En football amateur comme en professionnel, la saison 2019-2020 n'a pu aller à son terme. L'ACFF, l'Association des Clubs Francophones de Football, a décidé, en mars, d'arrêter définitivement les championnats et de fixer les classements, avec des montants et des descendants. Cinq mois plus tard, l'Union Namur conteste cette décision.

Les Namurois ont un objectif : annuler les relégations de la saison passée et organiser de nouvelles séries à 18 équipes au lieu de seize. Pour cela, ils désiraient convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire afin de tenter d'obtenir gain de cause. Ils ont réuni les signatures de 22% des membres de l'ACFF, rendant la tenue de cette AGE obligatoire. Celle-ci, fixée au 12 septembre prochain, n'organisera pas le scrutin tant attendu, ce que l'Union Namur déplore : "Près d'un quart de ses membres réclame statutairement un débat démocratique suivi d'un vote, et l'ACFF... s'en moque éperdument !", explique le club dans un communiqué.

Du côté de l'ACFF, on s'étonne : "Il faut savoir qu'une AG ordinaire s'est tenue en juin et il n'y avait personne. Et maintenant, à deux semaines de la reprise, ils veulent que l'on change", explique Patrice Sintzen, porte-parole de l'ACFF. L'argumentation exposée ne leur parait pas non plus convaincante. "Notre décision d'arrêter le championnat avait été confirmée par la CBAS. L'Union Namur se base sur la décision prise dans le dossier Waasland-Beveren, mais c'est une autre situation ici. Le football amateur et le football professionnel ont des règles différentes", continue le porte-parole.

L'issue n'étant pas celle escomptée, les Namurois n'en restent pas là : "On a introduit une action en référé avec plusieurs clubs et on verra ce que cela donne", explique Frédéric Etienne, correspondant qualifié de l'Union Namur. Cette action, demandée par onze clubs, est diligentée par Me Laurent Stas de Richelle. "Dans les statuts de l'ACFF, les clubs ont droit à une AGE avec un scrutin s'ils obtiennent les signatures de 20% des clubs, ce qui est le cas. C'est ce qu'on demande", confirme l'avocat. "De plus, le dossier Waasland-Beveren a été le déclic qui a mené à la réaction de l'Union Namur, mais ce n'est pas le coeur de l'argumentaire, les circonstances n'étant pas les mêmes.", rajoute-t-il.

L'audience d'introduction se déroulera le 8 septembre. Les Namurois devront sans doute établir la validité des 162 signatures obtenues pour forcer la tenue de l'AGE. Une décision sera demandée pour la fin de la semaine, avant le début du championnat. Si elle est favorable aux clubs wallons qui suivent les arguments de Namur, le début des championnats, initialement prévu le week-end des 12-13 septembre, devra être reporté, le temps pour l'ACFF de fixer une nouvelle AGE. Bref, les joueurs ne sont pas encore sûr de pouvoir refouler les pelouses.

Par Samuel Gothot (st.)

En football amateur comme en professionnel, la saison 2019-2020 n'a pu aller à son terme. L'ACFF, l'Association des Clubs Francophones de Football, a décidé, en mars, d'arrêter définitivement les championnats et de fixer les classements, avec des montants et des descendants. Cinq mois plus tard, l'Union Namur conteste cette décision.Les Namurois ont un objectif : annuler les relégations de la saison passée et organiser de nouvelles séries à 18 équipes au lieu de seize. Pour cela, ils désiraient convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire afin de tenter d'obtenir gain de cause. Ils ont réuni les signatures de 22% des membres de l'ACFF, rendant la tenue de cette AGE obligatoire. Celle-ci, fixée au 12 septembre prochain, n'organisera pas le scrutin tant attendu, ce que l'Union Namur déplore : "Près d'un quart de ses membres réclame statutairement un débat démocratique suivi d'un vote, et l'ACFF... s'en moque éperdument !", explique le club dans un communiqué.Du côté de l'ACFF, on s'étonne : "Il faut savoir qu'une AG ordinaire s'est tenue en juin et il n'y avait personne. Et maintenant, à deux semaines de la reprise, ils veulent que l'on change", explique Patrice Sintzen, porte-parole de l'ACFF. L'argumentation exposée ne leur parait pas non plus convaincante. "Notre décision d'arrêter le championnat avait été confirmée par la CBAS. L'Union Namur se base sur la décision prise dans le dossier Waasland-Beveren, mais c'est une autre situation ici. Le football amateur et le football professionnel ont des règles différentes", continue le porte-parole.L'issue n'étant pas celle escomptée, les Namurois n'en restent pas là : "On a introduit une action en référé avec plusieurs clubs et on verra ce que cela donne", explique Frédéric Etienne, correspondant qualifié de l'Union Namur. Cette action, demandée par onze clubs, est diligentée par Me Laurent Stas de Richelle. "Dans les statuts de l'ACFF, les clubs ont droit à une AGE avec un scrutin s'ils obtiennent les signatures de 20% des clubs, ce qui est le cas. C'est ce qu'on demande", confirme l'avocat. "De plus, le dossier Waasland-Beveren a été le déclic qui a mené à la réaction de l'Union Namur, mais ce n'est pas le coeur de l'argumentaire, les circonstances n'étant pas les mêmes.", rajoute-t-il.L'audience d'introduction se déroulera le 8 septembre. Les Namurois devront sans doute établir la validité des 162 signatures obtenues pour forcer la tenue de l'AGE. Une décision sera demandée pour la fin de la semaine, avant le début du championnat. Si elle est favorable aux clubs wallons qui suivent les arguments de Namur, le début des championnats, initialement prévu le week-end des 12-13 septembre, devra être reporté, le temps pour l'ACFF de fixer une nouvelle AGE. Bref, les joueurs ne sont pas encore sûr de pouvoir refouler les pelouses.Par Samuel Gothot (st.)