Ochoa : "En Russie, j'avais le niveau de Courtois et Lloris"

07/11/18 à 10:00 - Mise à jour à 06/11/18 à 16:38

Son Mondial russe, son adaptation au championnat de Belgique, son transfert avorté à Naples, Guillermo Ochoa, le gardien mexicain du Standard, s'est confié à Sport/Foot Magazine. Extraits.

Ochoa : "En Russie, j'avais le niveau de Courtois et Lloris"

Guillermo Ochoa. © BELGA

Memo Ochoa à propos...

...de sa Coupe du Monde en Russie : "Sur les quatre matches que j'ai joué, j'avais le niveau de Thibaut Courtois et Hugo Lloris. Malheureusement, tu sais que pour recevoir le titre de meilleur gardien du monde, tu dois aller au moins en demi-finale. Un cinquième Mondial ? Deux joueurs mexicains l'ont fait : Antonio Carbajal, et Rafael Márquez. Et pourquoi ne pas penser à une sixième ? Dans huit ans, ce sera au Mexique, ce serait incroyable quand même."

...de son adaptation au championnat belge : "Le jeu est différent. Les ballons ne sont pas les mêmes. Le comportement d'un ballon, ça peut paraître anecdotique, de l'extérieur, mais pour un gardien, ça ne l'est pas tant que ça. L'état des terrains, ça a aussi une certaine importance. Celui du Standard est toujours bon. Après, quand tu vas à Courtrai ou à Eupen, on ne parle plus nécessairement de la même chose. Tu vas à Saint-Trond, tu découvres un synthétique, c'est encore différent. Tout ça, c'était nouveau pour moi. J'ai aussi dû m'adapter aux conditions météo. Tu sais où j'ai joué avant de venir au Standard : au Mexique, à Ajaccio, à Malaga, à Grenade. Je viens d'un pays où il fait chaud, et depuis que je suis en Europe, j'ai toujours été dans le sud... Ici, j'ai dû m'habituer à jouer des matches quand il faisait deux, trois ou sept degrés. J'avais les mains et les pieds gelés, le corps ne réagit pas de la même façon. Aujourd'hui, ça va."

...de son flirt cet été avec Naples : "D'abord, je suis fier qu'un club comme ça se soit intéressé à moi. Et c'était un intérêt concret. Naples me voulait, j'étais une priorité pour eux, Carlo Ancelotti m'attendait. Ça n'arrive pas tous les jours. C'est rare qu'un club italien de ce niveau-là s'intéresse à un gardien qui n'a pas un passeport européen. Le président du Standard n'était pas ouvert à la négociation. Parfois, mon agent lui proposait de s'asseoir pour discuter, mais il n'avait même pas envie de s'asseoir. La communication n'était pas bonne. Ça a été une très grosse déception. Il y a eu plusieurs offres après la Coupe du monde mais mon agent n'a même pas contacté la direction du Standard parce que ça ne m'intéressait pas. J'attendais la toute bonne proposition. Et celle de Naples, c'était celle que je ne pouvais pas refuser."

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Memo Ochoa dans votre Sport/Foot Magazine.

Nos partenaires