Joachim Mununga : "Non, non, désolé, rien n'a changé... Ce serait plus facile de dire, comme tout le monde, que la situation s'est dégradée à cause de lui, que le racisme a augmenté, ceci, cela. J'entendais des cris de singe dans le stade du Beerschot, mais pas plus qu'avant la victoire de De Wever. Ce n'est pas lui qui les a inventés, déclenchés ou encouragés. Le public du Beerschot est comme ça depuis une éternité. C'est un public fasciste, un mauvais public, sorry d'être aussi cru... J'ai été visé, comme d'autres. Oui, par mes propres supporters parce que là-bas, tout est possible. Insulté de singe, de macaque,... Je m'y attendais dès que j'ai signé mon contrat, ça ne m'a pas vraiment atteint, j'ai su passer au-dessus."

Mununga aurait mieux fait de ne pas signer au Beerschot

"Parce que le club est tombé en faillite et ça a fait mal à tout le monde. Sur le plan financier bien sûr. Et aussi sur le plan sportif vu que cette saison ratée restera sur le CV de tous les joueurs. Mais nous n'avions pas toutes les clés. Le projet sportif était beau, super intéressant. Il y avait une équipe solide sur le papier avec Elimane Coulibaly, Stijn Stijnen, Hernan Losada, Marvin Ogunjimi qui est arrivé en janvier. Quelque part, le concept était génial ! J'y ai cru, j'ai accepté le contrat alors que j'aurais pu gagner plus d'argent ailleurs. Déjà quand je suis arrivé, on parlait de très gros problèmes financiers. J'ai discuté avec un président... je n'ai pas envie de dire un salopard... un homme du monde du foot, on sait que c'est un monde de requins. Entre quatre-z-yeux, il m'a abreuvé avec ses belles paroles, il a été très persuasif, il a juré sur la tête d'un peu tout le monde que ça allait marcher, qu'il avait toutes les garanties. J'ai voulu y croire, j'ai été trop naïf. Mais je n'étais pas un cas isolé, il y a 22 joueurs qui ont été naïfs."

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine

Joachim Mununga : "Non, non, désolé, rien n'a changé... Ce serait plus facile de dire, comme tout le monde, que la situation s'est dégradée à cause de lui, que le racisme a augmenté, ceci, cela. J'entendais des cris de singe dans le stade du Beerschot, mais pas plus qu'avant la victoire de De Wever. Ce n'est pas lui qui les a inventés, déclenchés ou encouragés. Le public du Beerschot est comme ça depuis une éternité. C'est un public fasciste, un mauvais public, sorry d'être aussi cru... J'ai été visé, comme d'autres. Oui, par mes propres supporters parce que là-bas, tout est possible. Insulté de singe, de macaque,... Je m'y attendais dès que j'ai signé mon contrat, ça ne m'a pas vraiment atteint, j'ai su passer au-dessus."Mununga aurait mieux fait de ne pas signer au Beerschot "Parce que le club est tombé en faillite et ça a fait mal à tout le monde. Sur le plan financier bien sûr. Et aussi sur le plan sportif vu que cette saison ratée restera sur le CV de tous les joueurs. Mais nous n'avions pas toutes les clés. Le projet sportif était beau, super intéressant. Il y avait une équipe solide sur le papier avec Elimane Coulibaly, Stijn Stijnen, Hernan Losada, Marvin Ogunjimi qui est arrivé en janvier. Quelque part, le concept était génial ! J'y ai cru, j'ai accepté le contrat alors que j'aurais pu gagner plus d'argent ailleurs. Déjà quand je suis arrivé, on parlait de très gros problèmes financiers. J'ai discuté avec un président... je n'ai pas envie de dire un salopard... un homme du monde du foot, on sait que c'est un monde de requins. Entre quatre-z-yeux, il m'a abreuvé avec ses belles paroles, il a été très persuasif, il a juré sur la tête d'un peu tout le monde que ça allait marcher, qu'il avait toutes les garanties. J'ai voulu y croire, j'ai été trop naïf. Mais je n'étais pas un cas isolé, il y a 22 joueurs qui ont été naïfs."Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine