Taper sur la faiblesse de son football est un sport national. Comme quand on aime répéter que la Premier League, ça c'est du foot, que chez nous ça n'avance pas, que nos tribunes sont en ruines ou que le tube cathodique nous propose que des images en slow-motion. Mais faut pas croire, on est loin d'être les seuls à (aimer) se flageller.

La France est peut-être maître en la matière dans la haine de soi, du flingage de ses têtes de gondole (Ribéry, Nasri, etc), l'Italie non plus n'est pas en reste, l'Angleterre assassine régulièrement son équipe nationale ou pointe l'absence de résultats sur la scène européenne de ses clubs dopés pourtant aux roubles et pétrodollars.

Même l'Allemagne voulait dézinguer son sélectionneur, Joachim Löw, jusqu'à un quart de finale victorieux face aux Bleus. En ces jours de festivités, où l'on est prêt avaler la lourde et souvent indigeste bûche de Noël avec le sourire, à boire l'infâme pousse-café reçu en cadeau il y a quelques années et dont on n'a pas su se débarrasser, on doit pouvoir assez facilement regarder dans le rétro avec optimise.

Car 2014, c'est évidemment l'année des Diables, un quart de finale de Coupe du Monde, une présence dans le dernier huit du sport-roi pour un pays classé tout de même 75e des pays les "plus" peuplés de la planète, une quatrième place au classement FIFA (on évitera juste de se pencher sur la justesse de ce classement), la consécration de Thibaut Courtois, incontestable numéro un mondial (en considérant Manuel Neuer comme un onzième joueur de champ), la Hazardmania magnifiée grâce aux coups de reins assénés à la Premier League, la hype Origi, la vista de Prince Kevin, sans oublier évidemment le meilleur PDG-Footballeur-Politicien de la planète : notre capitaine, Vincent Kompany, seulement précédé par Marc Wilmots comme étendard de la nation.

Faut pas croire, on est loin d'être les seuls à (aimer) se flageller.

Willy capable même en 2014 de résister aux sirènes de la Bundesliga, c'est dire. Et puis y a tout le reste, le terroir et son épicerie fine : Dennis Praet, Youri Tielemans, Paul-José Mpoku, les jeunes exilés, Yannick Ferreira Carrasco, Michy Batshuayi, en attendant Musonda Jr, le respect des traditions aussi avec l'enfer de Sclessin (pour ses couleurs), Preud'homme en gesticulateur professionnel et homme providentiel d'un Club surexcité, ou Roger Vanden Stock qui continue à croire en ses rêves de conquêtes européennes.

Et puis il y a les bonnes surprises : deux clubs qui passent l'hiver en Europe, le folko-friqué Marc Coucke ou la fin du Carolo are-naque. Bon, c'est vrai, y a aussi Bjorn Ruytinx, Arjan Swinkels, le pourtant sympa Bart Buysse, la mort à petit feu du foot wallon (Mons, La Louvière), etc. Et donc pour ceux qui continuent à faire la gueule, rappelez-vous simplement de 2007, de notre 71e place au classement FIFA, aucun club belge dans les poules de la LC, Bruges éliminé au premier tour de l'Europe League par Brann Bergen tout comme le Standard par le Zenit Saint-Pétersbourg. Alors franchement, on était pas bien en 2014 ?

Taper sur la faiblesse de son football est un sport national. Comme quand on aime répéter que la Premier League, ça c'est du foot, que chez nous ça n'avance pas, que nos tribunes sont en ruines ou que le tube cathodique nous propose que des images en slow-motion. Mais faut pas croire, on est loin d'être les seuls à (aimer) se flageller.La France est peut-être maître en la matière dans la haine de soi, du flingage de ses têtes de gondole (Ribéry, Nasri, etc), l'Italie non plus n'est pas en reste, l'Angleterre assassine régulièrement son équipe nationale ou pointe l'absence de résultats sur la scène européenne de ses clubs dopés pourtant aux roubles et pétrodollars.Même l'Allemagne voulait dézinguer son sélectionneur, Joachim Löw, jusqu'à un quart de finale victorieux face aux Bleus. En ces jours de festivités, où l'on est prêt avaler la lourde et souvent indigeste bûche de Noël avec le sourire, à boire l'infâme pousse-café reçu en cadeau il y a quelques années et dont on n'a pas su se débarrasser, on doit pouvoir assez facilement regarder dans le rétro avec optimise.Car 2014, c'est évidemment l'année des Diables, un quart de finale de Coupe du Monde, une présence dans le dernier huit du sport-roi pour un pays classé tout de même 75e des pays les "plus" peuplés de la planète, une quatrième place au classement FIFA (on évitera juste de se pencher sur la justesse de ce classement), la consécration de Thibaut Courtois, incontestable numéro un mondial (en considérant Manuel Neuer comme un onzième joueur de champ), la Hazardmania magnifiée grâce aux coups de reins assénés à la Premier League, la hype Origi, la vista de Prince Kevin, sans oublier évidemment le meilleur PDG-Footballeur-Politicien de la planète : notre capitaine, Vincent Kompany, seulement précédé par Marc Wilmots comme étendard de la nation.Willy capable même en 2014 de résister aux sirènes de la Bundesliga, c'est dire. Et puis y a tout le reste, le terroir et son épicerie fine : Dennis Praet, Youri Tielemans, Paul-José Mpoku, les jeunes exilés, Yannick Ferreira Carrasco, Michy Batshuayi, en attendant Musonda Jr, le respect des traditions aussi avec l'enfer de Sclessin (pour ses couleurs), Preud'homme en gesticulateur professionnel et homme providentiel d'un Club surexcité, ou Roger Vanden Stock qui continue à croire en ses rêves de conquêtes européennes.Et puis il y a les bonnes surprises : deux clubs qui passent l'hiver en Europe, le folko-friqué Marc Coucke ou la fin du Carolo are-naque. Bon, c'est vrai, y a aussi Bjorn Ruytinx, Arjan Swinkels, le pourtant sympa Bart Buysse, la mort à petit feu du foot wallon (Mons, La Louvière), etc. Et donc pour ceux qui continuent à faire la gueule, rappelez-vous simplement de 2007, de notre 71e place au classement FIFA, aucun club belge dans les poules de la LC, Bruges éliminé au premier tour de l'Europe League par Brann Bergen tout comme le Standard par le Zenit Saint-Pétersbourg. Alors franchement, on était pas bien en 2014 ?