Stan Dewulf, Brent Van Moer et Philipsen sont les trois professionnels. "Si la réglementation le permet, pourquoi ne pourrions-nous pas courir avec les espoirs?", a souligné Van Moer. "On va tenter notre chance. Nous savons que nous comptons parmi les favoris, mais cela ne veut pas dire que nous allons empocher facilement le titre mondial. Ce ne sera pas aisé mais notre équipe est solide et nous devons tenter le coup." Pour les Belges, c'est en fait simple: ils peuvent attendre jusqu'aux derniers 700 mètres et mener Philipsen dans un fauteuil jusqu'au sprint. "En théorie, cela semble être le cas. Nous pouvons attendre", a souligné Philipsen. "Je dois espérer une bonne journée alors. J'aime bien le final, ça monte un peu, il faudra de la puissance et j'espère que je serai encore assez frais pour faire un bon sprint. Toutefois, je ne suis pas le leader désigné. Nous devons encore parler de tactique car nous avons d'autres atouts dans notre jeu. Si cela se termine au sprint, je ferai mon truc. Ce sera un sprint solide, le plus fort gagnera. Je ne ressens pas beaucoup de pression, pas plus que d'habitude. Je me mets aussi la pression, je veux bien prester même si ce ne sera pas facile de conquérir ce maillot arc-en-ciel." Chez les juniors, les Américains ont pris la course en mains. Le bloc belge doit-il s'en inspirer? "Peut-être. Ils avaient un leader qui sortait du lot. C'était le tout grand favori. Chez les espoirs, il n'y a pas un garçon qui se démarque de la tête et les épaules", a avancé Van Moer. "Tout d'abord, nous devons nous assurer de ne jamais courir après les événements. Surtout en vue des tours du circuit local. Nous devons nous assurer de ne pas avoir une minute ou deux de retard sur un groupe de tête. Si dix coureurs partent et qu'aucun d'entre nous ne figure dans ce groupe, on roule déjà presque dans une position de perdant. Nous devons contrôler la course, non pas qu'il faille attaquer mais nous ne pouvons pas être sur la défensive." (Belga)