Paul-José Mpoku aurait pu, lui aussi, finir dans les mains du fonds d'investissement qatari. Mais les deux parties n'ont finalement pas pu trouver un terrain d'entente. En cause ? Les zones d'ombre entourant le deal. Mpoku bénéficie dans son contrat d'une clause libératoire avec prix fixe (3,8 millions d'euros), connue des intermédiaires qataris. Pourtant, ceux-ci ont vendu à leur Sheikh un prix supérieur (8 millions).

"Pourquoi acheter le joueur plus cher que sa clause de sortie ?", se demande l'agent de Mpoku, Didier Frenay. Tout simplement pour que tous les intermédiaires qataris apparaissant à différents niveaux puissent toucher une commission.

Bien qu'ils travaillent et sont payés par le Sheikh, ils ont dans un premier temps tenté de s'arranger directement avec le joueur avant de traiter avec ses agents et de récupérer auprès de ceux-ci une partie de leur commission ! "Pour la première fois, je me suis présenté à une négociation sans devoir négocier", explique Didier Frenay.

"Les intermédiaires qataris m'avaient dit ce que je devais demander pour le joueur et pour nous. Je n'avais jamais vu cela. Mais quelques jours plus tard, lorsque nous avons reçu la proposition de contrat, les chiffres de notre commission avaient été revus à la baisse. Les Qataris voulaient prendre 50% de notre commission."

Dans le même temps, Dudu Dahan, l'agent proche de Roland Duchâtelet essayait de s'immiscer dans le deal, contactant Mpoku et les représentants qataris en disant qu'il représentait le Standard.

A cet imbroglio financier, s'ajoute également un flou sur le projet sportif. Avant de signer, Mpoku voulait avoir la garantie d'être prêté ailleurs qu'au Qatar. Or, Marco Abdallah, l'intermédiaire qatari, avait déjà initié un prêt au Standard, ce que refusait le joueur. Pour lui, si c'était pour rester au Standard, autant ne pas négocier de transfert. Evidemment, le Standard ne l'entendait pas de la même oreille. En acceptant l'offre qatarie, il touchait un prix de transfert et gardait le joueur, tout en se délestant du plus gros salaire du noyau, puisque les Qataris mettaient Mpoku à disposition du Standard gratuitement, en prenant son salaire à leur charge !

Mpoku a donc refusé ce deal mais n'a pas fermé la porte pour le mois de janvier ou de juin.

Par Stéphane Vande Velde

Retrouvez l'intégralité du reportage concernant les investissements qataris dans le foot belge dans votre Sport/Foot Magazine

Paul-José Mpoku aurait pu, lui aussi, finir dans les mains du fonds d'investissement qatari. Mais les deux parties n'ont finalement pas pu trouver un terrain d'entente. En cause ? Les zones d'ombre entourant le deal. Mpoku bénéficie dans son contrat d'une clause libératoire avec prix fixe (3,8 millions d'euros), connue des intermédiaires qataris. Pourtant, ceux-ci ont vendu à leur Sheikh un prix supérieur (8 millions)."Pourquoi acheter le joueur plus cher que sa clause de sortie ?", se demande l'agent de Mpoku, Didier Frenay. Tout simplement pour que tous les intermédiaires qataris apparaissant à différents niveaux puissent toucher une commission. Bien qu'ils travaillent et sont payés par le Sheikh, ils ont dans un premier temps tenté de s'arranger directement avec le joueur avant de traiter avec ses agents et de récupérer auprès de ceux-ci une partie de leur commission ! "Pour la première fois, je me suis présenté à une négociation sans devoir négocier", explique Didier Frenay."Les intermédiaires qataris m'avaient dit ce que je devais demander pour le joueur et pour nous. Je n'avais jamais vu cela. Mais quelques jours plus tard, lorsque nous avons reçu la proposition de contrat, les chiffres de notre commission avaient été revus à la baisse. Les Qataris voulaient prendre 50% de notre commission." Dans le même temps, Dudu Dahan, l'agent proche de Roland Duchâtelet essayait de s'immiscer dans le deal, contactant Mpoku et les représentants qataris en disant qu'il représentait le Standard. A cet imbroglio financier, s'ajoute également un flou sur le projet sportif. Avant de signer, Mpoku voulait avoir la garantie d'être prêté ailleurs qu'au Qatar. Or, Marco Abdallah, l'intermédiaire qatari, avait déjà initié un prêt au Standard, ce que refusait le joueur. Pour lui, si c'était pour rester au Standard, autant ne pas négocier de transfert. Evidemment, le Standard ne l'entendait pas de la même oreille. En acceptant l'offre qatarie, il touchait un prix de transfert et gardait le joueur, tout en se délestant du plus gros salaire du noyau, puisque les Qataris mettaient Mpoku à disposition du Standard gratuitement, en prenant son salaire à leur charge ! Mpoku a donc refusé ce deal mais n'a pas fermé la porte pour le mois de janvier ou de juin.Par Stéphane Vande VeldeRetrouvez l'intégralité du reportage concernant les investissements qataris dans le foot belge dans votre Sport/Foot Magazine