Obbi Oulare à propos...

...de son bref passage au Standard quand il était ado : "Aux entraînements, ça allait. À l'école, ça allait plus ou moins. Mais à l'internat, ça n'allait pas du tout. Je ne m'y suis jamais adapté. Je suis trop famille pour ça, trop attaché à mes parents pour vivre sans eux à 16 ans. J'arrivais à l'internat le lundi matin, j'y restais le vendredi soir pour le match du samedi, puis je rentrais à la maison, pour quelques heures seulement. Bruges est venu, c'était parfait, je pouvais retourner vivre chez mes parents."

...de ses blessures récurentes : "Tous mes problèmes sont venus du souci que j'avais à la hanche, on a fini par s'en rendre compte. Les deux ans et demi qui viennent de passer, ça n'a pas été facile. Quand on a compris d'où venaient mes blessures, on savait qu'il fallait m'opérer mais je ne trouvais jamais que c'était le bon moment, donc je reportais. J'ai joué là-dessus, puis il a bien fallu que j'y passe. Depuis l'opération, ça va beaucoup mieux, je pense que je suis enfin débarrassé de mes galères."

...de son poids : "Je suis maintenant à 103 ou 104 kilos, avec de la bonne masse grasse... Pour quelqu'un qui fait 1 mètre 96, ce n'est pas un problème. Mais je sais que je dois faire attention à ce que je mange, tous les jours. Je suis fait comme ça. Et quand je vais commencer à enchaîner les matches, je vais m'affiner, c'est sûr."

...de son passage à Watford : "Maintenant, c'est facile à dire que j'aurais mieux fait de rester à Bruges. De toute façon, on ne le saura jamais. Et c'est toujours plus facile de prendre une bonne décision quand tu as une expérience pareille dans ton parcours. (...) Au niveau du foot, j'étais prêt. Le reste n'était pas forcément prêt. J'avais des problèmes privés, c'était un peu compliqué à ce moment-là. (...) Mais bon, je vois aussi du positif dans cette aventure. J'ai beaucoup appris en Angleterre, c'est là que je suis devenu un homme. Dans la difficulté, mentalement, tu progresses. Et quand la difficulté est très grande, tu apprends encore plus..."

Par Pierre Danvoye

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