Dieumerci Ndongala à propos...

...du titre de champion de Belgique : "Les gens affirment sur tous les toits qu'avec dix points d'avance (entretien réalisé avant la défaite face à l'Excel Mouscron, ndlr), plus rien ne peut nous arriver mais en fait, nous n'avons actuellement que cinq longueurs de plus que nos poursuivants puisque les points seront divisés par deux en PO1. Il ne faut sous-estimer aucun adversaire. A un moment donné, cette saison, Bruges était leader et personne n'imaginait que nous en serions là quelques mois plus tard. La clé du succès, c'est l'humilité. L'avantage, c'est que nous avons déjà mangé notre pain noir en novembre et décembre et j'espère que nous ne connaîtrons plus de mauvaise passe. Personne, dans le vestiaire, ne parle du titre. Peut-être que certains y pensent dans leur coin mais, dans ce cas, ils ont l'humilité de garder cet objectif pour eux parce que nous en sommes encore loin. Je suis convaincu que nous avons ce qu'il faut pour aller au bout mais encore faut-il le faire. "

...de la méthode Clement : "Je pense qu'il a avant tout su remettre les joueurs en confiance, parce qu'en fin de compte, le groupe actuel n'est pas fort différent de celui de la saison dernière. Il a su mettre les qualités de chaque joueur au service d'une cause collective. C'est un coach qui parle énormément avec ses joueurs, qui explique ses choix, qui a une vision du jeu séduisante et qui la partage. C'est aussi un gros travailleur et parfois, j'ai le sentiment qu'il dort au stade. À vrai dire, il me donne presque envie de devenir entraîneur ! Je n'ai aucun souci à le dire : en l'espace de douze mois, il m'a permis de fort augmenter mon intelligence de jeu. Je suis devenu beaucoup plus performant dans mon jeu sans ballon, je crée des espaces pour mes équipiers,... je m'amuse. Je ne suis plus seulement le gars de couloir qui provoque des "un contre un". Philippe Clement ne laisse jamais le doute s'installer parce qu'il est proche de nous et qu'il encourage sans cesse."

...de son futur : "Genk a clairement fait savoir que je ne pouvais pas partir cet hiver. J'avais des touches avec de grands clubs turcs, dont Galatasaray. Le Racing n'a pas laissé la porte ouverte à la moindre discussion, c'est ainsi. Nous allons donc essayer d'aller chercher le titre et je ferai le point sur mon avenir ensuite. J'ai déjà perdu beaucoup de temps dans ma carrière et désormais, il faut que je pense à l'avenir. Je suis arrivé à un âge où je dois commencer à prévoir mon après-carrière et rentabiliser le temps qu'il me reste."

Par Alain Eliasy et David Dupont

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