Evenepoel a vu la chute de Philippe Gilbert se produire juste devant lui. "J'ai vu Phil allongé. Hier, il avait été convenu que si cela arrivait, je devais l'aider", a-t-il expliqué. Le plus jeune coureur de l'équipe belge a mis son bras autour de Gilbert immédiatement après la chute. "Une sorte de remerciement pour tout ce qu'il a fait pour moi. Je l'ai vu au sol, j'ai vu la douleur sur son visage et j'en étais vraiment désolé. Je voulais faire le maximum pour le ramener, car il le méritait tellement aujourd'hui. Je me suis complètement vidé pour essayer de le ramener dans le groupe", a poursuivi Evenepoel. "J'étais vraiment à la limite, c'était très dur. Et difficile. Nous revenions, mais il y avait un barrage parce qu'il y avait dix, quinze coureurs lâchés. Nous pensions toujours que nous pouvions revenir sur le peloton, mais c'était un groupe de coureurs lâchés. Nous avons dû nous y reprendre à trois fois. Au moment où je me suis mis en tête, c'était fini. Je ne pouvais rien faire de plus. Je pense que nous avons eu la bonne attitude. Phil souffrait de son genou, mais a mordu sur sa chique pour essayer d'obtenir le meilleur. Mais quand ça ne va pas, ça ne va pas. Personnellement, il ne devait rien se passer pour moi. Je n'étais pas le leader désigné et je n'avais pas de plan pour gagner." (Belga)