"Comme attendu, c'était une guerre d'usure", a expliqué Van Avermaet. "Et à la fin, j'avais très froid. C'était une course très difficile. Tu essaies de suivre, mais cela n'allait pas de soi aujourd'hui. Ce ne sont pas mes conditions préférées. Tu essaies certes, mais il s'agissait de suivre, suivre, suivre et j'espérais être encore devant dans le final, mais plus, je ne pouvais pas. J'ai fait de mon mieux, mais je n'étais pas capable d'obtenir plus qu'une huitième place." Les Belges ont semblé courir derrière les événements dans le Yorkshire. "C'était une longue attente, mais nous avons toujours bien roulé devant", estime le champion olympique. "Quand van der Poel et Trentin ont attaqué, nous avons manqué le coup. J'étais peut-être un peu loin, mais j'étais toujours là avec Alaphilippe et Sagan, donc j'espérais que nous pourrions nous rapprocher. Je ne suis pas certain que j'aurais pu les suivre, je pouvais certes rouler au tempo aujourd'hui, mais pas accélérer. Je voulais me préserver pour le final, mais ils ont roulé très fort devant et il n'y avait pas de soutien des autres pays. Soit ils n'étaient pas capables, soit ils n'étaient pas intéressés. Nous avons essayé de nous rapprocher avec Yves (Lampaert) et Oliver (Naesen), mais cela n'a pas marché. Il faut être honnête: les plus forts étaient devant et le plus fort a gagné. En fait, j'ai vite réalisé que les espoirs s'étaient envolés." Le Danois Mads Pedersen a déjoué les pronostics et s'est imposé. "Pour moi aussi c'est une surprise, mais nous savons tous qu'il est très fort dans ces conditions." (Belga)