Le président Edward Van Daele nous l'avait martelé au moment où Sport Foot Magazine avait révélé récemment que la vente des parts lilloises de Mouscron Péruwelz se négociait en priorité avec un acteur français. Il ajoutait qu'une piste exotique, arabe ou autre, n'existait que "dans les fantasmes de certains". Mensonge (que l'on pourrait comprendre pour des questions de confidentialité) ou ignorance de ce qui se tramait au LOSC ? On penche plutôt pour la première réponse.

Aujourd'hui, le même Van Daele confirme les informations parues la semaine dernière : "Il y a bien des négociations en cours avec le Sultanat d'Oman". Une vraie affaire d'état car ce serait carrément le pays qui serait intéressé par un investissement ici. Le Sultan d'Oman est l'un des 12 monarques les plus riches du globe. Donc, question pépettes, ça ne posera pas de problème, Lille recevra le montant qu'il réclame.

Mais tout cela paraît un peu trop beau, ça fait un peu trop penser à un conte des mille et une nuits pour que ça se réalise sans faux pli. D'abord, des familles du bout du monde et riches à n'en plus finir qui investissent dans le foot, ça ne rappelle pas que des bons souvenirs chez nous. A Visé, c'est une dynastie indonésienne méga-riche qui avait pris le pouvoir et on a vu ce que ça a donné.

Des gars d'Oman qui viendraient chez nous pour confirmer un ancrage local et travailler avec les jeunes, on n'y croit pas trop.

Mais il y a aussi toutes les questions sur les vraies motivations du Sultanat. On prend l'exemple des Qataris au Paris Saint-Germain. Ils ont débarqué avec leur coffre pour faire encore plus de gros sous, pour se mettre en valeur, pour gagner la Ligue des Champions. Des gros sous, ils n'en font pas avec Zlatan et sa bande, au contraire ils en perdent un paquet mais ça ne les tracasse pas. Se mettre en valeur, c'est possible avec un grand club français qui brille en Europe, pas avec Mouscron Péruwelz. Et la Ligue des Champions, on n'en parle même pas.

Le président mouscronnois tonne qu'il est stipulé dans la convention avec Lille que les détenteurs des 49% belges des parts de Mouscron Péruwelz (8 investisseurs dont Van Daele, un échevin de la ville qui a investi à titre privé, des particuliers et des hommes d'affaires) ont un droit de veto sur tout accord de revente des 51% de parts du LOSC. On le croit.

Mais quid, alors, de ses exigences quant au repreneur ? Il veut "garder un ancrage local" et "favoriser le fonctionnement du Futurosport". Des gars d'Oman qui viendraient chez nous pour prendre une apparence locale et miser sur le travail avec les jeunes, ça on y croit déjà beaucoup moins.

Par Pierre Danvoye

Le président Edward Van Daele nous l'avait martelé au moment où Sport Foot Magazine avait révélé récemment que la vente des parts lilloises de Mouscron Péruwelz se négociait en priorité avec un acteur français. Il ajoutait qu'une piste exotique, arabe ou autre, n'existait que "dans les fantasmes de certains". Mensonge (que l'on pourrait comprendre pour des questions de confidentialité) ou ignorance de ce qui se tramait au LOSC ? On penche plutôt pour la première réponse.Aujourd'hui, le même Van Daele confirme les informations parues la semaine dernière : "Il y a bien des négociations en cours avec le Sultanat d'Oman". Une vraie affaire d'état car ce serait carrément le pays qui serait intéressé par un investissement ici. Le Sultan d'Oman est l'un des 12 monarques les plus riches du globe. Donc, question pépettes, ça ne posera pas de problème, Lille recevra le montant qu'il réclame.Mais tout cela paraît un peu trop beau, ça fait un peu trop penser à un conte des mille et une nuits pour que ça se réalise sans faux pli. D'abord, des familles du bout du monde et riches à n'en plus finir qui investissent dans le foot, ça ne rappelle pas que des bons souvenirs chez nous. A Visé, c'est une dynastie indonésienne méga-riche qui avait pris le pouvoir et on a vu ce que ça a donné.Mais il y a aussi toutes les questions sur les vraies motivations du Sultanat. On prend l'exemple des Qataris au Paris Saint-Germain. Ils ont débarqué avec leur coffre pour faire encore plus de gros sous, pour se mettre en valeur, pour gagner la Ligue des Champions. Des gros sous, ils n'en font pas avec Zlatan et sa bande, au contraire ils en perdent un paquet mais ça ne les tracasse pas. Se mettre en valeur, c'est possible avec un grand club français qui brille en Europe, pas avec Mouscron Péruwelz. Et la Ligue des Champions, on n'en parle même pas.Le président mouscronnois tonne qu'il est stipulé dans la convention avec Lille que les détenteurs des 49% belges des parts de Mouscron Péruwelz (8 investisseurs dont Van Daele, un échevin de la ville qui a investi à titre privé, des particuliers et des hommes d'affaires) ont un droit de veto sur tout accord de revente des 51% de parts du LOSC. On le croit.Mais quid, alors, de ses exigences quant au repreneur ? Il veut "garder un ancrage local" et "favoriser le fonctionnement du Futurosport". Des gars d'Oman qui viendraient chez nous pour prendre une apparence locale et miser sur le travail avec les jeunes, ça on y croit déjà beaucoup moins.Par Pierre Danvoye