Geoffry Hairemans et Jelle Van Damme à propos...

...des ambitions de l'Antwerp et de la saison dernière:

VAN DAMME : On doit être ambitieux, vouloir le top 6 dont on était si proche l'an dernier. La saison dernière, je pense qu'on a un peu trop fait tourner.

HAIREMANS : Le nul concédé à la dernière minute contre Bruges nous a sapé le moral puis des choses ont changé, il y a eu des transferts...

VAN DAMME : Et un peu de stress, alors on a trop changé. C'est mon sentiment, hein, pas une critique. Et puis, quand on approche du but, la pression augmente et le groupe n'était pas habitué à ça. Genk, qui avait pas mal de retard, s'est mis à tourner. Ça a joué mais maintenant, on doit oser affirmer nos prétentions. Quand on voit notre noyau... On a un banc qui peut faire la différence et, selon moi, c'est capital. Ça permet de tirer tout le monde vers le haut car personne n'est sûr de sa place. On se bat, la façon dont on joue me plaît beaucoup. Surtout à Anderlecht : courir, presser, ne rien lâcher et prendre un point... En fait, nous sommes des salopards, non ? (il rit)J'adore. Des collègues me le disent aussi."

...des nombreux joueurs passés par le Standard :

VAN DAMME : L'Antwerp, c'est Standard 2.0. Vous rigolez mais je retrouve beaucoup de choses que j'ai connues à Liège : les couleurs, les joueurs. Même le tailleur. Il avait encore mes mesures. La seule différence, c'est qu'il y avait plus de monde au Standard. Ici, on compense avec la passion, le bruit... C'est plus dur qu'à Liège.

HAIREMANS : Et très différent de ce que nous avons connu en D2.

VAN DAMME : C'est un niveau supérieur. J'arrive en fin de contrat mais j'aimerais rester encore un an.

HAIREMANS : Moi aussi, je me sens bien ici. J'ai rempilé pour trois ans.

...de Laszlo Bölöni :

HAIREMANS : Il n'est pas constamment en contact avec les joueurs. De temps en temps il passe parmi nous et fait une blague...

VAN DAMME : Mais il vient souvent dire sa façon de penser. Est-ce nécessaire ? Je ne sais pas. Tous les entraîneurs sont différents. Certains sont plus sociables, d'autres plus froids. On fait ce qu'il a en tête, c'est quelque chose qu'on doit accepter et respecter. Parfois c'est simple, parfois moins.

HAIREMANS : Parfois, il nous fait croire que c'est nous qui décidons car il en discute avec nous mais il sait où il veut en venir.

VAN DAMME : La saison dernière, quand ça allait mal, il nous a tout de même un peu plus demandé notre avis.

HAIREMANS : Mais ce n'est pas pour ça qu'on lui a dit comment il fallait jouer. On était peut-être moins audacieux que maintenant.

VAN DAMME : J'ai connu des entraîneurs qui prenaient l'avis du groupe et j'aimais ça. On tirait tous à la même corde. Un entraîneur a beau avoir un système en tête, si le groupe estime que ça ne marche pas, il doit pouvoir les écouter.

...de Dieumerci Mbokani :

JELLE VAN DAMME : Je pense que, physiquement, il peut encore progresser, ce qui est normal. Mais il est déjà bien. La semaine dernière a été très dure et il a tout fait. Contre Vitesse, il a joué 90 minutes, c'est bien pour lui. En fonction des matches, il va arriver petit à petit dans l'équipe.

GEOFFRY HAIREMANS : Nous sommes capables de marquer mais nous jouons trop bas. Faire 60 ou 70 mètres pour se créer une occasion, ça demande de l'énergie.

VAN DAMME : Dieu est un très bon joueur et, dans le rectangle, il marque facilement. J'espère que ce sera le cas mais on ne veut pas dépendre d'un attaquant. Geof a raison : on a suffisamment de joueurs capables de marquer. On doit juste trouver l'équilibre et faire un peu plus le jeu, jouer moins loin du but adverse.

Par Peter T'Kint

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