Un football à l'arrêt pendant quelques semaines, au moment des fêtes de fin d'année, et des footballeurs qui en profitent pour recharger les batteries. Ça, c'est de l'histoire ancienne. Aujourd'hui, on joue encore en championnat après Noël et le ballon roulera à nouveau dès le week-end du 9 janvier.
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Un football à l'arrêt pendant quelques semaines, au moment des fêtes de fin d'année, et des footballeurs qui en profitent pour recharger les batteries. Ça, c'est de l'histoire ancienne. Aujourd'hui, on joue encore en championnat après Noël et le ballon roulera à nouveau dès le week-end du 9 janvier. Le Covid a complètement bouleversé le calendrier. On a déjà franchi les limites de la surcharge physique et ça ne va pas s'arranger. Tout le monde le sait, mais personne n'y fait rien. Et il n'y a pas que les clubs toujours engagés en Coupe d'Europe qui sont concernés. Par exemple, le rythme imposé actuellement à Mouscron, avec tous ces matches à rattraper, n'a rien de sain. Partout en Europe, les programmes sont retournés dans tous les sens. Et on n'a plus, en tête des classements, les leaders traditionnels. En Espagne, c'est la Real Sociedad qui mène la danse. En Allemagne, le Bayer Leverkusen. En France, Lille et Lyon. En Angleterre, Tottenham. En Italie, l'AC Milan. Les meilleurs clubs sont obligés d'appliquer des tournantes et ça provoque des résultats surprenants. Dans notre Jupiler Pro League aussi, il n'y a plus rien de prévisible. Il n'y a plus de stabilité dans les performances. Il y a quelques semaines, on faisait encore du Beerschot un possible candidat au titre. Et des pronostics avancés avant le début de la saison ne tiennent plus du tout la route. Bruges n'écrase pas le championnat, et là-bas, le fait de ne pas avoir renouvelé le noyau ressemble plus à un inconvénient qu'à un avantage. Gand n'est pas l'outsider attendu et a signé un triste record en usant son quatrième entraîneur en l'espace d'autant de mois. Le Beerschot et Louvain, qui ont passé un été plein d'incertitudes, réalisent un parcours remarquable. L'Antwerp semblait sur le point de confirmer, mais connaît maintenant un coup d'arrêt. Et Anderlecht illustre le côté imprévisible de notre compétition. La bonne sortie de vendredi dernier face à Genk a succédé à plusieurs matches moyens. Les entraîneurs ne sont pas des faiseurs de miracles et il ne suffit pas de donner les clés du camion mauve à Vincent Kompany pour refaire d'Anderlecht une machine de guerre. Hein Vanhaezebrouck, qui a toujours un statut de Dieu à Gand, essaie de renverser la vapeur. Comme Peter Maes à Saint-Trond. Sa désignation récente dans le Limbourg a suscité pas mal d'étonnement, mais tout le monde a droit à une deuxième chance. Il est bizarre, toutefois, que Maes, au moment de sa présentation, s'en soit pris aux médias qui avaient rappelé son implication présumée dans l'opération Mains Propres, avec des soupçons de blanchiment. On parle quand même ici de quelque chose de sérieux! Maes doit arrêter de se plaindre, on lui demande de se concentrer sur son nouveau job et de faire ce qu'il a souvent réussi dans le passé: faire parler ses compétences pour rendre son équipe meilleure. On lui demande aussi de ne plus s'en prendre à son prédécesseur. Parce qu'il a osé mettre en cause les méthodes de travail de Kevin Muscat. À part ça, c'est dommage qu'on n'ait toujours pas tiré au clair toutes les accusations nées avec la fameuse opération Mains Propres. Parce qu'aussi longtemps que ça n'aura pas été fait, des doutes subsisteront. On a déjà enregistré sept changements d'entraîneurs dans notre D1A. Et dans la plupart des cas, ces décisions ne faisaient que camoufler le noeud du problème. Bien souvent, l'explication des mauvais résultats est à chercher dans la composition des noyaux. Et on s'attend de nouveau à un mercato de janvier animé. Ce numéro de Sport/Foot Magazine restera en vente durant deux semaines. Le prochain sortira le 30 décembre et reviendra de façon originale sur l'année 2020. Nous vous souhaitons d'ores et déjà de joyeuses fêtes.