Paul Allaerts à propos...

...du scandale qui touche le foot belge : "Je ne sais pas si la justice s'est intéressée à nos matches contre Courtrai et Eupen, c'est peut-être aux gens de Malines qu'il faudrait poser la question... Mogi Bayat a quatre joueurs chez nous cette saison mais tout a évidemment été fait dans la plus parfaite légalité. Ce qu'il fait après avec ses commissions d'agent, ce n'est plus notre problème. Aucun contrat ne nous a été demandé par la justice."

...de la mauvaise image de Mouscron : "Ce qui me dérange, c'est la perception qu'on a de Mouscron. Quand Dennis Van Wijk, l'entraîneur de Malines, fait à l'avance des remarques déplacées sur le match qu'on va jouer à Eupen, ça me dérange. Les attaques perpétuelles venues de Flandre concernant notre licence ? Toujours à cause de cette perception dont je viens de te parler. Et c'est très difficile de changer une perception. On fait avec. Je te cite un autre exemple de la perception qu'on a de ce club. Je lis parfois des articles dans lesquels on compare le noyau de Mouscron à une légion étrangère. Mais la saison passée, on était dans le top 5 des clubs de D1A qui ont inscrit le plus de joueurs belges sur les feuilles de matches. Quand j'ai dit ça à un journaliste d'un grand quotidien flamand, il a failli tomber de sa chaise."

...du mauvais début de saison de Mouscron : "On a le plus petit budget ! Je prends l'exemple de Bruges en Ligue des Champions. Qu'est-ce qu'ils disent là-bas ? Ils rappellent que leur budget n'a rien à voir avec ceux de l'Atlético Madrid, de Dortmund et de Monaco. Pour nous, c'est la même chose en championnat de Belgique. On se bat avec nos moyens. On n'a pas beaucoup de points mais on ne perd pas non plus nos matches sur trois ou quatre buts d'écart. L'équipe s'est très vite retrouvée dans une spirale négative, en perdant le premier match à Ostende après avoir mené. Puis il y a eu des défaites dans les dernières minutes. Le stress et le manque de confiance se sont installés. Si on voit notre parcours sur une plus longue période, on constate que Mouscron vient de se sauver quatre fois d'affilée et que ce sont des clubs avec plus de moyens qui sont descendus. Ici, on sait à l'avance qu'on va se battre pour ne pas basculer. Les autres équipes de bas de classement n'ont pas fait le trou et il reste près de vingt matches. La D1B n'est pas une option, ça c'est clair."

...de la valse des entraîneurs : "Ici comme ailleurs, quand on engage un entraîneur, le but est de continuer un long moment avec lui. Mais il y a des situations qui font que ce n'est plus réaliste de poursuivre avec le coach en place. Aucun entraîneur ne peut dire qu'il a été maltraité à Mouscron ! Évidemment, ce ne sont pas les moments les plus gais pour une direction. Quand je suis avec Jürgen Röber et qu'on convoque Frank Defays pour lui dire que nos chemins se séparent, ce n'est agréable ni pour lui, ni pour nous. Mais ce sont des décisions qu'il faut prendre. Et on les prend dans une atmosphère de respect mutuel. N'importe quel entraîneur sait que ça peut lui arriver."

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Paul Allaerts dans votre Sport/Foot Magazine

Paul Allaerts à propos......du scandale qui touche le foot belge : "Je ne sais pas si la justice s'est intéressée à nos matches contre Courtrai et Eupen, c'est peut-être aux gens de Malines qu'il faudrait poser la question... Mogi Bayat a quatre joueurs chez nous cette saison mais tout a évidemment été fait dans la plus parfaite légalité. Ce qu'il fait après avec ses commissions d'agent, ce n'est plus notre problème. Aucun contrat ne nous a été demandé par la justice."...de la mauvaise image de Mouscron : "Ce qui me dérange, c'est la perception qu'on a de Mouscron. Quand Dennis Van Wijk, l'entraîneur de Malines, fait à l'avance des remarques déplacées sur le match qu'on va jouer à Eupen, ça me dérange. Les attaques perpétuelles venues de Flandre concernant notre licence ? Toujours à cause de cette perception dont je viens de te parler. Et c'est très difficile de changer une perception. On fait avec. Je te cite un autre exemple de la perception qu'on a de ce club. Je lis parfois des articles dans lesquels on compare le noyau de Mouscron à une légion étrangère. Mais la saison passée, on était dans le top 5 des clubs de D1A qui ont inscrit le plus de joueurs belges sur les feuilles de matches. Quand j'ai dit ça à un journaliste d'un grand quotidien flamand, il a failli tomber de sa chaise."...du mauvais début de saison de Mouscron : "On a le plus petit budget ! Je prends l'exemple de Bruges en Ligue des Champions. Qu'est-ce qu'ils disent là-bas ? Ils rappellent que leur budget n'a rien à voir avec ceux de l'Atlético Madrid, de Dortmund et de Monaco. Pour nous, c'est la même chose en championnat de Belgique. On se bat avec nos moyens. On n'a pas beaucoup de points mais on ne perd pas non plus nos matches sur trois ou quatre buts d'écart. L'équipe s'est très vite retrouvée dans une spirale négative, en perdant le premier match à Ostende après avoir mené. Puis il y a eu des défaites dans les dernières minutes. Le stress et le manque de confiance se sont installés. Si on voit notre parcours sur une plus longue période, on constate que Mouscron vient de se sauver quatre fois d'affilée et que ce sont des clubs avec plus de moyens qui sont descendus. Ici, on sait à l'avance qu'on va se battre pour ne pas basculer. Les autres équipes de bas de classement n'ont pas fait le trou et il reste près de vingt matches. La D1B n'est pas une option, ça c'est clair."...de la valse des entraîneurs : "Ici comme ailleurs, quand on engage un entraîneur, le but est de continuer un long moment avec lui. Mais il y a des situations qui font que ce n'est plus réaliste de poursuivre avec le coach en place. Aucun entraîneur ne peut dire qu'il a été maltraité à Mouscron ! Évidemment, ce ne sont pas les moments les plus gais pour une direction. Quand je suis avec Jürgen Röber et qu'on convoque Frank Defays pour lui dire que nos chemins se séparent, ce n'est agréable ni pour lui, ni pour nous. Mais ce sont des décisions qu'il faut prendre. Et on les prend dans une atmosphère de respect mutuel. N'importe quel entraîneur sait que ça peut lui arriver."Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview de Paul Allaerts dans votre Sport/Foot Magazine