Quelque douze heures après le partage historique (1-1) obtenu avec la nation phare du hockey féminin, l'entraîneur néerlandais de la Belgique est d'abord revenu sur la prestation de ses joueuses en point presse, dimanche à l'hôtel de la délégation belge. "Après la vision des images, mon analyse de la rencontre n'a pas changé. Nous avons connu un début difficile, avec des Néerlandaises qui aiment bien exercer une pression haute directement, alors que les nôtres étaient trop impressionnées par ce premier match devant leur public. Elles ont aussi été perturbées par la structure adoptée par les Pays-Bas, différente de celle que l'on imaginait en début de match, nous empêchant de mettre une pression sur la porteuse de balle", a expliqué Thijssen. "Mais nous sommes rentrés au fur et à mesure dans la rencontre. Il n'y a pas seulement nos occasions offensives qui sont importantes mais aussi notre manière d'empêcher l'adversaire d'entrer dans notre cercle. En Pro League par exemple, les Néerlandaises ont pénétré à vingt reprises dans notre cercle lors d'un premier quart-temps, alors que hier elles ne l'ont réussi que dix fois en une mi-temps. Nous avons aussi amélioré notre possession de balle en la conservant plus sur les flancs. Nous savions que les Pays-Bas aiment fort récupérer les balles dans le centre pour repartir de manière axiale", selon l'entraîneur des Panthers. La Russie, 23e nation mondiale, battue sur le fil 0-1 par l'Espagne samedi, sera lundi soir (20h30) l'adversaire de la Belgique, remontée en 9e position au classement FIH depuis sa 5e place fin juin au terme de la 1re édition de la Pro League. "Je m'attends à une rencontre compliquée, avec un style de jeu tout-à-fait différent de samedi. Beaucoup plus statique, je dirais aussi presque robuste de la part des Russes. A coup sûr une rencontre moins attractive que contre les Pays-Bas. Elles possèdent des attaquantes rapides et défendent très bien dans les petits espaces." Si le penalty corner constituait le talon d'Achille des Panthers il y a quelques années, la tendance s'est bien inversée cette saison. Sans le but annulé après l'intervention prématurée de l'arbitre samedi contre les Pays-Bas, la Belgique aurait pu inscrire deux des trois penalty corners octroyés. "Notre pc paraît identique à chaque fois, mais ce n'est pas le cas", indique Thijssen. "Il est vrai que nous nous basons fort sur les tip-in et les rebonds, mais beaucoup d'autres détails sont travaillés, comme la manière de donner ou de stopper. Tout cela paraît simple, mais je peux vous assurer que cela demande énormément de travail." Il s'agira donc d'une des solutions dont disposera la Belgique au cas où ses attaquantes ne parviennent pas à tromper Viktoriia Aleksandrina, la gardienne russe qui a réussi des exploits samedi contre l'Espagne, gardant son équipe dans le match jusqu'à la 58e minute. (Belga)