Avant d'exploser à Aston Villa, Christian Benteke a pas mal galéré. Après des allers-retours entre Sclessin et Genk chez les jeunes, Benteke n'arrive pas à se faire une véritable place dans l'équipe première des Rouches, entre 2009 et 2011. Sa période au Standard n'est pas simple.

Le jeune attaquant belge, alors à peine âgé de 18 ans, est prêté deux saisons consécutives par les Liégeois. La première année, à Courtrai, où l'expérience est plutôt réussie : Christian plante 16 roses en 38 rencontres. De quoi revenir en force en force en bord de Meuse ? Tout porte à le croire. Dans un match de gala face au Real Madrid au mois d'août, Benteke a le temps de faire trembler les filets d'une tête rageuse, sur un centre de Réginal Goreux. Insuffisant pour persuader le Standard, qui décide, dans les derniers instants du mercato, de le prêter une nouvelle fois.

Mieux d'être titulaire à Malines que cinquième attaquant au Standard.

Direction Malines pour le jeune Belge. Aloys Nong fait le chemin inverse et rejoint les Rouches. Un deal que Benteke a mis du temps à accepter. Son envie de rejoindre les Malinois est quasi nulle. Mais il se pliera finalement aux envies du Standard. Il nous l'explique d'ailleurs dans un entretien réalisé à l'époque : avant de partir à Malines, "je me sentais toujours Standardman à fond et il fallait au moins qu'on me donne un petit peu de temps pour réfléchir. J'en parle à Leekens (chez les Diables, ndlr.) avant l'entraînement et il me dit que ce prêt peut être une très bonne chose pour ma carrière. Il me fait remarquer que c'est mieux d'être titulaire à Malines que cinquième attaquant du Standard."

Le transfert a finalement lieu par la force des choses. "Si le Standard prend le même jour Mbaye Leye, Aloys Nong et Mémé Tchité, ce n'est pas pour les laisser sur le banc ou dans la tribune. J'allais changer de statut et j'ai décidé d'accepter. Je n'avais pas le choix. Si je refusais, le transfert de Nong capotait et ça serait retombé sur moi à Liège", nous dit-il en 2010.

Christian Benteke, belga
Christian Benteke © belga

Aucune explication du Standard

L'attitude du Standard à son égard avait d'ailleurs fortement déçu l'attaquant. Le jour du transfert, Benteke "n'a eu personne au téléphone depuis. C'est décevant parce qu'on est tous des hommes. En fait, je ne m'attendais même pas à être appelé par quelqu'un du club. Quand on m'avait viré dans le noyau B il y a un peu plus d'un an, j'avais appris la décision par le team manager. Et on ne m'avait pas plus parlé quand on m'avait casé à Courtrai."

Lucidité et mental

Benteke est lucide sur le sort qui lui est réservé chez les Rouches : "Le club voulait me prêter, ça signifiait clairement qu'il ne croyait pas en moi. Et en faisant échouer le transfert de Nong, j'aurais réglé mon sort définitivement."

Le Standard paie environ 1,5 million d'euros, en plus de Benteke, pour s'offrir les services de Nong. Un échange qui, aujourd'hui, paraîtrait insensé.

Benteke face à Courtrai, où il avait été prêté par le Standard une saison auparavant., belga
Benteke face à Courtrai, où il avait été prêté par le Standard une saison auparavant. © belga

Malgré ces plusieurs rejets du Standard, Benteke, garde, déjà à l'époque et malgré son jeune âge, un moral d'acier. "Tu dois te relever, même si c'est dur. Mais depuis ma saison à Courtrai, il en faut beaucoup pour vraiment me démoraliser. J'ai appris à m'assumer à 18 ans et j'ai pris confiance en faisant une bonne saison."

Avant de rejoindre le KV Mechelen, Benteke avait déjà sa petite idée. "Si je fais une bonne saison avec Malines, un autre club pourrait m'acheter. Ce serait bien", nous disait-il. Bingo.

Derrière les casernes, Benteke dispute vingt rencontres et inscrit sept buts. Une moyenne convenable, sans être exceptionnelle, qui poussera le Standard à se débarrasser définitivement de son attaquant. L'été 2011, Christian rejoint Genk, où il s'épanouit pleinement. La suite : Aston Villa et la Premier League, avec le succès que l'on connaît. En football, plus qu'ailleurs, tout peut aller très vite. L'histoire de Christian Benteke est là pour nous le rappeler.

Benteke avec Malines., belga
Benteke avec Malines. © belga
Avant d'exploser à Aston Villa, Christian Benteke a pas mal galéré. Après des allers-retours entre Sclessin et Genk chez les jeunes, Benteke n'arrive pas à se faire une véritable place dans l'équipe première des Rouches, entre 2009 et 2011. Sa période au Standard n'est pas simple. Le jeune attaquant belge, alors à peine âgé de 18 ans, est prêté deux saisons consécutives par les Liégeois. La première année, à Courtrai, où l'expérience est plutôt réussie : Christian plante 16 roses en 38 rencontres. De quoi revenir en force en force en bord de Meuse ? Tout porte à le croire. Dans un match de gala face au Real Madrid au mois d'août, Benteke a le temps de faire trembler les filets d'une tête rageuse, sur un centre de Réginal Goreux. Insuffisant pour persuader le Standard, qui décide, dans les derniers instants du mercato, de le prêter une nouvelle fois.Direction Malines pour le jeune Belge. Aloys Nong fait le chemin inverse et rejoint les Rouches. Un deal que Benteke a mis du temps à accepter. Son envie de rejoindre les Malinois est quasi nulle. Mais il se pliera finalement aux envies du Standard. Il nous l'explique d'ailleurs dans un entretien réalisé à l'époque : avant de partir à Malines, "je me sentais toujours Standardman à fond et il fallait au moins qu'on me donne un petit peu de temps pour réfléchir. J'en parle à Leekens (chez les Diables, ndlr.) avant l'entraînement et il me dit que ce prêt peut être une très bonne chose pour ma carrière. Il me fait remarquer que c'est mieux d'être titulaire à Malines que cinquième attaquant du Standard." Le transfert a finalement lieu par la force des choses. "Si le Standard prend le même jour Mbaye Leye, Aloys Nong et Mémé Tchité, ce n'est pas pour les laisser sur le banc ou dans la tribune. J'allais changer de statut et j'ai décidé d'accepter. Je n'avais pas le choix. Si je refusais, le transfert de Nong capotait et ça serait retombé sur moi à Liège", nous dit-il en 2010.L'attitude du Standard à son égard avait d'ailleurs fortement déçu l'attaquant. Le jour du transfert, Benteke "n'a eu personne au téléphone depuis. C'est décevant parce qu'on est tous des hommes. En fait, je ne m'attendais même pas à être appelé par quelqu'un du club. Quand on m'avait viré dans le noyau B il y a un peu plus d'un an, j'avais appris la décision par le team manager. Et on ne m'avait pas plus parlé quand on m'avait casé à Courtrai."Benteke est lucide sur le sort qui lui est réservé chez les Rouches : "Le club voulait me prêter, ça signifiait clairement qu'il ne croyait pas en moi. Et en faisant échouer le transfert de Nong, j'aurais réglé mon sort définitivement."Le Standard paie environ 1,5 million d'euros, en plus de Benteke, pour s'offrir les services de Nong. Un échange qui, aujourd'hui, paraîtrait insensé. Malgré ces plusieurs rejets du Standard, Benteke, garde, déjà à l'époque et malgré son jeune âge, un moral d'acier. "Tu dois te relever, même si c'est dur. Mais depuis ma saison à Courtrai, il en faut beaucoup pour vraiment me démoraliser. J'ai appris à m'assumer à 18 ans et j'ai pris confiance en faisant une bonne saison."Avant de rejoindre le KV Mechelen, Benteke avait déjà sa petite idée. "Si je fais une bonne saison avec Malines, un autre club pourrait m'acheter. Ce serait bien", nous disait-il. Bingo.Derrière les casernes, Benteke dispute vingt rencontres et inscrit sept buts. Une moyenne convenable, sans être exceptionnelle, qui poussera le Standard à se débarrasser définitivement de son attaquant. L'été 2011, Christian rejoint Genk, où il s'épanouit pleinement. La suite : Aston Villa et la Premier League, avec le succès que l'on connaît. En football, plus qu'ailleurs, tout peut aller très vite. L'histoire de Christian Benteke est là pour nous le rappeler.