Qu'est-ce qui est le plus stressant : jouer pour la victoire et une place au sommet du classement, comme vous l'avez fait à Anderlecht, ou devoir lutter contre la relégation, comme aujourd'hui ?
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Qu'est-ce qui est le plus stressant : jouer pour la victoire et une place au sommet du classement, comme vous l'avez fait à Anderlecht, ou devoir lutter contre la relégation, comme aujourd'hui ? Quand même la lutte pour le titre. C'est une autre forme de stress. On peut écrire l'histoire, et aucune erreur n'est donc permise. La concentration doit être maximale. Lorsqu'on se trouve en fond de classement, tout est examiné à la loupe. Cela me rend de mauvaise humeur. J'ai l'habitude de perdre au maximum trois fois par saison. Aujourd'hui, je vis le scénario inverse : je n'ai encore gagné que quatre fois. C'est une sensation bizarre pour moi. Nous devons simplement veiller à n'avoir rien à nous reprocher au terme de la phase classique. C'est la raison pour laquelle le soulagement était immense après la victoire contre l'Antwerp, un candidat au titre. D'autant qu'elle fut acquise avec la manière. Cette mentalité de vainqueur était plaisante à voir. Glen De Boeck a pris 3 points sur 9 contre Zulte Waregem, Courtrai et l'Antwerp. Qu'a-t-il apporté à Lokeren ? Il a renforcé l'esprit d'équipe. C'est essentiellement sur ce point qu'il a concentré son attention. Il veut que nous tirions tous à la même corde. L'intérêt collectif prime sur le reste. Nous devons faire preuve de plus de discipline, respecter les consignes et avoir un respect mutuel. Les egos n'ont pas leur place. Il veut voir des guerriers sur le terrain. Mais il veut malgré tout laisser une place aux artistes. Contre l'Antwerp, on a vu que Knowledge Musona pouvait nous apporter un plus. José Cevallos doit encore davantage imprimer sa griffe, améliorer ses statistiques. Il en est conscient. En étant réaliste, combien de points pouvez-vous espérer remporter pour assurer votre maintien, en sachant que vous devez encore affronter le Standard, Mouscron, Anderlecht, Genk et le Cercle Bruges ? À l'heure qu'il est, vous comptez cinq points de retard sur Waasland-Beveren. Nous espérons un 9 sur 15. Si je me fie à mon instinct, c'est le maximum que nous pouvons atteindre. Si nous y parvenons, je trouverais cela fantastique. Nous devons alors espérer que nos concurrents directs ne prennent pas trop de points. Il ne faut pas trop rêver, cela n'a pas de sens. Nous devons réaliser un exploit, en gagnant soit chez un candidat aux play-offs 1 comme le Standard ou Genk, soit à domicile contre Anderlecht. Mais nous n'avons pas notre sort en mains. L'efficacité, tant offensive que défensive, nous a trop souvent joué des tours. Soit nous ne concrétisons pas, soit nous encaissons trop facilement. Comme contre Gand, Ostende ou Zulte Waregem. Ce n'est pas la faute des entraîneurs, les joueurs sont les seuls responsables. Qu'arrivera-t-il au club et à l'équipe en cas de scénario catastrophe : une descente en D1B ? Il faudra réagir directement et former une équipe capable de remonter. Ce n'est pas une sinécure. OHL affiche ses ambitions avec l'engagement de Franky Vercauteren, et il ne faut pas oublier le Beerschot et l'Union Saint-Gilloise. Je pars du principe que Malines va monter. Ils ont réalisé une saison fantastique. Suivre leur exemple, ce ne serait pas une mauvaise idée. Un mélange de jeunes et de joueurs expérimentés, qui auraient également leur place en D1A. Sur base de votre expérience, quelles équipes voyez-vous atteindre les play-offs 1 ? La lutte pour les cinquième et sixième places est particulièrement serrée... Anderlecht et Gand. Ils s'ajouteront à Genk, au Club Bruges, à l'Antwerp et au Standard. Lorsqu'il est dos au mur, le Sporting réagit toujours. Je parle en connaissance de cause. Gand peut compter sur la classe individuelle de certains joueurs comme Vadis Odjidja. La nouvelle recrue Alexander Sørloth, est un vrai plus pour la première division belge. Genk mérite d'être champion, c'est l'équipe qui joue le mieux au football. Je connais surtout Philippe Clement comme un homme très doux. Mais, apparemment, il peut aussi avoir la main de fer dans un gant de velours. Fantastique, je lui souhaite de réussir. Mais Genk doit garder Alejandro Pozuelo. Un départ constituerait une lourde perte. C'est lui qui décide de l'issue des matches grâce à sa vista. Personne n'est capable de reprendre son rôle dans le noyau actuel.