Cinq mois après l'interruption du championnat due au coronavirus, ça reprend enfin chez nous. Bruges et Charleroi ouvrent le bal ce samedi après-midi. Pendant des semaines, on a discuté la possibilité de jouer la dernière journée de la phase classique, pendant que la situation provoquée par le covid continuait à empirer.

On doit bien dû constater, avec regret, que les clubs sont bâtis sur des sables mouvants. Après les discussions sur la fin de la compétition 2019-2020, c'est le format du nouveau championnat qui a fait débat. La Pro League a longtemps ferraillé. Parce que la Belgique est un pays où tout le monde peut tout paralyser. Encore un exemple : c'est seulement trois jours avant leurs débuts que les clubs anversois ont su qu'ils pourraient jouer leur match à domicile ce week-end. Ici, tout est toujours d'une lenteur insupportable.

Il est enfin temps de rejouer au foot. Jeudi, Westerlo a été débouté dans sa demande pour devenir le dix-neuvième club de D1A, et donc ça peut vraiment commencer. Bruges, même battu en finale de la Coupe par l'Antwerp, reste l'incontournable favori. Il est même étonnant qu'après cette finale, on ait commencé à mettre en doute les facultés tactiques de Philippe Clement, pourtant adulé jusque-là. Comme si tout ce qu'il a réussi depuis ses débuts d'entraîneur, ça ne comptait déjà plus. Le football est un milieu où on raisonne au jour le jour, ça a toujours été comme ça.

Bruges, même battu en finale de la Coupe par l'Antwerp, reste l'incontournable favori.

En dehors du terrain aussi, Bruges ne fait qu'accentuer son avance sur la concurrence. Il passe, de plus en plus, pour une citadelle imprenable. Son budget, nonante millions, vaut deux fois celui d'Anderlecht. Et trois fois celui de l'Antwerp. Quand on voit que des clubs comme Mouscron et Ostende ont une enveloppe dix fois moins épaisse que celle du Club, on se dit, vraiment, qu'il n'y a pas de la place pour 18 équipes dans notre D1. Le constat ne date pas d'hier. Mais à cause de tous les événements récents, il était impossible de mettre sur pied une autre formule pour 2020-2021.

Bien sûr, et heureusement, ces écarts grotesques ne se retrouvent pas nécessairement sur les pelouses. Ainsi, les nouveaux venus comme le Beerschot et Louvain pourraient faire souffler un vent frais sur notre football. Au sommet de la hiérarchie, en tout cas, on n'imagine pas de révolution. Gand, deuxième plus gros budget, reste le premier rival de Bruges. Même si les Buffalos devront compenser le départ de Jonathan David. Faire venir un très bon joueur pour rien et le vendre deux ans plus tard pour une trentaine de millions, c'est assurément un joli coup. On fera aussi remarquer qu'à Gand, comme à Bruges, on n'a mis personne au chômage temporaire. Sympa. Et c'est la preuve qu'il y a des réserves dans la caisse, des réserves qui permettent de surmonter une période de moindre conjoncture.

Tout cela n'empêche pas de faire le constat que le football belge s'éloigne sans cesse un peu plus de ses bases. Huit de nos dix-huit clubs de D1A sont entre des mains étrangères et les noyaux continuent à comporter plus de joueurs étrangers que de Belges, même si le pourcentage de joueurs locaux a un peu progressé (222 sur 482). C'était en tout cas la situation il y a quelques jours, quand le Spécial Compétition de Sport/Foot Magazine a été bouclé. Il y a encore eu quelques arrivées entre-temps. Essentiellement en provenance de l'étranger. Bref, rien n'a changé. Idem en ce qui concerne les entraîneurs. Sur nos dix-huit clubs, onze se lancent aujourd'hui avec un coach qui n'était pas à cette place il y a un an. Si on compare avec le plateau de l'été 2018... un seul est toujours au poste. C'est Francky Dury.

Cinq mois après l'interruption du championnat due au coronavirus, ça reprend enfin chez nous. Bruges et Charleroi ouvrent le bal ce samedi après-midi. Pendant des semaines, on a discuté la possibilité de jouer la dernière journée de la phase classique, pendant que la situation provoquée par le covid continuait à empirer.On doit bien dû constater, avec regret, que les clubs sont bâtis sur des sables mouvants. Après les discussions sur la fin de la compétition 2019-2020, c'est le format du nouveau championnat qui a fait débat. La Pro League a longtemps ferraillé. Parce que la Belgique est un pays où tout le monde peut tout paralyser. Encore un exemple : c'est seulement trois jours avant leurs débuts que les clubs anversois ont su qu'ils pourraient jouer leur match à domicile ce week-end. Ici, tout est toujours d'une lenteur insupportable.Il est enfin temps de rejouer au foot. Jeudi, Westerlo a été débouté dans sa demande pour devenir le dix-neuvième club de D1A, et donc ça peut vraiment commencer. Bruges, même battu en finale de la Coupe par l'Antwerp, reste l'incontournable favori. Il est même étonnant qu'après cette finale, on ait commencé à mettre en doute les facultés tactiques de Philippe Clement, pourtant adulé jusque-là. Comme si tout ce qu'il a réussi depuis ses débuts d'entraîneur, ça ne comptait déjà plus. Le football est un milieu où on raisonne au jour le jour, ça a toujours été comme ça.En dehors du terrain aussi, Bruges ne fait qu'accentuer son avance sur la concurrence. Il passe, de plus en plus, pour une citadelle imprenable. Son budget, nonante millions, vaut deux fois celui d'Anderlecht. Et trois fois celui de l'Antwerp. Quand on voit que des clubs comme Mouscron et Ostende ont une enveloppe dix fois moins épaisse que celle du Club, on se dit, vraiment, qu'il n'y a pas de la place pour 18 équipes dans notre D1. Le constat ne date pas d'hier. Mais à cause de tous les événements récents, il était impossible de mettre sur pied une autre formule pour 2020-2021.Bien sûr, et heureusement, ces écarts grotesques ne se retrouvent pas nécessairement sur les pelouses. Ainsi, les nouveaux venus comme le Beerschot et Louvain pourraient faire souffler un vent frais sur notre football. Au sommet de la hiérarchie, en tout cas, on n'imagine pas de révolution. Gand, deuxième plus gros budget, reste le premier rival de Bruges. Même si les Buffalos devront compenser le départ de Jonathan David. Faire venir un très bon joueur pour rien et le vendre deux ans plus tard pour une trentaine de millions, c'est assurément un joli coup. On fera aussi remarquer qu'à Gand, comme à Bruges, on n'a mis personne au chômage temporaire. Sympa. Et c'est la preuve qu'il y a des réserves dans la caisse, des réserves qui permettent de surmonter une période de moindre conjoncture.Tout cela n'empêche pas de faire le constat que le football belge s'éloigne sans cesse un peu plus de ses bases. Huit de nos dix-huit clubs de D1A sont entre des mains étrangères et les noyaux continuent à comporter plus de joueurs étrangers que de Belges, même si le pourcentage de joueurs locaux a un peu progressé (222 sur 482). C'était en tout cas la situation il y a quelques jours, quand le Spécial Compétition de Sport/Foot Magazine a été bouclé. Il y a encore eu quelques arrivées entre-temps. Essentiellement en provenance de l'étranger. Bref, rien n'a changé. Idem en ce qui concerne les entraîneurs. Sur nos dix-huit clubs, onze se lancent aujourd'hui avec un coach qui n'était pas à cette place il y a un an. Si on compare avec le plateau de l'été 2018... un seul est toujours au poste. C'est Francky Dury.