on était les underdogs et les Reds avaient tout à perdre. On s'est donné à 200%, peu importe ce qu'il arrivait après".

Quelle était la part de Michel Preud'homme dans le titre des Rouches ?

"Il était là depuis longtemps, connaissait les gens, les mentalités, les supporters. Tout le monde le respectait en Belgique. Il a apporté cet état d'esprit dans le groupe. Il sait comment parler et motiver un groupe..."

Vous l'avez retrouvé deux ans et demi après à Twente ?

(Hésitant) "Il s'agissait d'une situation différente. Il n'était plus en Belgique, plus au Standard, plus chez lui. Ce n'était pas comparable".

Il y a quelque temps, la presse vous envoyait le rejoindre à Bruges...

(Il rigole) "Ce sont des ragots..."

Vous avez toujours des contacts avec la France et la Belgique ?

"Le FC Metz, c'est ma maison. L'an passé, je m'y entraînais quand j'ai cassé mon contrat avec le Sporting et j'y suis toujours le bienvenu. C'est le club de mon coeur, tout comme le Standard. J'ai passé presque six ans là-bas, j'ai le passeport d'ailleurs. Je suis encore en contact avec les D'Onofrio, les deux m'ont toujours soutenu durant toute ma carrière, encore maintenant..."

Par Henry Van Linden, à Londres

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Oguchi Onyewu dans votre Sport/Foot Magazine

L'AC Milan, le FC Twente, le Sporting Lisbonne, Malaga, Queens Park Rangers, Sheffield Wednesday et maintenant Charlton Athletic, Oguchi Onyewu a bien bourlingué depuis son départ du Standard mais il n'a pas oublié la Belgique pour autant.En 2004, vous signez au Standard, où vous restez trois ans, avant de partir six mois en prêt à Newcastle et de revenir. Dans la foulée, vous êtes champions. Qu'est-ce qui avait changé ?Oguchi Onyewu : "Cette année-là, on avait conscience de notre force, de la puissance de l'équipe. Entre de nombreux jeunes de qualité (Marouane Fellaini, Steven Defour, Axel Witsel...) et des cadres solides, il y avait un très bon mix qui fonctionnait comme je ne l'ai jamais vu ailleurs. On a gagné le titre sans perdre (1 défaite en réalité), bien avant la fin du championnat. Et on a remis ça l'année d'après. En CE1, on a perdu contre Liverpool à la 118e sur un but de Dirk Kuyt, alors qu'on aurait dû gagner chez nous. On a tiré sur la barre, on a raté un péno. On a "choqué" Liverpool, ils ne pensaient pas qu'une équipe belge puisse rivaliser à ce point. On a fait la même chose chez eux, on a foncé... On savait que cela allait être très dur, on était les underdogs et les Reds avaient tout à perdre. On s'est donné à 200%, peu importe ce qu'il arrivait après". Quelle était la part de Michel Preud'homme dans le titre des Rouches ?"Il était là depuis longtemps, connaissait les gens, les mentalités, les supporters. Tout le monde le respectait en Belgique. Il a apporté cet état d'esprit dans le groupe. Il sait comment parler et motiver un groupe..."Vous l'avez retrouvé deux ans et demi après à Twente ?(Hésitant) "Il s'agissait d'une situation différente. Il n'était plus en Belgique, plus au Standard, plus chez lui. Ce n'était pas comparable".Il y a quelque temps, la presse vous envoyait le rejoindre à Bruges...(Il rigole) "Ce sont des ragots..."Vous avez toujours des contacts avec la France et la Belgique ?"Le FC Metz, c'est ma maison. L'an passé, je m'y entraînais quand j'ai cassé mon contrat avec le Sporting et j'y suis toujours le bienvenu. C'est le club de mon coeur, tout comme le Standard. J'ai passé presque six ans là-bas, j'ai le passeport d'ailleurs. Je suis encore en contact avec les D'Onofrio, les deux m'ont toujours soutenu durant toute ma carrière, encore maintenant..."Par Henry Van Linden, à LondresRetrouvez l'intégralité de l'interview d'Oguchi Onyewu dans votre Sport/Foot Magazine