Est-ce que la saison dernière est la plus sombre de ta carrière en étant réserviste chez les Spurs puis en ne disputant pas l'EURO ?

CHADLI : Oui, probablement...

Quelle a été ta réaction quand tu as appris que tu ne ferais pas partie de l'aventure en France ?

CHADLI : Je m'y attendais un peu. En regardant tout ce qui se disait dans les médias, la situation ne jouait pas en ma faveur. Et souvent les coaches cèdent sous la pression médiatique. Et c'est ce qui s'est passé.

Tu en veux aux médias ?

CHADLI : Non, chacun a le droit d'avoir son avis. Je connais un peu comment ça marche. Les médias peuvent t'amener très haut comme te casser très peu de temps après. Avec la non-sélection, j'ai compris comment ça marchait. Les sélections sont faites sous la pression.

Tu penses que l'ex-sélectionneur a été influencé par la presse ?

CHADLI :C'est sûr et certain. On est tous humains et même si on pense faire ses propres choix, on est inconsciemment influencé par ce qui se dit à la télévision ou ce qui s'écrit dans la presse. Ça arrive dans la vie de tous les jours : on est toujours en quelque sorte influencé par notre environnement. Après, je dois reconnaître que je ne méritais pas à 100 % d'être dans la sélection car je ne jouais plus beaucoup à Tottenham. Je ne lui en veux donc pas pour ça...

Tu n'estimes pas que c'est une injustice ?

CHADLI :Pour moi peut-être, pas pour les autres. Par contre, me sélectionner pendant 4 ans, et ne pas m'appeler pour m'annoncer la nouvelle, c'est un manque de respect. Je n'ai reçu ni coup de téléphone, ni message.

Comment as-tu tourné le bouton ?

CHADLI :Je suis rentré en Belgique quelques jours et puis je suis parti en vacances. Ça ne sert à rien de se morfondre. J'ai regardé les matches mais voilà... Et je suis resté en contact avec Axel, Dries, Radja, Jan ou Mousa pendant l'EURO.

Qu'est-ce que Roberto Martinez est arrivé à changer en quelques mois ?

CHADLI : Surtout la dynamique dans le groupe. J'aime aussi le système de jeu qu'il a mis en place avec les 3 arrière et les wing-backs. On crée bien plus d'occasions et en reconversion défensive, on sait ce qu'on doit faire. Tactiquement, on est beaucoup plus au point.

Les lacunes au niveau tactique, c'est le reproche qui revenait régulièrement à propos de Marc Wilmots.

CHADLI : Oui, même si avec le groupe dont on dispose, on doit tous avoir les notions tactiques suffisantes pour s'en sortir.

Sauf que maintenant on a l'impression d'avoir un vrai système qui se met en place.

CHADLI : C'est sûr que maintenant on sait individuellement ce qu'on doit faire. Et on le travaille énormément à l'entrainement. Ce qui est très différent du précédent coach. On travaille aussi beaucoup les phases arrêtées qu'elles soient défensives ou offensives. On se crée aussi beaucoup plus d'occasions grâce à notre animation alors qu'avant, on avait davantage besoin d'un coup d'éclat pour s'en sortir. Il y a plus de mouvements, les courses vers l'avant sont meilleures.

Par Thomas Bricmont, à Little Aston

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Nacer Chadli dans votre Sport/Foot Magazine

Est-ce que la saison dernière est la plus sombre de ta carrière en étant réserviste chez les Spurs puis en ne disputant pas l'EURO ?CHADLI : Oui, probablement...Quelle a été ta réaction quand tu as appris que tu ne ferais pas partie de l'aventure en France ?CHADLI : Je m'y attendais un peu. En regardant tout ce qui se disait dans les médias, la situation ne jouait pas en ma faveur. Et souvent les coaches cèdent sous la pression médiatique. Et c'est ce qui s'est passé.Tu en veux aux médias ?CHADLI : Non, chacun a le droit d'avoir son avis. Je connais un peu comment ça marche. Les médias peuvent t'amener très haut comme te casser très peu de temps après. Avec la non-sélection, j'ai compris comment ça marchait. Les sélections sont faites sous la pression.Tu penses que l'ex-sélectionneur a été influencé par la presse ?CHADLI :C'est sûr et certain. On est tous humains et même si on pense faire ses propres choix, on est inconsciemment influencé par ce qui se dit à la télévision ou ce qui s'écrit dans la presse. Ça arrive dans la vie de tous les jours : on est toujours en quelque sorte influencé par notre environnement. Après, je dois reconnaître que je ne méritais pas à 100 % d'être dans la sélection car je ne jouais plus beaucoup à Tottenham. Je ne lui en veux donc pas pour ça...Tu n'estimes pas que c'est une injustice ?CHADLI :Pour moi peut-être, pas pour les autres. Par contre, me sélectionner pendant 4 ans, et ne pas m'appeler pour m'annoncer la nouvelle, c'est un manque de respect. Je n'ai reçu ni coup de téléphone, ni message.Comment as-tu tourné le bouton ?CHADLI :Je suis rentré en Belgique quelques jours et puis je suis parti en vacances. Ça ne sert à rien de se morfondre. J'ai regardé les matches mais voilà... Et je suis resté en contact avec Axel, Dries, Radja, Jan ou Mousa pendant l'EURO.Qu'est-ce que Roberto Martinez est arrivé à changer en quelques mois ?CHADLI : Surtout la dynamique dans le groupe. J'aime aussi le système de jeu qu'il a mis en place avec les 3 arrière et les wing-backs. On crée bien plus d'occasions et en reconversion défensive, on sait ce qu'on doit faire. Tactiquement, on est beaucoup plus au point.Les lacunes au niveau tactique, c'est le reproche qui revenait régulièrement à propos de Marc Wilmots.CHADLI : Oui, même si avec le groupe dont on dispose, on doit tous avoir les notions tactiques suffisantes pour s'en sortir.Sauf que maintenant on a l'impression d'avoir un vrai système qui se met en place.CHADLI : C'est sûr que maintenant on sait individuellement ce qu'on doit faire. Et on le travaille énormément à l'entrainement. Ce qui est très différent du précédent coach. On travaille aussi beaucoup les phases arrêtées qu'elles soient défensives ou offensives. On se crée aussi beaucoup plus d'occasions grâce à notre animation alors qu'avant, on avait davantage besoin d'un coup d'éclat pour s'en sortir. Il y a plus de mouvements, les courses vers l'avant sont meilleures.Par Thomas Bricmont, à Little AstonRetrouvez l'intégralité de l'interview de Nacer Chadli dans votre Sport/Foot Magazine