L'avocat de Somers dénonce la vision du parquet fédéral de le présenter comme l'architecte du présumé du trucage du match entre le FC Malines et Waasland-Beveren en playoffs de l'an dernier. "Les conséquences de cette image négative sont dramatiques, tant sur le plan personnel que professionnel. Pensez aux articles de journaux. Comment réagiraient vos enfants? Comment expliqueriez-vous cela à vos partenaires commerciaux? Aux joueurs? Aux supporters? Il lui faudra de nombreuses années pour effacer cette atteinte à sa réputation. Beaucoup de souffrances et de dommages financiers auraient pu être évités si le parquet fédéral avait approfondi son enquête. Rien n'indique qu'il soit possible d'établir avec certitude qu'il y a eu trucage. Cette histoire est construite sur quelque chose de distinct de la réalité. C'est de la pure fiction."

Pour l'avocat d'Olivier Somers, il n'y a cependant qu'un seul architecte: Veljkovic. "L'homme qui brille dans cette procédure par son absence. Un maître manipulateur, qui a emballé tout le monde dans son histoire. Il tisse une toile autour de sa cible, qui se retrouve dans l'impossibilité de regarder les choses objectivement. De cette façon, il accroît son pouvoir sur ses cibles. Et quelqu'un qui s'y est empêtré a du mal à s'en sortir."

Depuis sa nomination en décembre 2017, Somers prétend s'être battu contre des agents de joueurs. La coopération avec Veljkovic a également pris fin. "Mais Veljkovic ne s'est pas laissé écarter. En janvier 2018, Somers a été traqué quotidiennement par Veljkovic. Il voulait profiter du malaise sportif pour mettre son pied dans un club qui l'écartait", a poursuivi l'avocat de Somers.

Par la suite, ont eu lieu un certain nombre d'appels téléphoniques mais selon l'avocat, il n'aurait jamais été question du match FC Malines/Waasland-Beveren.

"Quatre faits ont été reprochés à Somers dans ce match, avoir approché Olivier Swolfs, Dirk Huyck, Olivier Myny et Davy Roef", selon l'avocat, qui cite plusieurs écoutes téléphoniques qui "exonèrent Somers".

Thierry Steemans, membre avec Somers du conseil d'administration de Malines, n'a pas été épargné. Il est décrit comme la personne de contact de Veljkovic. "Mais Steemans n'a jamais rien transmis à Veljkovic. Il n'était pas au courant de ce qui se passait au-dessus de sa tête."

Eupen/Mouscron a été régulièrement mentionné dans les enregistrements. "Somers était stressé et a contacté plusieurs fois pour demander si les adversaires d'Eupen (l'Antwerp et Mouscron, NDLR) allaient jouer à fond. A l'époque, un membre de la fédération flamande s'est inquiété de la mauvaise réputation de Mouscron. Aussi parce que Mogi Bayat avait des joueurs dans les deux clubs." Mais, dit l'avocat, cela ne devrait pas être pris en compte. "Parce que cette rencontre a été classée sans suite par le coordinateur de l'enquête. Donc l'accusation pour ce match devrait être considérée comme irrecevable."